Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

JO-2016 : Les Français en route pour Rio

En savoir plus

LE DÉBAT

Theresa May en France : le Brexit au plus vite ?

En savoir plus

Planète @venir

L’incroyable phénomène de l’e-sport

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabien Archambault : "La France n'est pas un grand pays de football"

En savoir plus

FOCUS

Pakistan : la télémédecine, une initiative pour les femmes médecins

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sur la route des festivals de musique

En savoir plus

TECH 24

Beauté connectée : parce que vous le valez bien...

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le monde décrit par Trump n’existe pas"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Attentat de Nice : "Cazeneuve face à l'été meurtrier"

En savoir plus

Amériques

Cuba n'autorise pas le cyberdissident Farinas à se rendre en France

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/12/2010

Considéré par le régime cubain comme un "antisocial" Guillermo Farinas n'a pas pu obtenir d'autorisation de sortie du territoire pour se rendre à Strasbourg. Il devait y recevoir aujourd'hui le Prix Sakharov du Parlement européen.

AFP - L'opposant cubain Guillermo Farinas a regretté mardi "l'arrogance" et "l'intolérance" du gouvernement de La Havane, en prenant acte de l'absence d'autorisation qui lui aurait permis de se rendre à Strasbourg pour recevoir mercredi le prix Sakharov du Parlement européen.

"Je crois que le gouvernement cubain est en train d'agir avec arrogance. Il pense que ses citoyens sont des esclaves et il est en train de le démontrer", a déclaré M. Farinas à l'AFP par téléphone de sa maison de Santa Clara, à 280 km à l'est de La Havane.

Le cyberjournaliste de 48 ans a toutefois qualifié sa démarche de "triomphe politique" parce que, sans ou avec ce voyage, elle démontre "l'essence du gouvernement cubain, l'intolérance et le manque de respect des libertés individuelles".

Une chaise sera laissée vide mercredi au Parlement européen lors de la remise du prix Sakharov attribué à l'opposant cubain, pour dénoncer le refus de Cuba de l'autoriser à se rendre à Strasbourg.

Pas de "lettre d'invitation", pas de visa

Guillermo Farinas a reçu en octobre le prix Sakharov après avoir mené une grève de la faim de 135 jours pour réclamer la libération de prisonniers politiques.

L'opposant avait un passeport en règle, un visa pour la France et un billet d'avion, mais il lui manquait une "lettre d'invitation" pour présenter son dossier aux services d'immigration et avoir un permis de sortie du territoire, cette lettre semblant bloquée au niveau du gouvernement cubain.

La mère de l'opposant, Alicia Hernandez, s'est rendue mardi une nouvelle fois auprès des autorités dans l'espoir de récupérer cette lettre, mais elle n'a pas pu l'obtenir. "Ils m'ont dit que rien n'était arrivé de France", a-t-elle expliqué.

Désormais il est trop tard pour que Guillermo Farinas puisse faire le déplacement. Il s'adressera mercredi aux élus européens par le truchement d'un message pré-enregistré.

La chaise vide de Farinas, après Hu Jia ou Aung San Suu Kyi

Guillermo Farinas est le troisième opposant cubain à recevoir le prix Sakharov, après Oswaldo Paya (2002) et les Dames en blanc (2005).

Ce n'est pas la première fois qu'un lauréat ne peut recevoir son prix et que le Parlement européen utilise la chaise vide pour protester.

Le dissident chinois Hu Jia en 2008, les Dames en blanc en 2005 et la Birmane Aung San Suu Kyi en 1991 n'avaient pas été autorisés à se rendre à Strasbourg.

Le prix Sakharov, créé en 1988, est décerné à des individus ou à des organisations qui cherchent à défendent les droits de l'Homme, la démocratie et la primauté du droit. Il est doté de 5.000 euros.

"D'un certain côté je me sens satisfait parce que si le gouvernement cubain me considère aussi dangereux, il faut continuer", a dit M. Farinas.

Selon La Havane, Guillermo Farinas est un "antisocial".

Première publication : 15/12/2010

COMMENTAIRE(S)