Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Alep-est, à feu et à sang

En savoir plus

POLITIQUE

Primaire de la gauche : quelle est la stratégie de Manuel Valls ?

En savoir plus

POLITIQUE

Présidentielle-2017 : quelle gauche après Hollande ? (partie 1)

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : avec "La Division d'or", à la conquête de Mossoul

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Demain tout commence" : Omar Sy, allô papa bobo !

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Juan Manuel Santos : "Le processus de paix avec les Farc est irréversible"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Bain de sang à Alep"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La BCE toujours au chevet des marchés?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La fumée tue"

En savoir plus

Culture

Jacqueline de Romilly, incarnation d'une certaine idée de la culture, est décédée

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/12/2010

Jacqueline de Romilly, académicienne renommée pour ses nombreuses recherches sur la civilisation grecque, est décédée à l'âge de 97 ans. Première femme professeur au Collège de France, elle incarnait une conception humaniste de la culture.

AFP - L'académicienne Jacqueline de Romilly, spécialiste de la civilisation et de la langue grecques, qui fut la première femme professeur au Collège de France, est décédée samedi à l'âge de 97 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son éditeur Bernard de Fallois.

Jacqueline de Romilly, qui incarnait l'enseignement des études grecques classiques en France ainsi qu'une conception exigeante et humaniste de la culture, a écrit, en plus de 60 ans, de très nombreux ouvrages.

Un hellénisme ardent
retrouver ce média sur www.ina.fr

En 1988, elle était devenue la deuxième femme élue à l'Académie française, après Marguerite Yourcenar.

Membre correspondant étranger de l'Académie d'Athènes, elle avait obtenu la nationalité grecque en 1995 et avait été nommée ambassadrice de l'hellénisme en 2000.

L'académicienne s'est éteinte samedi après-midi à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, proche de Paris), a précisé à l'AFP son éditeur et ami Bernard de Fallois. "Depuis longtemps elle était très malade, mais pour tous ses amis, c'est quand même un très grand choc", a-t-il dit.

"C'est une perte pour notre pays", a réagi sur France Info Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie Française.

"C'est une femme qui a porté toute sa vie la langue et la culture grecques parce qu'elle considérait (...) que c'était une éducation (...) à la compréhension de la liberté de l'individu, de l'attachement à la démocratie", a-t-elle souligné.

"Elle a souffert énormément depuis quelques dizaines d'années de voir l'étude de cette langue décliner, et cela a été pour elle un immense chagrin", a-t-elle ajouté, jugeant que le meilleur hommage à lui rendre "serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays".

"Elle faisait la conquête de beaucoup de gens parce qu'elle était extrêmement simple, mais en même temps elle était assez ferme dans sa manière d'être", a décrit Bernard de Fallois.

"Elle désarmait par son espèce d'autorité naturelle. Elle avait ce mélange de simplicité, de sérieux et de gaîté des grands professeurs", a-t-il ajouté.

Un regard sévère sur l'école
retrouver ce média sur www.ina.fr

Première publication : 19/12/2010

COMMENTAIRE(S)