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Afrique

Laurent Gbagbo et son entourage privés de visas pour l'Europe

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/12/2010

La sanction, décidée par l'Union européenne, devrait être effective ce mercredi, puis assortie de mesures de rétorsion économique. 18 membres de l'entourage de Gbagbo sont également visés par ces sanctions.

AFP - L'isolement de Laurent Gbagbo, un des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire, s'est encore accru lundi avec l'imposition de sanctions de l'Union européenne (UE), au lendemain des accusations d'exactions "massives" portées par l'ONU contre son camp.



Choi Young-Jin, le chef de l'Onuci, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, a également dénoncé lundi l'accroissement des "actes hostiles" commis depuis le 15 décembre "par le camp du président Gbagbo à l'endroit de la communauté internationale, y compris le corps diplomatique".

La crise ivoirienne depuis le second tour de la présidentielle

- 28 novembre : Second tour de l'élection présidentielle. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir empêché leurs électeurs de voter dans certaines régions.

- 2 décembre : La CEI annonce la victoire d’Alassane Ouattara avec 54,1% des voix. Les autorités ferment les frontières et interdisent la diffusion des chaînes de télévision étrangères d'information.

- 3 décembre : Laurent Gbagbo est proclamé vainqueur avec 51,5% des suffrages par le Conseil constitutionnel. L'ONU, l'Union européenne, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni reconnaissent la victoire de Ouattara.

- 4 décembre : Laurent Gbagbo est investi chef de l'État, pendant qu’Alassane Ouattara prête serment par courrier "en qualité de président".

- 5 décembre : L’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, rencontre les deux hommes dans le cadre d’une mission de médiation lancée par l’Union africaine (UA). Mais le soir même, Alassane Ouattara forme un gouvernement dont Guillaume Soro est le Premier ministre.

- 7 décembre : Laurent Gbagbo procède à son tour à la nomination d'un gouvernement. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) exclut provisoirement la Côte d’Ivoire de l'organisation.

- 8 décembre : Le Conseil de sécurité de l'ONU affirme sa volonté d'"imposer des mesures ciblées contre les personnes qui tentent de menacer le processus de paix" et appelle à "respecter les résultats du scrutin".

- 9 décembre : L'UA suspend la Côte d'Ivoire jusqu'à la prise de pouvoir "effective" d'Alassane Ouattara.

Il a affirmé que depuis samedi, le camp Gbagbo avait "commencé à envoyer des jeunes gens armés aux domiciles des personnels des Nations unies pour (...) demander la date de leur départ ou (...) pour y effectuer des fouilles sous prétexte de chercher des armes". "Ces visites ont surtout lieu la nuit", a précisé M. Choi.

A Bruxelles, l'UE a décidé lors d'une réunion d'experts de sanctionner M. Gbagbo et 18 de ses proches dont son épouse, en leur interdisant de voyager sur son territoire. Cette décision doit être confirmée par écrit d'ici mercredi par les Etats membres de l'UE pour pouvoir entrer en vigueur.

Par la voix du président Nicolas Sarkozy, la France, ancienne puissance coloniale en Côte d'Ivoire, avait lancé vendredi un ultimatum à Gbagbo, l'enjoignant à quitter le pouvoir d'ici dimanche soir sous peine d'être frappé par de telles sanctions.

A l'issue du second tour de la présidentielle le 28 novembre, Alassane Ouattara a été désigné vainqueur avec 54,10% des voix par la Commission électorale indépendante mais le Conseil constitutionnel, acquis à Laurent Gbagbo, a invalidé ces résultats pourtant certifiés par l'ONU et proclamé la victoire du président sortant.

La décision de sanctions de l'UE intervient au lendemain des accusations portées par la Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay selon laquelle les violences contre des partisans du rival de Gbagbo, Alassane Ouattara, autre président proclamé, ont fait "ces trois derniers jours plus de 50 morts".

Elle a dénoncé des "violations massives des droits de l'homme", évoquant en particulier des enlèvements commis de nuit par des "individus armés non identifiés en tenue militaire", accompagnés par des soldats et miliciens fidèles à Laurent Gbagbo.

Lundi matin, devant le siège de l'Onuci, un photographe de l'AFP a vu trois personnes venir se faire soigner par des médecins de l'ONU, affirmant avoir été blessées pendant la nuit dans des quartiers d'Abidjan,

Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir lundi pour étudier la prolongation de sa mission en Côte d'Ivoire au-delà du 31 décembre.

A Laurent Gbagbo qui a exigé le départ "immédiat" des Casques bleus, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a opposé une fin de non-recevoir et mis en garde le président sortant des "conséquences" que pourraient avoir des attaques contre l'Onuci.

L'AFP a constaté lundi la présence d'une dizaine de véhicules blindés à l'extérieur et dans l'enceinte de l'immense siège de l'Onuci, un ancien hôtel aux airs de paquebot.

La crainte d'attaques est renforcée par les appels à combattre pour "la dignité et la souveraineté de la Côte d'Ivoire" de Charles Blé Goudé, leader des "jeunes patriotes", fervents partisans de Laurent Gbagbo, qu'il est en train de lancer dans les quartiers d'Abidjan.

Devenu ministre de la Jeunesse de Gbagbo, M. Blé Goudé a été le fer de lance des violentes manifestations anti-françaises de 2003 et 2004 à Abidjan.

Première publication : 20/12/2010

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