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Controverse en ligne : de quoi WikiLeaks est-il le symbole ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 09/12/2010

WikiLeaks est-il le héraut de la liberté d’expression numérique ou une organisation mettant en danger des innocents ? Depuis hier, une bataille s'est engagée sur le Net entre opposants et partisans du célèbre site à ce sujet.

"C’est le premier effort concerté de tous les gouvernements du monde pour censurer l’Internet". Avec ces mots, toute l'assistance présente mercredi lors de la conférence Le Web 10 a compris que Pierre Chapaz, figure emblématique du web français et patron de l’agrégateur de contenus issus des blogs Wikio, a pris la défense de WikiLeaks.


Les déboires numériques du site à l’origine de la fuite de plus de 250 000 télégrammes diplomatiques américains a transformé la Toile en véritable champs de bataille entre partisans et opposants à WikiLeaks. L’enjeu en est non pas les documents confidentiels eux-mêmes, mais la liberté d’expression sur le Web. Du moins aux yeux des défenseurs de WikiLeaks.


Toute la journée de mercredi, des attaques informatiques ont visé les sites d’entreprises soupçonnées d’être hostiles à WikiLeaks. Les sites de Visa, PayPal, Mastercard et de la banque suisse PostFinance ont tous été indisponibles pendant un certain temps.


Ces sociétés avaient décidé, depuis le week-end dernier, de s’en prendre au portefeuille de WikiLeaks en interdisant les versements d’argent ou en fermant le compte de Julian Assange, le représentant le plus médiatique du site. Jeudi, ces attaques semblaient viser, sans réel succès, le site du gouvernement suédois. Une riposte numérique à l’enquête ouverte par le parquet suédois pour agression sexuelle qui vise Julian Assange.


Twitter et Facebook en position délicate


Ces initiatives proviennent d’un groupe de "hackers" qui se fait appeler Anonymous. Issus des rangs du célèbre et controversé forum libertaire 4Chan, ils se sont fait une spécialité de tenter de faire fermer les sites qui les dérangent. Au travers de leur Operation Payback ("Opération riposte", ndlr), ils avaient jusqu’à présent concentré leur attaques sur les sites des sociétés représentant l’industrie du disque et du cinéma. Avec WikiLeaks, Anonymous a trouvé un nouveau cheval de bataille.


En face, les anti-WikiLeaks ne comptent pas se laisser faire. Ils continuent certes à attaquer le site de WikiLeaks, mais ils se sont également tournés vers Anonymous. L’un de leur lieu numérique de rencontre, anonops.net, est indisponible depuis jeudi matin.



Cette offensive des Anonymous a également mis deux grands noms du web 2.0, Twitter et Facebook, dans une position délicate. Ils ont en effet massivement utilisé ces deux réseaux sociaux pour promouvoir leur Operation Payback. Si Facebook a assuré n’avoir pas l’intention de fermer la page WikiLeaks, le géant du web social a été moins tendre avec la page des Anonymous. Elle a été rapidement éliminée du réseau social. Twitter a également réagi… mais seulement en fin de journée mercredi. Le site de microblogging a fermé le fil anon_operation. Mais pour le moment, il a laisse un nouveau compte, anon_operationn, reprendre vie. Mais pour combien de temps ?
 

Première publication : 09/12/2010

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