Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

Amériques

Affrontements sanglants entre immigrés et riverains dans le sud de Buenos Aires

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/12/2010

Quatre personnes ont été tuées durant les violences qui font rage près d'un parc de la banlieue de Buenos Aires où un millier de sans-abri, pour la plupart boliviens et paraguayens, se sont installés en attendant "des logements dignes".

AFP - Un jeune de 19 ans a été tué vendredi soir d'une balle à la tête, portant à quatre le nombre de personnes décédées depuis mardi dans des affrontements avec des sans-abri étrangers dans un parc de la banlieue sud de Buenos Aires, a-t-on appris auprès des services d'urgence.
              
"Il y a un mort de 19 ans, victime d'un tir en pleine tête", a dit à la presse Alberto Crescenti, directeur du Service médical métropolitain d'urgence (SAME).
              
"On tire sur les ambulances", a-t-il ajouté, en soulignant que les médecins ne pouvaient pas entrer dans le parc. "Nous ne pouvons pas approcher pour retirer les blessés", a-t-il dit.
              
Le jeune a été tué alors que des habitants des quartiers environnants, ainsi que des gens armés, tentaient d'expulser du parc des centaines d'immigrés originaires des pays limitrophes qui s'y étaient installés faute de logement.
              
La fumée des tentes des sans-abri brûlées pouvait être vue s'élevant au-dessus du parc, où des scènes de panique et de chasse à l'homme avaient lieu. Ce parc de 230 hectares est devenu un no man's land en l'absence de toute intervention des forces de l'ordre.
              
La présidente Cristina Kirchner avait déclaré peu auparavant dans un discours qu'elle ne permettrait pas qu'il y ait un seul mort du fait de la répression policière.
              
Le gouvernement se refuse à dépêcher la police fédérale, afin de laisser toute la responsabilité de ce qui est arrivé au maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, (droite, opposition) qui à son tour accuse l'Etat.
              
"Nous voulons que la police revienne!", criait une femme en plein mouvement de foule. "Ils nous ont crié : dehors les Boliviens ! Retournez dans votre pays ! Ils ont tué mon mari comme un chien", racontait en pleurs Elizabeth Valderrama, veuve de Juan Quispe, un Bolivien tué par balle jeudi soir.
              
"Tout le monde voit maintenant où son les violents!", lançait devant la presse l'un des sans-abri qui avaient occupé le parc.
              
"Nous avons peur. Maintenant que les caméras sont parties, tout peut arriver", disait de son côté Fernando, un habitant du quartier âgé de 48 ans.
              
Les deux premières victimes, tuées mardi, étaient de nationalité bolivienne et paraguayenne. Le troisième, tué jeudi, était bolivien. Les incidents ont éclaté mardi après l'occupation du parc par un millier de sans-abri, pour la plupart boliviens et paraguayens, qui réclamaient "des logements dignes".

 

Première publication : 11/12/2010

COMMENTAIRE(S)