Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

Moyen-orient

Pour Washington, le gel de la colonisation n'est plus un préalable aux négociations

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/12/2010

Incapables de relancer le dialogue direct israélo-palestinien par un gel de la colonisation juive en Cisjordanie, les États-Unis ont annoncé vouloir "changer de tactique" pour parvenir à une reprise des pourparlers de paix au Proche-Orient.

AFP - Les Etats-Unis ont abandonné l'idée d'obtenir un gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie afin de relancer les négociations au Proche-Orient et vont désormais essayer de parvenir à la paix en se concentrant sur les "problèmes centraux" du conflit.

Cette nouvelle approche devrait être discutée la semaine prochaine au département d'Etat à Washington, où négociateurs israéliens et palestiniens sont attendus, a confirmé mardi le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.



"Nous avons tenté de parvenir à un moratoire (de la colonisation) pour créer les conditions d'un retour à des négociations significatives et continues. Après des efforts considérables, nous sommes parvenus à la conclusion que cela ne crée pas de fondation solide pour parvenir à l'objectif commun d'un accord-cadre", a expliqué M. Crowley.

Le porte-parole a assuré qu'il ne s'agissait "pas d'un changement de stratégie". "Il pourrait bien s'agir d'un changement de tactique", a-t-il toutefois concédé.

Parvenir à un accord sur le "statut permanent", soit un règlement de paix définitif, "constituait notre objectif depuis le début et nous restons engagés à cet égard", avait auparavant indiqué à l'AFP un responsable de la Maison Blanche sous couvert de l'anonymat.

"Nous estimons que les deux parties se sont engagées à parvenir à une solution à deux Etats et à résoudre les problèmes centraux. Nous pensons qu'il est possible et nécessaire d'atteindre cet objectif", a-t-il assuré, soulignant que "les deux parties ont dit qu'elles voulaient que les Etats-Unis s'impliquent".

"Nous allons donc immédiatement parler avec les deux parties des questions concrètes des négociations", a-t-il conclu. Par "questions centrales" du conflit, les diplomates évoquent habituellement des sujets aussi épineux que le tracé des frontières, la question des réfugiés et le statut de Jérusalem.

Cette annonce est venue confirmer des informations des médias israéliens, qui avaient indiqué plus tôt mardi que les Etats-Unis avaient pris acte de leur incapacité de relancer les négociations par un gel de la colonisation et cherchaient une "autre voie" pour parvenir à leurs fins.

"L'administration américaine nous a informés qu'Israël n'avait pas accepté un moratoire sur la colonisation", avait en outre déclaré à l'AFP un haut responsable palestinien sous couvert de l'anonymat. Pour reprendre les négociations, les Palestiniens exigent un gel de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée et annexée.

Ultérieurement, depuis Ramallah, un responsable palestinien a réagi à l'annonce américaine en accusant le gouvernement israélien d'avoir rejeté la paix.

"En refusant de donner une réponse claire aux Etats-Unis, Israël a refusé de geler la colonisation et de donner une chance à la paix dans la région", a regretté ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Ce que Washington présente donc comme un "changement de tactique", refusant d'évoquer un échec pur et simple, intervient seulement trois mois après la relance solennelle des négociations directes par M. Obama lors d'un sommet à la Maison Blanche en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du président palestinien Mahmoud Abbas.

A l'époque, M. Obama, qui a fait de la résolution du conflit israélo-palestinien l'un des grands objectifs de son mandat, avait défini l'objectif de parvenir à une solution à deux Etats dans un délai d'un an.

Réagissant à ces nouveaux développements, l'ONG israélienne La Paix Maintenant a exhorté le gouvernement Obama à "montrer aux parties que faire obstruction aux efforts de paix doit avoir des conséquences".

Il faut que le président (...) redouble de pressions tant sur les Israéliens que sur les Palestiniens pour qu'ils prennent les mesures nécessaires pour la paix", a ajouté l'organisation.
 

Première publication : 08/12/2010

  • ARGENTINE

    Buenos Aires reconnaît la Palestine "comme un État libre et indépendant"

    En savoir plus

  • CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

    Abbas évoque la dissolution de l'Autorité palestinienne en cas d'échec des négociations

    En savoir plus

  • PROCHE-ORIENT

    La colonisation israélienne s'est intensifiée depuis le 26 septembre

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)