Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Moriarty, l'alchimie gagnante

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : des milices sunnites aident les Peshmergas à lutter contre les jihadistes

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : un accord introuvable ? (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : un accord introuvable ? (partie 2)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Nigeria souhaite bonne chance à Buhari"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les mots vides"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Prise d'otage sanglante à Istanbul

En savoir plus

FOCUS

Iran - Oman : avec les contrebandiers du détroit d'Ormuz

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

François Hollande maintient le cap malgré la claque électorale

En savoir plus

Amériques

Les républicains s'opposent à l'expiration des cadeaux fiscaux pour les plus riches

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/12/2010

Les sénateurs républicains ont bloqué un texte démocrate qui prévoyait de prolonger les mesures fiscales exceptionnelles accordées par l'administration Bush aux classes moyennes mais de les laisser expirer fin 2010 pour les plus riches.

AFP - Les adversaires républicains de Barack Obama ont refusé samedi au Sénat de laisser expirer les cadeaux fiscaux pour les riches hérités de l'ère Bush, en rejetant deux propositions des démocrates pour prolonger ces mesures pour les classes moyennes seulement.

Le Sénat, réuni exceptionnellement samedi après plusieurs jours de débats houleux sur la question, a écarté un premier plan démocrate par 53 voix seulement contre 36, alors que 60 voix sur 100 étaient requises pour l'adoption du texte.

Le texte aurait laissé expirer les avantages fiscaux pour les plus riches (ménages gagnant plus de 250.000 dollars, personnes seules gagnant plus de 200.000 dollars par an), mais aurait prolongé ces mesures pour les seules classes moyennes aux revenus inférieurs. Les mesures mises en place en 2001 et 2003 sous la présidence de George W. Bush, expirent au 31 décembre.

Une autre proposition des démocrates qui aurait fixé à un million de dollars par an le seuil de revenus au delà duquel les allégements fiscaux expireraient, a également été rejetée par 53 voix contre 37.

Une poignée de démocrates ont voté contre les deux propositions.

Les chefs démocrates ont tenté de faire valoir que selon eux, le plan des républicains de conserver les allégements fiscaux pour les plus riches couterait 700 milliards sur 10 ans, alors que le déficit américain est déjà à un niveau abyssal.

Le sénateur démocrate Charles Schumer a estimé samedi qu'il était "contradictoire" que les républicains "s'inquiètent de réduction du déficit sauf quand il s'agit d'allégements fiscaux pour les riches".

Le républicain Charles Grassley estimé que "la ligne directrice est la suivante: arrêter des augementations d'impôts".

Le président Obama s'était dit "confiant" et "optimiste" cette semaine sur l'issue du problème. Il a déjà laissé entendre qu'un compromis pourrait se dégager, consistant en une prolongation temporaire des mesures, au moins jusqu'en janvier 2013.

Des négociations sans résultat à ce jour, entre les deux partis et l'administration se sont tenues cette semaine pour tenter de trouver un compromis.

Jeudi, la Chambre des représentants avait adopté une prolongation des allégements d'impôts pour les classes moyennes, qui laisserait expirer les mesures pour les riches, tout en sachant que le texte avait peu de chances d'être adopté au Sénat.

La Chambre des représentants reste à majorité démocrate jusqu'à la fin de l'année, après quoi l'assemblée élue le 2 novembre entrera en fonctions, avec une majorité républicaine. Les démocrates conserveront en revanche une majorité, quoique réduite, au Sénat.

Le vice-président Joseph Biden a défendu samedi la position des démocrates, lançant un ultime appel à prolonger les allégements d'impôts pour les classes moyennes. Il a assuré qu'en cas d'échec au Congrès, les revenus de millions de familles seront revus à la baisse de façon significative à partir du 1er janvier. "C'est la dernière chose que nous voulons voir arriver", a dit M. Biden dans une allocution radiophonique.

Première publication : 04/12/2010

COMMENTAIRE(S)