Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Père Noël habite en Chine"

En savoir plus

Economie

L'État français et le Koweït vont recapitaliser Areva à hauteur de 900 millions d'euros

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/12/2010

Le fonds souverain du Koweït (KIA) et l'État français vont respectivement investir 600 et 300 millions d'euros dans l'augmentation de capital du géant nucléaire français. Une opération qui permettra à KIA d'acquérir 4,8 % du capital du groupe.

AFP - Le ministère de l'Economie a annoncé vendredi le bouclage d'une première recapitalisation d'Areva à hauteur de 900 millions d'euros, apportés aux deux tiers (600 millions) par le fonds souverain du Koweït et pour le dernier tiers par l'Etat français.

Dans le cadre de cette augmentation de capital, qui valorise Areva à 11,5 milliards d'euros, le fonds souverain du Koweït (KIA) va acquérir une part de 4,8% du capital du groupe public, précise Bercy dans un communiqué.

Lors de sa création en 2001, Areva avait été évalué à 12,2 milliards d'euros.

"Les deux propositions de KIA et de l'Etat seront examinées le 11 décembre par le conseil de surveillance d'Areva", ajoute le communiqué. Ce conseil a été convoqué samedi à 10H00, a par ailleurs précisé une porte-parole du groupe.

"L'Etat et KIA se sont par ailleurs accordés sur les grandes lignes d'un pacte d'actionnaires prévoyant notamment que l'Etat s'engage à faire ses meilleurs efforts pour coter les actions du groupe d'ici la fin du premier semestre 2011", poursuit le communiqué de Bercy.

"Cela est appelé à se poursuivre l'année prochaine avec d'autres partenaires, notamment industriels", ajoute-t-on au ministère.

Le titre Areva -- dont 4% du capital est coté via des certificats d'investissement (actions sans droit de vote) -- a été suspendu vendredi matin à la Bourse de Paris à la demande des autorités boursières. Son cours a été arrêté à 351,30 euros.

Feuilleton à multiples rebondissements depuis l'été 2009, l'augmentation de capital d'Areva, réclamé depuis des années par la patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, a nécessité la participation de l'Etat, ce qui n'était pas prévu au début.

Il y a quelques semaines, outre le fonds koweïtien, deux autres candidats étaient désireux d'investir dans le groupe nucléaire: le fonds souverain du Qatar et le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI). Mais les négociations ont finalement achoppé avec les deux, poussant l'Etat à mettre la main au pot, s'il voulait tenir son délai d'une augmentation de capital d'ici fin 2010.

Pour financer ses importants besoins en investissements, notamment pour le réacteur nouvelle génération EPR, Areva a déjà vendu à contre-coeur sa division de Transmission et Distribution (T&D) à Alstom et Schneider pour 4 milliards d'euros et 3,65% du capital de l'équipementier aéronautique et de défense Safran pour quelque 310 millions d'euros.

Dans son communiqué, la ministre de l'Economie Christine Lagarde ajoute que les 14% détenus par Areva dans le fabricant franco-italien de composants STMicroelectronics "fait l'objet de discussions en vue d'un reclassement au sein du secteur public".

Selon Bercy, Areva disposerait après la cession de ses parts dans STMicroelectronics d'un "montant de 5 à 6 milliards d'euros" de financements.

Première publication : 10/12/2010

  • DIPLOMATIE

    Areva décroche la construction de deux réacteurs nucléaires EPR en Inde

    En savoir plus

  • NIGER

    Une vingtaine d'employés français d'Areva de retour à Paris

    En savoir plus

  • NUCLÉAIRE

    Areva-EDF, un an de bras de fer arbitré par l’État

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)