Dernière modification : 02/01/2011 

- Droits de l'Homme - Iran - Mahmoud Ahmadinejad - Sakineh Ashtiani


Emballement de la Toile après la supposée libération de Sakineh

La rumeur d’une libération de l'Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtani a embrasé le web jeudi dès les premières dépêches. Un emballement qui s’est essoufflé en quelques heures avant que la rumeur ne soit finalement infirmée par un média iranien.

Par Axelle SIMON (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Ce vendredi, à 7h07, l’Agence France Presse (AFP) a confirmé que Sakineh Mohammadi-Ashtiani était toujours emprisonnée à Tabriz, en Iran, en s'appuyant sur des informations données par la chaîne iranienne en anglais Press-TV. Les rumeurs autour de sa libération étaient donc infondées.

Si les développements intervenus en fin de soirée, la veille, laissaient penser qu'un tel dénouement devait venir contrer la rumeur, les informations et messages évoquant la libération de l'Iranienne et de ses proches ont tout de même eu le temps de prendre une ampleur considérable.

Une propagation virale quasi-instantanée

SUR LE SITE DU PARTI COMMUNISTE IRANIEN

Jeudi soir, à 19h34, l’AFP publie un "urgent" [information à caractère prioritaire, ndlr] annonçant la libération de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, ainsi que celles de son fils et de son avocat. L’information émane d’une source associative allemande : le Comité international anti-lapidation, basé à Berlin.

Sur les réseaux sociaux, Twitter en tête, les messages de joie se multiplient. Mais vingt minutes plus tard, l’AFP apporte un premier développement à l’information. "Nous avons reçu cette information d'Iran qu'ils sont libres", explique à l'AFP Mina Ahadi, porte-parole du Comité international anti-lapidation. La représentante de l’association tempère néanmoins : "Nous attendons encore une confirmation : il y a apparemment ce soir un programme qui doit être diffusé à la télévision, et là, nous le saurons à 100%. Mais oui, nous avons entendu qu'elle était libre, et aussi son fils et son avocat".

Sur la Toile, des photos de Sakineh, comme elle est appelée, avec son fils, commencent à être diffusées. Le Parti communiste iranien, notamment, publie plusieurs clichés.

LA REPPUBLICA TOMBE LE CONDITIONNEL

Peu avant vingt heures, l’effervescence a déjà gagné l’ensemble du web. Sur son site Internet, la Repubblica est le premier média d’envergure internationale à faire tomber le conditionnel, et titre en Une "Sakineh à stata liberata".

En Italie, l’emballement n’est pas que médiatique. À 19h57, un nouvel urgent de l'AFP tombe : "Iran : le ministre italien des Affaires étrangères se réjouit de la libération de Sakineh."

Après l'euphorie, le scepticisme

Ailleurs en Europe, la réaction est plus mesurée. À Berlin, les autorités démentent être au courant de ces libérations : "Nous ne pouvons confirmer ces informations", explique un porte-parole à l’AFP.

LE GUARDIAN, ENTRE GUILLEMETS

Vers 21h30, le Quai d’Orsay, toujours sollicité par l’AFP, emboîte le pas de son voisin : "Nous cherchons à vérifier l'information. Nous n'avons pas de confirmation."

Sensiblement au même moment, la Toile se met au diapason du scepticisme ambiant. The Guardian, qui titrait jusqu’alors "Sakineh Ashtiani – woman sentenced to death by stoning in Iran – is free, say campaigners" ("Sakineh Ashtiani - la femme condamnée à mort par lapidation en Iran - est libre, selon des militants", ndlr), fait marche arrière et opte pour l’utilisation de guillemets : "Sakineh Mohammadi Ashtiani ‘freed’ after outcry over stoning sentence" ("Sakineh Mohammadi Ashtiani 'libérée' après un tollé contre sa condamnation pour lapidation").

Dans la foulée, la rédaction du quotidien britannique opte pour un titre beaucoup plus réservé : "Sakineh Mohammadi Ashtiani ‘at home’ pictures trigger confusion over her fate." ("Sakineh Mohammadi 'chez elle', des clichés sèment la confusion autour de son sort"). Peu avant 23 heures, la grande majorité des médias qui avaient pris le pli de la Repubblica ont fait marche arrière. La question de l’origine des clichés est désormais au cœur des recherches. Le Guardian et l’AFP, suivis par Reuters, évoquent la diffusion d’une bande-annonce sur Press-TV, une chaîne d’information d’État iranienne

LE GUARDIAN ÉVOQUE LA CONFUSION

en langue anglaise, comme origine possible de la rumeur. Une séquence qui montre notamment des images de Sakineh et de son fils, dans leur maison au nord-ouest de l’Iran.

