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Amériques

Bank of America suspend les transactions destinées à WikiLeaks

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/12/2010

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a dénoncé le "maccarthysme financier [sévissant] aux Etats-Unis" après l'annonce de l'établissement Bank of America de suspendre toutes les transactions destinées au site de publication de documents.

AFP - La banque américaine Bank of America a annoncé samedi qu'elle avait décidé de suspendre toutes les transactions destinées au site internet de publication de documents secrets WikiLeaks.
              
"Bank of America se joint aux mesures annoncées précédemment par MasterCard, PayPal, Visa Europe et d'autres et n'effectuera plus aucune transaction de quelque type que ce soit dont elle ait des raisons de croire qu'elle puisse être destinée à WikiLeaks", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la banque, Scott Silvestri.
              
"Cette décision se fonde sur le fait que nous avons des raisons de penser que WikiLeaks pourrait être engagé dans des activités qui sont, entre autres, contraires à notre politique interne de paiements", a ajouté M. Silvestri dans un communiqué.
              
La réponse de WikiLeaks ne s'est pas faite attendre: Julian Assange, son fondateur, a dénoncé "une nouvelle forme de maccarthysme financier aux Etats-Unis", alors qu'il se prépare à diffuser de nombreux documents sur le système financier, après ses informations sur la diplomatie.
              
Sur un blog intitulé "AnonOps Communications", un groupe de hackers favorables à WikiLeaks et à son fondateur, a "appelé tous ceux qui aiment la liberté à fermer leurs comptes à Bank of America".
              
Le mois dernier, M. Assange avait promis des informations de nature à faire tomber "une banque ou deux" avec la publication de documents compromettants pour la direction d'une "grande banque américaine".
              
Le site d'informations Huffington Post avait alors exhumé un entretien que le fondateur de WikiLeaks avait accordé en octobre 2009 à une revue spécialisée, où il affirmait détenir "5 gigaoctets de données provenant de Bank of America, du disque dur d'un de ses dirigeants".
              
Vendredi, dans un entretien à la chaîne de télévision américaine CNBC, Julian Assange avait affirmé que son organisation faisait l'objet d'"attaques" menées par plusieurs banques.
              
"Nous avons été attaqués, pas essentiellement par des gouvernements, pas essentiellement par le gouvernement américain, même si les choses sont en train de chauffer maintenant, mais par des banques", affirmait M. Assange interrogé dans la campagne anglaise où il se trouvait au lendemain de sa libération.
              
M. Assange avait cité "des banques de Dubaï, des banques de Suisse, des banques des Etats-Unis, des banques du Royaume-Uni", mais sans livrer aucun nom.
              
Il avait également réitéré son intention de publier des documents des institutions financières: "c'est notre activité normale de publier des informations sur les banques", a-t-il dit, "bien sûr que nous continuons à diffuser de la matière sur les banques".
              
La prochaine vague de révélations de WikiLeaks portant sur les institutions financières est attendue le mois prochain.

Première publication : 18/12/2010

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