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FRANCE

La Seine en crue, 100 ans après une inondation record à Paris

©

Vidéo par France 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/12/2010

Il y a 100 ans, une impressionnante inondation paralysait Paris. Aujourd'hui, une telle crue reste possible, mais des plans d'action pour réguler les inondations existent désormais, assure Isabelle Leleu, du Service central d'hydrométéorologie.

La Seine est en crue depuis trois semaines, obligeant les autorités à fermer une partie des voies sur berge à la circulation. Mardi, le niveau de l'eau dépassait les 3,80 mètres. Très loin encore des 8,62 mètres, niveau record de la Seine enregistré lors des inondations de 1910. Cette année-là, la crue avait été qualifiée de centennale.
 

France24.com - Paris peut-elle subir une crue comme celle de 1910 ?

Isabelle Leleu - Oui, c’est possible, ce type de phénomène peut tout à fait se reproduire. Toutes les villes bordant un fleuve peuvent subir des crues dévastatrices et Paris n’échappe pas à la règle. Mais aujourd’hui, la situation n’est en rien comparable à ce qui s’est passé en 1910. Les voies sur berge de la capitale sont submergées à peu près tous les ans, mais ça ne gène que la circulation, l’eau n’impacte absolument pas les habitations.

Rien à voir avec 1910 ! À l’époque, cette crue avait été qualifiée de centennale, revenant tous les cent ans. Mais nous n’avons aucun élément qui nous permette d’affirmer que ce type de phénomène se produise à cette régularité là. C’est quelque chose de relativement rare. Les maigres données dont nous disposons laissent plutôt penser que ce type de crue se produit tous les deux cents voire tous les cinq cents ans.

F24 - Comment peut-on éviter de telles crues ?

Isabelle Leleu - Des dispositifs ont été mis en place très en amont : tout un système de grands bassins, qu’on appelle les grands lacs de la Seine, ont été construits au niveau de la Marne, de l’Aube, de l’Yonne et de la Seine. Ces bassins

Les Parisiens mesurent la montée de la Seine sur le zouave du pont de l'Alma. En 1910, il avait de l'eau jusqu'aux épaules.

servent à réguler le débit du fleuve. À l’arrivée de l’hiver, ils sont vides et se remplissent en fonction du débit des cours d’eau. Au sortir de l’hiver, ils sont pleins et servent de réservoir d’eau au cours de l’été : si le niveau de la Seine s’abaisse au point de menacer la circulation fluviale, on relâche l’eau de ces bassins.

Ce système a évidemment des limites. Il ne peut pas empêcher l’inondation de Paris si trop d’eau afflue en même temps dans la Seine. Mais pour un débit égal à celui de 1910, l’inondation serait aujourd’hui moins grave dans la capitale.

F24 - En cas de grande crue, des dispositifs sont-ils prévus à Paris  ?

Isabelle Leleu - Oui, il existe des plans de protection qui sont déclenchés dès qu’une alerte est lancée. Il s’agit d’un dispositif monumental. Il vise en priorité à mettre en sécurité le réseau ferré souterrain pour éviter qu’il ne propage l’inondation. C’est ce qui s’était passé en 1910 et depuis, le réseau de transport souterrain s’est agrandi. Le plan prévoit de mobiliser 1 500 agents RATP dans des endroits stratégiques de Paris pour murer les bouches de métro, les aérations… Bref, pour boucher tous les accès au métro. 

La gare de Lyon est un point névralgique des transports parisiens. En cas de crue, elle sera entourée de murs hauts de trois mètres pour éviter que l’eau ne l’envahisse. Les pouvoirs publics ont en plus stocké d’énormes réserves de béton tout autour de Paris, pour parer à une crue de l’envergure de celle de 1910. C’est un dispositif colossal.

On prévoit aussi l’évacuation des hôpitaux, car les réseaux d’eau potable, d’assainissement et d’électricité seraient très sérieusement impactés. 

La crue aurait des conséquences sur les 12 millions d’habitants d’île-de-France, et serait capable de provoquer une paralysie économique d’une bonne partie du pays. Dans ce cas, mieux vaut aller se réfugier en province car les citoyens lambdas se retrouveraient tous seuls : les pouvoirs publics s’occuperont des personnes vulnérables en priorité.

 

Première publication : 28/12/2010

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