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La mobilisation pour la libération d’Amanda Knox prend de l’ampleur sur la toile
La mobilisation pour obtenir la libération d’Amanda Knox prend de l’ampleur sur la toile. Les Vénézuéliens s’inquiètent d’une possible censure du web dans leur pays. Et Cuba lance son propre Wikipedia.
ITALIE : PROCÈS D’AMANDA KNOX
« Nous continuerons nos efforts jusqu’à ce qu’Amanda rentre à la maison… Libérez Amanda Knox maintenant. »
Cette femme qui fait partie de l’association « Friends of Amanda » appelle dans cette vidéo à la libération d’Amanda Knox, une étudiante américaine condamnée en 2007 à 26 ans de prison pour le meurtre à Pérouse en Italie avec deux complices de sa colocataire anglaise, Meredith Kercher. Une demande qui trouve un large écho sur la toile alors que le procès en appel de la jeune femme s’est ouvert le 24 novembre dernier.
En effet, la mobilisation pour obtenir la libération d’Amanda Knox prend de l’ampleur en ligne et notamment aux Etats-Unis. Le site « Amanda Defense Fund » créé par des membres de sa famille tente ainsi de convaincre l’opinion publique de l’innocence de la jeune femme. On y trouve des photos de Knox qui la montrent souriante mais aussi des lettres de proches qui affirment tous que l’étudiante n’aurait jamais pu commettre un tel crime.
De son côté, le site « injustice in perugia », injustice à Pérouse en français, qui milite lui aussi pour la remise en liberté de Knox, donne la parole à un ancien membre du FBI, spécialisé dans les crimes violents. Il affirme ainsi que l’enquête a été bâclée et que les policiers italiens se sont plus fiés à leur instinct qu’aux preuves matérielles qui selon lui innocentent l’accusée.
Et sur Facebook aussi, ses supporters s’organisent. Plusieurs groupes comme ceux-ci réunissant plusieurs milliers de membres militent pour la libération d’Amanda Knox.
Malgré cette importante mobilisation, certains doutent de l’innocence de la jeune Américaine. C’est le cas des fondateurs de « true justice.org », un site dédié à la mémoire de la victime, Meredith Kercher, qui rappellent que tous les éléments du dossier semblent démontrer la culpabilité de Knox.
CENSURE DU WEB AU VENEZUELA ?
« L’objectif de ce texte est de censurer les propos contraires aux bonnes mœurs et cela signifie que l’Etat va contrôler ce qui peut se dire sur la Toile ». Voici comment Carlos Frick, un Vénézuelien émigré aux Etats-Unis, réagit à l’adoption le 14 décembre dernier dans son pays d’origine d’une loi sur les télécommunications visant à mieux encadrer les contenus qui circulent en ligne.
En effet, selon les détracteurs de cette réforme, celle-ci permettra de contrôler tout ce qui est diffusé sur la toile, y compris les échanges sur les réseaux sociaux. Or selon la journaliste Beatriz Adrian interviewée lors d’un forum sur la liberté d’expression sur Internet, opérer un tel contrôle reviendrait à s’immiscer dans l’intimité de la population.
Et face au silence de la classe politique, les internautes ont eux décidé de monter au créneau. Dans cette vidéo, cet étudiant habitant le Venezuela qualifie la loi de « pas supplémentaire vers le totalitarisme » et compare son pays à Cuba en matière de censure des médias. De son côté, Luis Carlos Diaz estime lui que ce n’est pas à l’Etat d’interpréter les contenus susceptibles d’être maintenus sur la toile.
Et certains partisans du Président Hugo Chavez s’inquiètent également des conséquences d’une telle réforme sur le processus révolutionnaire en cours dans le pays. Luigino Bracci Roa affirme ainsi que le texte pourrait au final se retourner contre la politique gouvernementale. En effet, pour prouver leur impartialité et éviter les critiques, les organismes étatiques de contrôle des médias pourraient être amenés à censurer des propos favorables au chef de l’Etat.
En attendant, la résistance s’organise dores et déjà sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter. Ainsi les Vénézueliens s’échangent depuis plusieurs jours sur le fil SOS Internet Venezuela ce guide pour apprendre à contourner les mesures de censure du web à venir.
JOURNALISME DE DONNÉES
Alors que l’on entend de plus en plus parler de data journalisme ou du journalisme de données, en voici une utilisation concrète. Le New York Times a en effet combiné les données du dernier recensement américain et de Google Maps pour produire une carte sociologique des Etats-Unis. On peut ainsi étudier la répartition ethnique des villes comme Los Angeles ou New York mais aussi le niveau économique des habitants quartier par quartier. Un bon exemple de mise à disposition des données publiques sur internet.
ECURED
Le gouvernement cubain a lancé la semaine dernière sa propre encyclopédie participative sur le modèle de Wikipedia. Comprenant déjà plus de 19000 entrées, « Ecured » veut représenter une vision cubaine et « décolonisée » du monde. Les internautes pourront ainsi poster leurs articles et compléter cette encyclopédie de la révolution cubaine. Mais des modérateurs auront tout de même le dernier mot sur le contenu éditorial du site.
VIDÉO DU JOUR
Une ambiance de folie digne d’un match de football professionnel : voici ce à quoi ont eu droit les jeunes joueurs de Lech Poznan, une équipe de Pologne, à l’occasion de la Lech Cup 2010, un tournoi international réunissant des footballeurs de moins de 12 ans. Les supporters du club polonais s’étaient en effet déplacés en masse pour encourager leur équipe de jeunes face à celle de Tottenham, certains allumant même quelques fumigènes. Une expérience que ces apprentis footballeurs ne sont sans doute pas prêts d’oublier.


























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