Dernière modification : 08/12/2010 

- Augusto Pinochet - Chili - France - Justice


La France juge la dictature d'Augusto Pinochet à Paris

Quatorze Chiliens sont jugés en France à partir de ce mercredi pour la disparition de quatre Français sous la dictature d'Augusto Pinochet. Considéré comme exceptionnel, le procès sera filmé pour son intérêt historique.

Par Lise BARCELLINI (vidéo)
Joseph BAMAT (texte)
 

Sur la photo (de gauche à droite, en partant du haut) : Alfonso Chanfreau, Jean-Yves Claudet, Étienne Pesle et Georges Klein.

 

Depuis ce mercredi, la cour d'assises de Paris se penche sur les disparitions de quatre Français et Franco-Chiliens sous la dictature d'Augusto Pinochet, qui a fait 3 197 morts et disparus entre 1973 et 1990, selon un rapport officiel remis en 1991 à Santiago. Il s’agit de la première audience au monde abordant la nature du régime issu du coup d'État militaire du 11 septembre 1973, appuyé en sous-main par les États-Unis. Considéré comme exceptionnel, le procès sera filmé compte tenu de son intérêt historique.

L'événement suscite aussi beaucoup d’espoir parmi les familles de victimes. "J’ai attendu toute ma vie que justice soit faite”, explique ainsi Natalia, fille d’Alfonso Chanfreau, disparu en 1974. Cette année-là, le 30 juillet, son père, membre du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) chilienne, est arrêté à son domicile. Il est ensuite torturé pendant des semaines avant de disparaître. Natalia et sa mère ont, elles, été contraintes à l’exil jusqu'à la fin de la dictature.

Le procès porte également sur les disparitions, entre 1973 et 1975, de Georges Klein, conseiller au cabinet du président socialiste Salvador Allende renversé par la junte militaire en 1973, d'Étienne Pesle et d'un autre membre du MIR, Jean-Yves Claudet.

Le banc des accusés désert

Seul hic : pendant toute la durée du procès, le banc des accusés restera désert. Aucun des 14 Chiliens - presque tous militaires - accusés d'enlèvement et de séquestration avec actes de torture et de barbarie - des faits passibles de la réclusion à perpétuité - n’ont répondu à la justice française.

Certains ont par ailleurs déjà été condamnés dans leur pays pour d'autres chefs d'inculpation et sont détenus ou assignés à résidence au Chili. Pas un seul n'a souhaité se faire représenter par un avocat, comme ils en avaient la possibilité. Le principal accusé est Manuel Contreras, 81 ans, ancien chef de la Dina, la police secrète du régime.

“Nous espérons que ces crimes, ainsi que les criminels qui les ont commis, soient reconnus par la communauté internationale. Et cela même si le procès se tient loin du Chili”, indique Nathalie Chanfreau, qui a fait le déplacement à Paris pour suivre les audiences.

 “Ce n’est pas un procès qui ne concerne que nos familles”, indique Jacqueline Claudet, la sœur de l'une des victimes. “Je pense aux gens qui vivent au Chili et en Amérique latine et qui ne connaîtront jamais ce petit sentiment de justice que nous vivons en ce moment.”

Le système judiciaire français a permis d’aboutir au procès

Outre 12 années d’enquête, deux aspects du système judiciaire français ont permis à l'affaire de se retrouver devant un tribunal. Le code pénal hexagonal d'abord, qui s’applique aux étrangers accusés de crimes commis contre des citoyens français en dehors du territoire. La notion de "crime continu" retenue par les juges français à propos de l'enlèvement des quatre victimes ensuite, qui a permis d'en lever toute prescription.

Reste toutefois que, même si les accusés sont reconnus coupables à Paris, il est fort probable qu’aucun d'entre eux ne se retrouvera jamais dans une geôle française. Pour les familles de victimes, savoir que ce verdict pourrait être commué en peine de prison si l’un d’entre eux quitte le Chili représente, déjà, une première satisfaction.

