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Planète

Négociations de la dernière chance au sommet de Cancun

Vidéo par Marina BERTSCH

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/12/2010

Les tractations se poursuivent au sommet de Cancun sur le climat, qui doit s'achever ce vendredi. Après onze jours de travaux, les quelque 200 pays réunis dans la station balnéaire mexicaine ont toujours l'espoir de parvenir à un compromis.

AFP - Près de 200 pays réunis à Cancun depuis onze jours se préparaient à une nuit blanche avec l'espoir d'aboutir vendredi à un compromis sur le climat, dans une atmosphère constructive suspendue cependant à l'issue des difficiles tractations sur le protocole de Kyoto.

"Un paquet équilibré de décisions est à notre portée", a déclaré jeudi en fin de soirée la Costaricaine Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CCNUCC).

L'objectif de cette réunion dans la station balnéaire mexicaine est d'aboutir à un ensemble de mesures concrètes (la lutte contre la déforestation, aide aux pays les plus vulnérables face l'envolée du thermomètre), et faire oublier ainsi, un peu, l'immense déception du sommet de Copenhague, il y a un an.

La présidente "a l'intention de faire bosser tout le monde toute la nuit", a expliqué la ministre française de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, responsable de l'un des sept groupes de travail mis en place pour aboutir à un texte de compromis.

"Cancun peut encore marquer le moment où on tournera le dos à la déception du sommet de Copenhague", a estimé Jeremy Hobbs, directeur exécutif d'Oxfam International.

Cependant, a-t-il mis en garde, "la stratégie de la corde raide, les retards et les rumeurs transforment les négociations en un jeu de roulette russe, qui risque de faire que des millions de pauvres déjà touchés par le changement climatique seront les grands perdants", a-t-il ajouté.

La question de l'avenir du protocole de Kyoto, seul traité juridiquement contraignant sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés -- sauf les Etats-Unis--, empoisonnait toujours les discussions à moins de 24 heures de la fin prévue de la rencontre.


Les ministres sont "en quête d'une tournure", selon les termes d'un délégué brésilien, qui permette de satisfaire ceux qui ne veulent pas entendre parler d'une seconde période d'engagement après 2012 - Japon et Russie, qui se sont ouvertement prononcé à Cancun - et ceux, tels les grands pays émergents (Inde, Chine, Brésil, Afrique du Sud), qui en font une condition "non négociable".

Signe encourageant pour l'avenir des discussions à moyen terme, l'Inde a, pour la première fois, évoqué la possibilité que son pays signe, un jour, un traité juridiquement contraignant sur le climat.

L'Inde avait jusque là, comme la Chine, toujours rejeté l'idée de signer un accord contraignant concernant ses émissions de GES, mettant en avant la responsabilité historique des pays développés dans l'accumulation dans l'atmosphère de ces gaz qui contribuent au réchauffement de la planète.

"Tous les pays doivent prendre des engagements contraignants sous une forme légale appropriée", a déclaré à l'AFP ministre indien de l'Environnement Jairam Ramesh, tout en soulignant que son pays n'était pas prêt de le faire "à ce stade", en raison d'un trop grand nombre d'inconnues sur la forme que pourrait prendre ce dernier.

L'Inde et la Chine se sont fixé des objectifs de réduction des émissions de carbone par unité de PIB mais les deux géants asiatiques ont toujours insisté sur la caractère volontaire de ces engagements.

Izabella Teixeira, ministre brésilienne de l'Environnement a averti: "A partir de maintenant, nous entrons dans la phase où, dans des salles fermées, à l'abri des regards, des négociateurs tendus, épuisés, travaillent sans manger jusqu'au bout de la nuit".

La séance plénière devait reprendre vendredi matin. "L'objectif reste de clore cette conférence, comme prévu, demain (vendredi) à 18H00", a souligné Mme Figueres, visiblement déterminée à rompre avec la tradition - solidement établie - des négociations climatiques onusiennes qui s'éternisent jusqu'au petit matin.
 

Première publication : 10/12/2010

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