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- France - Logement
Pourquoi des villes préfèrent l'amende à la construction de logements sociaux
Dix ans après le vote de la loi dite SRU, qui impose aux municipalités un quota de 20% de logements sociaux, de nombreuses communes françaises préfèrent payer une amende plutôt que de respecter leurs obligations. Explications.
Ce que dit la loi dite SRU
Le 13 décembre 2000, la loi solidarité et renouvellement urbain était votée. Elle imposait aux communes de plus de 3 500 habitants – 1 500 habitants en région parisienne - un quota de 20% de logements sociaux. Objectif : répondre à la crise du logement et favoriser la mixité sociale. Les villes n’atteignant pas ce chiffre avaient 20 ans pour se mettre en conformité. Faute de quoi, elles doivent s’acquitter d’une amende.
Le bilan, dix ans après
Une décennie après le vote de la loi, de nombreuses communes n’ont fait aucun effort pour étoffer la présence de logements sociaux sur leurs territoires alors qu’il en manque actuellement, selon la Fondation Abbé Pierre, de 500 000 à 900 000. En 2009, d'après des chiffres publiés ce lundi par le quotidien Libération, sur les 931 communes concernées par la loi, on en dénombre 351 à n’avoir construit aucun logement social.
Pourquoi la loi est peu respectée
La construction de logements sociaux apparaît comme peu populaire et les élus craignent de perdre leurs électeurs. Les habitants eux-mêmes font souvent pression sur la municipalité pour empêcher ces constructions. Certaines associations d’habitants ont par exemple bloqué des chantiers en cours en saisissant des tribunaux.
Qui plus est, si certaines municipalités préfèrent se mettre hors-la-loi, c’est que ce choix leur paraît plus viable financièrement. Payer une amende (de 152 euros par logement manquant) peut s’avérer moins coûteux que de construire des logements sociaux, avec la mise en place des services d’aide aux familles défavorisées qui s'y ajoutent.
Les efforts des grandes villes
En revanche, certaines villes font d’importants efforts, dépassant même leurs objectifs de départ. Il s’agit souvent des grandes agglomérations, où les besoins sont importants et où des bâtiments sont rachetés pour être transformés en logements sociaux. A Paris par exemple, le taux de HLM, de 13% en 2002, est passé à 18% en 2010 selon les chiffres de Libération. Des villes comme Marseille, Toulouse et Lyon ont également fourni des efforts notables. Sans surprise, on retrouve dans le peloton des mauvais élèves, des villes comme Biarritz, Neuilly-sur-Seine ou encore Nice (lire encadré ci-contre).
Les déclarations d’intention
Dans une circulaire adressée aux préfets le mercredi 8 décembre, le Premier ministre François Fillon les a exhortés à "veiller à ce que l'intégralité du contingent de logements sociaux (...) soit bien identifiée et efficacement gérée", et les a incités à contraindre les communes à respecter leurs obligations de construction.
De son côté, le texte "Egalité réelle" adopté samedi par le Parti socialiste propose de porter le taux d’obligation de construction de 20 à 25%, et de quintupler les pénalités.


























Commentaires (6)
logements sociaux,
les deux grands candidats se foutent comme de l an 40 des problèmes de logement social l un par ce qu il etait le candidat des riches et le demeure le second par ce que derrière ses airs bonhomme il s en fout royalement ceux qui auraient pu changer la done les petits candidats on fort peu de chance d etre elu, moi je vous jure simple citoyen lambda je te planterais des logements sociaux gratuits au milieu de ville de richemards comme neuilly et je ferais payer l addition a tous ces messieurs dames style j ecrase les plus demunis par ce que je suis nè la cuilllère en argent dans la bouche
amande logement social
Comment puis je connaitre avec exactitude le montant de l'amande payée par la commune de Parempuyre (CUB Bordeaux), son classement, l'évolution du % de logement social depuis 2002, et le compte budgétaire qui permet de suivre si l'amande est réglée
Hypocrites
Ca n'est pas vivre ensemble qui freine, c'est le manque de savoir-vivre, d'éducation, du respect de ses voisins et de l'environnement, de tranquillité, de propreté des lieux, et à cela on rajoute des destructions en tout genre, des trafics, etc. Pas d'hypocrisie et encore moins du politiquement correct, c'est une triste vérité. S'il n'y avait pas ces inconvénients, il n'y aurait pas de problème. Puisque certains quartiers ont appelés " sensibles " , c'est qu'il y a une raison, et encore quand on dit sensible c'est encore du politiquement correct, on devrait dire dangereux. Et il faut comprendre que chacun aspire à être peinard chez soi, dans un environnement tranquille et agréable, et c'est logique... Je vous rappelle quand même qu'il y a quelques décennies, la mixité sociale comme on dit existait, et petit à petit certains déménageaient pour ne pas subir tout cela, et cela a fait des " ghettos ".. Donc, avec tout ce qui se passe largement relayé par les médias, ça n'est pas prêt de changer...
Il faut se poser la bonne question...
Les logements sociaux sont imposées par les divers gouvernements passés. La meilleure façon de régler les polémiques et dieu sait que les français aiment çà, c'est de faire des votations nationales sur ce sujet et ce qui en déclinent. Après peu importe la décision des citoyens; tout se passera bien. Message pour nos piètres élus ....
PAS SI SIMPLE
Une question me vient à l'esprit : et tous les à côtés de la vie de quartier : genre les courses, le pressing, demandez donc votre baguette à 95 cents dans certains quartiers.... Je suis plutôt pour le ménage social (je gagne plutôt bien ma vie et j'habite une commune du 93 avec 65% de logements sociaux) mais dans l'autre sens : faites en sorte que les gens comme moi (attention je ne suis pas un "riche" non plus) n'ai pas peur de s'installer dans des villes moins côtées. et encore là aussi cela peut créer des pb : que les riches chassent les pauvres vers encore plus loin. donc les commentaires du genre "vite emmerdons Neuilly et compagnie...." c'est assez risible. surtout qu'entre nous, les bobos sont ailleurs
dans le 16 émes à Neuilly ?
vite des logements sociaux dans les quartiers bobogocho pour quils goutent aux joie du vivre ensembleee.....
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