 

Commentaires (3)

pourquoi autant de drame

pourquoi autant de drame on va pas déterrer des mort pour savoir ce qui ce passe, la plus part sont mort et ce qui sont en vie ils sont changer de identité mémé certain sont fait des chirurgie plastique et sont mémé tuer leur femme tellement la paranoïa les a bouffer les couilles ehh alors vous voulais juger quoi en France ? et en plus les gent crois que les mort vont ressusciter et venir balancer le coupable jajajjajaahhahaha vous cette vraiment des malades sache bien que les vrais chilien qui ce sont batu pour le chili ce qui on donner leur vie pour protéger el senor salvador allende ils sont mort et les survivant ... et bien sache que se des colabo des traitres car seul les traitres sont survécu alors vienne pas faire les beaux a rendre justice de je sais pas quoi fallait agir avant a l’époque mai nooooo ajjajajjaja se vrais ils avais des couilles de la taille de un noyaux de olive car ils savais que la mort étais au bout de toute requête enfin arrêter de faire les homme au gross couilles quand le danger ne existe plu enfin pour terminer sache que mr salvador allende il ce fait tuer donc pour les écrivain sache que il ne se pas suicide voila ladies and gentlemen sur ce je vais me faire une parti de playstation 3 manger una glace et me fumer un buen pito de mariguana histoire de mieux rigoler

c´est bien de juger le chili

c´est bien de juger le chili mais il faudrait bien commencer par juger les crimes de la colonisation et celle de la franceafrique...

un Plan Condor plus insidieux encore

Le paradoxe de juger des crimes de Pinochet avec tant de retard et une fois que le dictateur du Plan Condor a échappé la Justice, c´est qu´il y a déjà un nouveau Plan Condor, plus insidieux que le Sud Américain et qui passe aujourd'hui inaperçu des militants des Droits de l´Homme qui voudraient, par ce jugement post-mortem de Pinochet, que la Barbarie de jadis en se répète demain. Comme les virus et le Mal mutent, le nouveau Plan Condor hic et nunc c'est l'Ordre d´Extradition Européen par voie rapide qui a entrée en vigueur en 2003, impulsée par la doctrine fasciste de la junte Bush, Blair et Aznar sur la “lutte contre le terrorisme” et le “crime organisé” mais qui, dans le faits, est utilisée fréquemment pour commettre des crimes contre des citoyens qui se sacrifient dans la lutte por les valeurs de la Démocratie ou le bien publique. Ce sont les pays dont leur systèmes judiciaires ont été modelés par des dictatures, et où règne encore le népotisme et la corruption mettant les instruments de l´État au service des pouvoirs de facto: les pays de l´Est mais aussi l´Espagne, le Portugal ou encore la Grèce qui ont une claire propension à commettre ces abus contre ses propres citoyens.
Car l´Ordre Européen d´Extradition rapide est régit par la doctrine que la “entente cordiale” entre les États membres de la UE est plus important que la protection des droits fondamentaux due aux citoyens. C´est-à-dire, s´applique une doctrine fasciste dont la construction d´une Union supranationale se fait mettant de côté les droits fondamentaux des personnes.
La Mafia de Majorque a utilisé cet nouveau Plan Condor Européen contre le président de la Fondation internationale Can Mossenya – Amis de Jorge Luis Borges [AmisdeBorges.net] avec l´objectif de défaire la Fondation et s´approprier des terrains historiques protégés par cette ONG pour s´enrichir avec une ré-classification des terrains et un développent urbain, méthode par excellence de la corruption institutionnalisé en Espagne (voire le Rapport Auken du Parlement Européen)
La nouveauté est que la Suède, un pays qui on aurait cru démocratique, est en train d'abuser l'Ordre Européen d´Extradition rapide pour aider les États Unis d´Amérique et ses alliés à taire l´éditeur de WikiLeaks et menacer ainsi toute tentative citoyen de faire valoir le droit à l´information sans lequel la Démocratie n´en est qui un nom vidé de contenu.

Dr Miguel-Ángel Meizoso
Habeas-Corpus.net

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