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FRANCE

François Fillon rejette la faute sur Météo France

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/12/2010

Tandis que le trafic s'améliore en Ile-de-France, François Fillon nie toute reponsabilité de l'État dans la pagaille provoquée par les intempéries et rejette la faute sur Météo France qui "n'avait pas prévu" la neige qui a paralysé la région.

AFP - La situation s'améliorait jeudi soir en Ile-de-France, alors que le Premier ministre, François Fillon, s'est défaussé sur Météo France en l'accusant d'avoir mal anticipé les chutes de neige de mercredi qui ont paralysé la région et usé les nerfs de milliers de Franciliens.
              
Après une nuit de pagaille que le gouvernement s'efforce de minimiser, "les conditions de circulation continuent de s’améliorer" nettement en soirée, a annoncé Bison Futé, seule restant coupée une petite portion de la N104 et certains axes restant "difficiles".
              
Lors d'un déplacement en Russie, le Premier ministre a accusé Météo France de n'avoir

"pas prévu cet épisode neigeux, en tout cas pas son intensité", et du coup "les services chargés du déneigement ont été pris au dépourvu".
              
"Nous ne ferons pas de commentaires", a déclaré une porte-parole de Météo France. Mais le premier syndicat de l'organisme, le SPASMET, a vivement réagi sur RTL: "Météo France a fait son travail comme pour la tempête Xynthia, comme pour les événements du Vaucluse cet été. Et chaque fois c'est bien facile de taper sur Météo France".
              
Dès mardi après-midi, Météo France avait diffusé une alerte orange pour l'Ile-de-France, valable jusqu'à 22H00 mercredi, prévenant que les chutes de neige pourraient atteindre "une dizaine de centimètres".
              
Après avoir jugé "impossible" mercredi à 16H30 que des milliers de personnes puissent se retrouver bloquées par la neige et réfuté le terme de "pagaille", le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait nié jeudi matin avoir minimisé les difficultés. M. Hortefeux a souligné que les 11 cm de neige tombés la veille étaient un "phénomène majeur", pas vu en Ile-de France "depuis 23 ans".
              

Une "mission d'expertise" sur les méthodes européennes


Des centaines de voyageurs ont passé la nuit à l'aéroport de Roissy

Il a demandé "une mission d'expertise" sur les méthodes d'action des pays d'Europe occidentale face aux intempéries, tandis que le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Thierry Mariani, a annoncé une réunion vendredi pour procéder à un "retour d’expérience" sur "l'épisode neigeux".
              
La préfecture de police de Paris (PP) déconseillait toujours "formellement" jeudi à "l'ensemble des usagers" de prendre la route, notamment en raison de risques de verglas dans la nuit de jeudi à vendredi.
              
La SNCF et la RATP ont fait état en fin d'après-midi d'un retour à la normale sur leurs réseaux. A Roissy comme à Orly, Aéroports de Paris (ADP) a annoncé un "retour progressif à la normale", signalant toutefois "des retards d'une à deux heures en moyenne".
              
Interdite depuis mercredi après-midi, la circulation des poids lourds a repris partout sauf sur la N118, selon le Centre régional d'information routière.
              
Les transports scolaires vont rester interdits dans les Yvelines pour une durée indéterminée, en Eure-et-Loir vendredi et en Seine-et-Marne jusqu'à vendredi midi.
              
L'Ile-de-France a vécu le pire scénario depuis la nuit du 4 au 5 janvier 2003.
              
Le gouvernement assure que le dispositif d'hébergement déployé par les pouvoirs publics a permis d'accueillir environ 3.300 personnes.
              
Mais la mairie de Vélizy (Yvelines) a fait état de 7.000 à 8.000 personnes hébergées en urgence dans cette seule commune. Des milliers d'autres ont dormi sur leur lieu de travail - jusqu'à 2.800 au Technocentre Renault de Guyancourt (Yvelines).
              
De nombreux automobilistes et routiers ont dénoncé un défaut ou une insuffisance de salage ou encore l'absence d'information. "Lorsque Hortefeux déclare à 16H30 qu'il n'y a pas de pagaille, c'est faux. (...) Je me suis retrouvé bloqué sur l'A86 vers 15H30", témoigne Didier, qui a mis 14 heures pour faire 21 kilomètres.
              
Force Ouvrière a imputé ce "beau gâchis" au "démantèlement des services de l'Etat". La CGT-Equipement a fustigé une "réduction continue et massive des effectifs et des moyens des services publics de l’Equipement".
             

Et pendant ce temps-là...on se baigne en Corse !

Première publication : 09/12/2010

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