Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : la famille d'Albert Ebossé pleure le joueur tué en Algérie

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Immigration : 170 corps retrouvés près des côtes libyennes

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Coup d’envoi de la 71ème Mostra de Venise

En savoir plus

SUR LE NET

Après "l'Ice Bucket Challenge", place au "Rice Bucket Challenge"

En savoir plus

FOCUS

Milan, ville de transit pour les réfugiés syriens

En savoir plus

FOCUS

Sénégal : insécurité alimentaire en Casamance

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Otages en Syrie : la rançon ou la mort ?

En savoir plus

DÉBAT

Gouvernement Valls II : le bon choix ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis"

En savoir plus

  • Cessez-le-feu à Gaza : qui d'Israël ou du Hamas sort vainqueur ?

    En savoir plus

  • Bloquer l'avancée de l'EI, le casse-tête d'Obama

    En savoir plus

  • La déclaration d'amour de Valls aux entreprises françaises

    En savoir plus

  • Macron vs Montebourg : deux styles opposés mais une même politique ?

    En savoir plus

  • Affaire Tapie : Christine Lagarde mise en examen pour "négligence"

    En savoir plus

  • Ronaldo, Robben, Neuer : qui sera sacré joueur européen de l'année ?

    En savoir plus

  • Zara retire de la vente une marinière flanquée d'une étoile jaune

    En savoir plus

  • Un rapport de l’ONU accuse Damas et l’EI de crimes contre l’humanité

    En savoir plus

  • Ebola : le Liberia sanctionne ses ministres réfugiés à l'étranger

    En savoir plus

  • Milan, ville de transit pour les réfugiés syriens

    En savoir plus

  • Theo Curtis, ex-otage américain en Syrie, est arrivé aux États-Unis

    En savoir plus

  • Syrie : l'unique passage menant au Golan tombe aux mains des rebelles

    En savoir plus

  • Vidéo : Lalish, capitale spirituelle et dernier refuge des Yazidis d'Irak

    En savoir plus

  • En images : les ministres du gouvernement Valls II

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Porto élimine Lille, reversé en Ligue Europa

    En savoir plus

Afrique

L'ONU dénonce un "usage excessif de la force" par les partisans de Laurent Gbagbo

Vidéo par Alix LE BOURDON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/12/2010

Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU dispose d'informations faisant état de 173 morts dans la période allant du 16 au 21 décembre. Alassane Ouattara réclame l'ouverture d'une enquête par la Cour pénale internationale.

AFP - Le camp d'Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu à l'extérieur qui exige le départ de son rival Laurent Gbagbo, a réclamé jeudi l'envoi d'une mission de la Cour pénale internationale pour enquêter sur des violences ayant fait 173 morts en cinq jours, selon l'ONU.

"Entre le 16 et le 21 décembre, les responsables des droits de l'homme (en Côte d'Ivoire) ont reçu des informations sur 173 meurtres, 90 cas de tortures et mauvais traitements, 471 arrestations, 24 cas de disparitions forcées ou involontaires", a affirmé jeudi à Genève la Haute commissaire adjointe aux droits de l'homme de l'ONU, Kyung-Wha Kang.

Le conseil des droits de l'Homme en session spéciale



"Cette situation s'est caractérisée par l'usage excessif de la force par les partisans de Laurent Gbagbo", a-t-elle ajouté, regrettant les restrictions de déplacement imposées au personnel de l'ONU qui l'ont empêché de vérifier des informations sur l'existence de charniers.

Elle s'est dite "alarmée par les violences occasionnées" depuis le second tour de la présidentielle le 28 novembre, qui a plongé le pays dans une grave crise: la victoire d'Alassane Ouattara a été prononcée par la Commission électorale et reconnue à l'étranger, mais invalidée par le Conseil constitutionnel qui a proclamé président le sortant Laurent Gbagbo.

A Abidjan, l'Onuci a affirmé avoir été empêchée par les forces armées loyales à Gbagbo d'enquêter sur l'existence éventuelle de charniers comprenant "de 60 à 80 corps" à Abidjan et confirmé la présence de combattants libériens "lourdement armés" dans la ville.

A la demande du Nigeria et des Etats-Unis, une session spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'est ouverte jeudi à Genève en vue d'examiner un projet de résolution dénonçant les "atrocités" commises dans ce pays et appelant au "respect de la volonté du peuple".

173 morts recensés entre le 16 et le 21 décembre
Une semaine après la répression sanglante par les forces pro-Gbagbo d'une marche avortée des partisans de Ouattara sur la télévision d'Etat RTI, pilier du régime en place, le gouvernement Ouattara a réclamé la venue d'une mission de la Cour pénale internationale (CPI).

Dans un entretien au quotidien français Libération, son Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Force nouvelles (FN), dit souhaiter que "tous ceux qui sont impliqués d'une manière ou d'une autre" dans les violences du 16 décembre et celles qui ont suivi "soient transférés à La Haye".

La veille, depuis l'hôtel d'Abidjan où le camp Ouattara est toujours retranché, Soro avait exhorté le monde à employer "la force" pour déloger Gbagbo.

Le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, a estimé qu'il revenait aux pays africains de décider d'un recours à la force, ajoutant que "la France ne peut en aucune manière recommander le recours à la violence".

Le président français Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec le président nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), à la veille d'un sommet extraordinaire sur la Côte d'Ivoire, vendredi à Abuja.

Des discussions se sont d'ores et déjà ouvertes entre les Etats-Unis et des pays de la Cédéao sur un éventuel renforcement des effectifs de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci, près de 9.000 hommes), appuyés par les 900 soldats français de l'opération Licorne.
À Bouake, l'attente et l'exaspÉration


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui craint "une guerre civile" dans le pays, a opposé une fin de non-recevoir à la demande de M. Gbagbo d'un retrait de ces deux forces, accusées de soutenir M. Ouattara.

Après des sanctions de l'Union européenne et des Etats-Unis contre lui et certains de ses proches, la pression internationale s'est renforcée sur le sortant, avec la reconnaissance par l'ONU de l'ambassadeur désigné par Ouattara, Youssouf Bamba, auprès de l'organisation internationale.

Mais Laurent Gbagbo, qui a réaffirmé qu'il était le "président de la République de Côte d'Ivoire", n'entend pas céder. "Nous sommes forts, nous résistons, nous sommes courageux", a-t-il lancé, évoquant une "lutte indispensable" pour libérer l'Afrique.

FRANCE 24 a décidé de fermer provisoirement les commentaires de cette page en raison de la violence ou du caractère injurieux de certains propos postés.

Première publication : 23/12/2010

  • CÔTE D'IVOIRE

    Le Conseil des droits de l'Homme se penche sur la crise ivoirienne

    En savoir plus

  • MÉDIAS

    La crise ivoirienne vue par la presse africaine

    En savoir plus

  • CÔTE D’IVOIRE

    Paris conseille aux Français de quitter le pays "provisoirement"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)