Ce matin, la chaîne Press-TV a donné quelques explications sur les raisons de cet emballement. Elle a donc indiqué sur son site Internet que les photos ne signifiaient pas la libération de l'Iranienne, "contrairement à la vaste campagne de propagande des médias occidentaux selon laquelle Mme Mohammadi-Ashtiani, meurtrière avouée, a été libérée". Les photos, indique encore la chaîne, ont été prises alors qu'une équipe de production de Press-TV accompagnait Mme Mohammadi-Ashtiani chez elle, avec l'aval de la justice, "pour le tournage d'une reconstitution des détails du meurtre de son mari sur la scène du crime". Une reconstitution qui a été assimilée à une libération de fait. 

Syndiquer le contenuL'affaire Sakineh

 

Commentaires (8)

Le problème avec tout les

Le problème avec tout les extrémistes de l'Islam (comme les extrémistes de tte religion et les sectes) c'est que vous estimez que vos lois religieuse (que vous inventés et réinventés selon les époques) sont aux dessus des lois de la raison et des droits de l'homme.
Un pays qui pratique la lapidation doit être combattu (de même que tout pays qui applique la peine de mort).
Des gens ou des gouvernements qui emprisonne et à plus forte raison condamne à mort par lapidation (bravo les barbares) sont les ennemis de l'humanitée.
Je me fou royalement du "droit souverain des états", ça n'existe pas, il y a la d'un coté la raison et l'humanisme, de l'autre la sauvagerie et l'attardement.
La modernitée doit combattre ceux qui s'accroche à l'âge des ténébres.
D'autre part partout dans le monde la religion ne devrait être qu'un habit d'intérieur, vouloir l'exposer en place publique et faire des revendication politique sociale etc en rapport avec elle c'est dépasser la ligne rouge et se confondre avec n'importe quelle secte extrémiste, sauf que les 3 plus grande secte du monde à l'heure actuelle ne sont pas toléré en tant que tel (islam, chrétienté et religion juive).

Je ne sais pas si cette femme

Je ne sais pas si cette femme est coupable ou pas. C'est à la justice de vérifier les preuves et de la juger. Rien ne sert de crier comme des gens bornés ou de chercher à bruler les supposés démons.
La lapidation est arriérée et d’une extrême cruauté. Ce que la mobilisation planétaire refuse.
Avec tous mes respects à l’islam, je suis stupéfait de constater que tous évoluent sauf l'islam ? (« en islam la sanction d'un adultere c'est la lapidation ») Ceux qui croient qu’ils ont la vérité et c’est la seul… je n’en ai peur qu’ils se trompent… a moins d’être un dieu. Il parait qu’il est unique donc à vous d’en juger………….
Une question qui me vient à l’esprit pourquoi les hommes qui trompent leur femme et qui tuent ? Et ne parlons pas des riches… sont-ils sujet à la lapidation ? Et pourquoi ?
La libération de cette femme et/ou non de l’application de la lapidation sera un signe de rapprochement avec la population du monde entier. C’est l’à Iran de décider quelle image, ce pays souhaite donner !!!

Une meurtière en jugement :

-" Si le Camelus voyait sa bosse , il tomberait de Honte ! ".
---------
Vive les clowns !
http://www.youtube.com/watch?v=TBbz6b5n_1I&feature=player_embedded#!

crime de Sakineh

Nonobstant l'accusation d'adultère qui est difficile à prouver (car il faut quatre témoins oculaires qui ont vu le couple adultérins copuler vraiment et pas seulement allongés côte à côte), il y a le fait qu'elle est accusée de MEURTE! Et si le monde occidentale veut la libération tout cour de cette criminelle, il faut qu'il soit cohérent et libère tous les cas similaires de crimes passionnels en France et ailleurs.

L'incomprehesion.

Je suis indigné et révolté. De voir la mobilisation planétaire défendant quelqu’un qui est condamné par la justice d’un pays souverain, pour ce que vous dites vous même : d’adultère. Et j’ajoute pour complicité avec son amant au meurtre de son mari légitime.
Pendant qu’en R D Congo, les femmes et même les hommes sont violé systématiquement chaque jour, sans une mobilisation de grande envergure des hommes et des femmes épris de paix et de justice du monde moderne, contre ces atrocités sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
Cette indifférence de grande démocratique m’étonne. Ou bien vous êtes complices ou la vie du peuple du sud n’a pas d’importance.

JUSTICE

lAISSER LA JUSTICE DIRE SON DERNIER MOT.PAR AILLEURS IL Y A 11000 PALESTINIENS QUI CROUPISSENT INJUSTEMENT DANS LES GEOLES SIONISTES SANS QUE VOTRE CHAINE NE S'EMOIT.
DEUX POIDS,DEUX MESURES!

comme c'est mignon!

La France, d'un coup, a oublié tous les problêmes du monde et elle s'intéresse à cette femme iranienne!

Je me demande si ça ne se passait pas en Iran, cette affaire aurait pu prendre tout cet intêret franco-occidental? (par ex si elle était en Inde !! )

adultere

en islam la sanction d'un adultere c'est la lapidation .

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