Dernière modification : 18/12/2010 

- Élection présidentielle - Morgan Tsvangirai - Robert Mugabe - Zimbabwe


Robert Mugabe ne veut plus partager le pouvoir avec Morgan Tsvangirai

Le président zimbabwéen affirme, ce vendredi, ne plus vouloir partager le pouvoir avec Morgan Tsvangirai, son Premier ministre issu de l'opposition nommé en février 2009. Il souhaite la tenue d'élections anticipées en 2011.

Par Achren VERDIAN (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré vendredi ne plus vouloir du partage du pouvoir avec l'ex-opposition et menacé de saisir des sociétés étrangères si les sanctions européennes et américaines contre lui et son entourage n'étaient pas levées.

"On ne saurait, a-t-il dit à l'ouverture du congrès annuel de son parti, accepter de continuer l'accord politique global", le gouvernement d'union nationale formé en 2009 sous la pression internationale entre M. Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai devenu Premier ministre.

"Nous avons accepté de collaborer (...) pour avoir un compromis nous permettant de faire la part des choses, d'établir la paix, la stabilité politique et maintenant certains traînent les pieds", a souligné M. Mugabe qui prônent la tenue d'élection dès 2011 pour mettre fin au gouvernement d'union.

Selon le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai, la réalité est tout autre: les conditions pour un scrutin "libre et équitable" ne seront pas réunies avant 2012, le temps de mettre en place un processus électoral transparent.

"M. Mugabe et la Zanu-PF ne peuvent gagner des élections libres et équitables au Zimbabwe. Ils le savent. Ils pensent pouvoir faire usage de la force plutôt que des bulletins de vote pour remporter une élection. M. Mugabe et la Zanu-PF sont des perdants et ils le savent", a déclaré à l'AFP le porte-parole du MDC Nelson Chamisa.

Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis l'indépendance de cette ancienne colonie britannique en 1980, a également menacé de saisir des entreprises britanniques et américaines si les sanctions en vigueur depuis 2002 à son égard et envers ses proches n'étaient pas levées par l'Union européenne et les Etats-Unis.

"Le temps est venu de nous venger. Une façon d'affirmer notre puissance est d'utiliser la loi d'indigénisation", a estimé M. Mugabe devant plus de 4.000 délégués de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF).

"La loi nous donne l'autorité pour saisir. Nous pouvons ordonner de prendre 51% (du capital des entreprises étrangères comme la loi l'autorise, ndlr) et si les sanctions persistent, nous prendrons 100%", a prévenu le chef de l'Etat.

Ce raisonnement est "vide de sens", a rétorqué le MDC. "Nous avons besoin d'investissement pour apporter de la croissance, pour créer des emplois", a précisé M. Chamisa.

Durant cette conférence de deux jours à Mutare (est), la Zanu-PF devrait fixer la date des prochaines élections à 2011 comme le souhaite le président et entériner la candidature du plus vieux leader africain, 86 ans, à sa réélection.

Mais pour le MDC, de nombreux analystes et diplomates occidentaux, précipiter la tenue de ce scrutin risquerait de plonger le pays dans le chaos comme en 2008. La défaite électorale de la Zanu-PF avait alors entraîné un déferlement de violences.

Le président Mugabe et son rival avaient formé leur gouvernement d'union pour sortir de la crise. Selon l'accord de partage du pouvoir, la coalition doit prendre fin avec de nouvelles élections, après l'adoption d'une Constitution.

La date des élections n'est pas le seul point de litige au sein du gouvernement de cohabitation. Le Premier ministre vient ainsi de saisir la justice pour faire annuler la nomination par le président de gouverneurs provinciaux.

"Ce qu'à fait (le partage du pouvoir), c'est de révéler ce que nous connaissions déjà. Maintenant nous savons que cette créature, le MDC, n'a ni politique, ni idéologie, ni philosophie", a lancé M. Mugabe devant son parti.

