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Afrique

Soro demande à la communauté internationale d'envisager le recours à la force

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/12/2010

Selon le Premier ministre d’Alassane Ouattara, les sanctions prises contre Laurent Gbagbo ne suffiront pas à le convaincre de quitter le pouvoir. Sur FRANCE 24, celui-ci demande à la communauté internationale d'envisager le recours à la force.

"Il y a une seule option, celle de la force", a déclaré Guillaume Soro, ce mercredi, sur FRANCE 24. Le Premier ministre nommé par Alassane Ouattara estime que "ni les sanctions imposées par l’Union européenne et les États-Unis, ni l’asphyxie financière n’ont réussi à convaincre M. Gbagbo de rendre [son] tablier".

Il demande "au Conseil de sécurité de l’ONU, à l’Union européenne, à l’Union africaine et à la Cédéao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, NDLR] d’envisager l’action militaire pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir".

Guillaume Soro affirme également que "les ingrédients d’une vraie guerre civile" sont aujourd’hui réunis en Côte d’Ivoire, le président sortant Laurent Gbagbo refusant de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur légitime de la présidentielle du 28 novembre.

"Nous demandons à nos militants de manifester"

"La situation sécuritaire est très préoccupante", a-t-il poursuivi, parlant de "dictature sanguinaire en Côte d’Ivoire". Guillaume Soro, Premier ministre de Laurent Gbagbo jusqu’à la présidentielle des 31 octobre et 28 novembre, vit retranché à l’hôtel du Golf d’Abidjan où se trouve également Alassane Ouattara et plusieurs de ses militants sous la protection de casques bleus de l’Onuci.

Celui-ci a aussi précisé qu’il n’envisageait pas, "pour l’instant", une action militaire interne. "Nous voulons rester collés au droit international", a-t-il précisé.

Guillaume Soro a toutefois appelé ses partisans à manifester de façon pacifique. "Nous continuons de demander à nos militants, à nos amis, de se mobiliser, de manifester par tous les moyens. Les agents de l’État, les fonctionnaires, sont priés de ne pas aller travailler et tous ceux qui le peuvent dans les villes, dans les villages, doivent s’organiser pour résister à la dictature."

Mardi, Laurent Gbagbo a proposé de mettre en place un comité international d’évaluation pour vérifier les résultats du scrutin. Une proposition rejetée par Alassane Ouattara ainsi que par Guillaume Soro. "Monsieur Gbagbo n’est plus président, il a été battu, il n’est pas qualifié pour faire des propositions au nom de la Côte d’Ivoire", a-t-il expliqué.

La vie quotidienne du camp Ouattara à l'Hôtel du Golf

Première publication : 22/12/2010

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