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À quelques jours du référendum, des milliers de Sud-Soudanais quittent le Nord

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/12/2010

Alors que le référendum du 9 janvier qui décidera de la partition, ou non, du pays approche, les Sud-Soudanais de Khartoum regagnent par milliers leur village d’origine. Un retour souvent pavé d'obstacles.

Ils sont déjà plus de 50 000 à avoir quitté le Nord du pays, où ils sont installés parfois depuis des décennies, pour revenir dans leur village du Sud. En octobre, le gouvernement du Sud-Soudan a lancé une campagne de rapatriement accéléré afin d'assurer le retour de ces exilés à temps pour le référendum sur l'avenir du pays, prévu le 9 janvier.

Pour certains, ce retour est d'abord une nécessité. "Si j’étais restée à Khartoum après le référendum, les gens là-bas auraient pu me tuer", explique une exilée, Nyatet. À l’instar de cette femme, de nombreux Sud-Soudanais du Nord s'estiment relégués au rang de citoyens de seconde zone.

"On avait des maisons temporaires et la police venait sans cesse détruire ce que nous avions construit. Ils faisaient tout pour nous montrer que nous n’étions pas chez nous", confie Michael Majok. Lui et sa femme sont ravis d'être de retour chez eux, au Sud. "Il y a des pâturages ici, c’est une bonne terre pour construire une maison. Il y a du bois et des plantes".

"Il n’y a pas de place pour nous"

Tous ne sont pourtant pas aussi sereins. Après de nombreuses années d’absence, il leur faut s'adapter à un environnement appauvri et ravagé par la guerre. À leur arrivée, certains n’ont pas de toit pour la nuit. "Il n’y a pas d’endroit où je puisse vivre avec mes enfants, explique Mary Nakuma John, une mère de famille, de retour dans son village d'origine pour la première fois après un long exil. Nous sommes restés si longtemps à Khartoum ; maintenant, il n’y a plus de place pour nous. Et le problème, c'est qu'il n'y a pas non plus de nourriture."

Si les autorités sud-soudanaises ont débloqué des fonds pour organiser ce rapatriement, les ressources manquent pour accueillir le flot de réfugiés. "Nous ne pouvons pas faire plus", assure Zacharia Lang, secrétaire de la Commission d’aide humanitaire du Sud-Soudan.

Les Sud-Soudanais devront choisir le 9 janvier entre l'unité et la partition du plus grand pays d'Afrique. Ce référendum est le point-clé de l'accord de paix ayant mis fin, en 2005, à plus de deux décennies de guerre civile sanglante entre le Nord, musulman, et le Sud, en grande partie chrétien.

 

Première publication : 23/12/2010

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