Commentaires (8)

Crise en Côte d'Ivoire

Mes chers frères, si vous avez un peu de temps je vous prierai de regarder dans le dictionnaire à la lettre D, ce que veut dire Démocratie. Ne confondez pas Dictature et Démocratie ces deux mots expriment le contraire l'un de l'autre. Alors si vous êtes africains, ne soyez pas seulement fiers de votre continent, ni de votre pays, sachez faire la part des choses. Arrêtez de diaboliser la communauté internationale, c'est qd ça vous chante, ayez toutes les cartes en main avant de juger. Laurant Koudou Gbagbo a perdu les élections, il me semble que ce n'est pas la communauté internationale qui a voté, mais les ivoiriens. Vous parlez de fierté des africains, mais la vraie fierté, se trouve dans les urnes transparentes, dc ds la démocratie. Ouvrez vos yeux et vos oreilles et pensez à vos futurs générations et à l'exemple que vous souhaitez leur donner. On ne part pas en guerre contre toute une communauté qd on est le malheureux perdant d'une élection présidentielle. Si LKG, aimait son peuple, ça fait longtemps qu'il aurait organisé des élections propres. Il n'a fait que repousser, contraint de qd même les organisés avec 50€ donné pour chaque ivoirien par la communauté internationale. Une campagne LMP super pauvre en terme programme, et riche en terme d'agression. Le malaise du LMP était déjà visible avec des phrases indécentes comme: " il y a rien en face c'est maïs". Je trouve que c'est malheureux la cécité politique, parce qu'elle n'est pas objective. Onuci est devenu coulaba, communauté internationale, surtout la France! Mais en 2002, vous étiez bien contents qu'ils soient là pour arrêter les rebelles. Mémoires courtes va! Ce que vous cherchez là vs allez trouver. Balles de guerre connaît pas supporters du RHDP ou du LMP. Priez Dieu sincèrement pour qu'on trouve une solution pacifique, plutôt que de raconter n'importe quoi sur les forums. Vous ressemblez à une génération boulimique en conneries. Jeunes et parents de Côte d'Ivoire ressaisissez-vous!

La diabolisation

Moi, tant que je n'ai pas entendu la version de Mugabé, je ne crois pas aux articles qui tendent à diaboliser le Président Zimbabwéen.

Oh yes, Mugabe is the man.

Mugabe, l'homme fort du continent. Nous sommes tous derriere toi. Si cette communaute internationale ne leve pas les ambargos, nous ici en RDC allons vous supporter pour le plan 100% de capital des compagnies etrangeres.

zimbabwe

On sait tous que des elections anticipees assureront une victoire absolue de R.Mugabe ainsi qu'a son parti;alors tout ceci est encor un plan machiavelique du parti au pouvoir.

ils sont les mêmes partout et

ils sont les mêmes partout et comprend pourquoi Mougabé a soutenu Laurent gbagbo son frère jumeau

"Laurent Gbagbo en

"Laurent Gbagbo en Côte-d'Ivoire doit suivre l'exemple. Et faire descendre dans la rue aussi des milliers d'ivoiriens qui défendent sa cause pour pouvoir établir un rapport de force contre la soi-disant communauté internationale et son pantin, Ouattara."

Ah oui, Gbagbo et Mugabe, les grands représentants de la démocratie "à l'africaine" dans le monde!
Ces gens ne font que véhiculer l'image de la république bananière à l'étranger.

Si vous êtes africain monsieur, vous avez un bien étrange sens de la fierté de votre continent...

CI: l'exemple du Zimbabwe

Laurent Gbagbo en Côte-d'Ivoire doit suivre l'exemple. Et faire descendre dans la rue aussi des milliers d'ivoiriens qui défendent sa cause pour pouvoir établir un rapport de force contre la soi-disant communauté internationale et son pantin, Ouattara.

Et si on était proche de la vraie indépendance de la Côte-d'Ivoire ?

la boite de Pandore

Les tous 1er effets de la boite de Pandore ouverte par l'ONU, les USA, l'UE, l'UA, la CEDEAO, etc. en faisant un camouflet d'élections, un putsch électoral et diplomatique en Côte d'Ivoire commence déjà à faire ressentir ses effets. L'image désastreuse et les soupçons d'ingérence qui pèsent aujourd'hui sur l'ONU comme instrument de ses principaux bailleurs de fonds Obama, Sarkozy et l'Europe menacent de transformer l'Afrique en une grande anarchie par dégout et rejet des institutions internationales. Merci à MM Choi, KiMoon, Obama, Sarkozy, Cameron, etc. pour la pagaille en Côte d'Ivoire et ce qui se présage dans toute l'Afrique puis, par effet domino, toute la planète. Vous avez réussi à créer une version politique de la crise financière des SubPrimes: "la crise des ONUcrimes"

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