Dernière modification : 30/12/2010 

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Haïti: polémique autour de l'adoption

Inondations, affaire Bettencourt, grève de l'équipe de France de football: retour sur les temps forts de cette année 2010. Focus également sur une polémique : Les enfants haïtiens adoptés en France ont-ils été préparés à changer de vie? Et puis une leçon de cuisine: comment fabriquer un foie gras maison pour les fêtes ?


Commentaires (1)

ADOPTION HAITI

Je ne vois pas en quoi retarder les procédures d'adoption qui étaient en cours avant le tremblement de terre en Haïti (j'insiste sur ce point) de 6 ou de 12 mois supplémentaires, aurait facilité l'adoption et l'adaptation de chacun de ses enfants à sa nouvelle vie. J'ai moi même adopté un fils (ailleurs qu'à Haïti) et pour avoir passé au total un mois et demi dans l'orphelinat dans lequel il se trouvait, je peux dire qu'un enfant qui s'y trouve placé et ce quelle que soit la raison (décès des parents biologiques, abandon, déchéance des droits parentaux) a vécu un traumatisme grave. Tout parent adoptif sait qu'une adoption réussie nécessite beaucoup de temps, de disponibilité, de patience, d'amour ... (Mon épouse et moi même nous nous sommes arrêtés de travailler 5 mois complet pour nous consacrer entièrement à notre enfant). Tous ces pseudos pédopsychiatres défoncent des portes ouvertes lorsqu'ils expliquent que les choses de seront pas toujours faciles, au moins la première ou les deux premières années mais qui parmi les adoptants affirme le contraire ? (Et encore, adopter un enfant de un an est très différent d'adopter un enfant de 4 ou 5 ans etc ...). Mais s'ils étaient restés à Haïti, ces mêmes pédopsychiatres pourraient-ils nous affirmer que ces enfants auraient été plus heureux ? Concernant l'intervention et le bilan de Monsieur Bernard Kouchner sur le sujet, et je sais que Madame Christine Okrent dirige (encore) France 24, la seule chose que je peux dire est que cet homme, que j'ai pourtant un jour tant admiré, a été en dessous de tout. Je ne comprends pas comment on peut avoir été ce qu'il a été et s'être comporté comme il s'est comporté devenu Ministre des Affaires Etrangères. C'est bien d'avoir voulu imposer l'AFA partout au motif que les procédures d'adoption devaient être régulées et contrôlées (ce qui étaient d'ailleurs déjà le cas) mais encore aurait-il fallu que l'AFA fonctionne. Car à défaut, le seul résultat obtenu est la chute (hors Haïti puisque la situation est exceptionnelle en 2010) du nombre d'adoptions. La vision simpliste des choses qui consiste à dire qu'il existe deux types de pays, d'une part les signataires de la Convention de la Haye dans lesquels les adoptions sont acceptables et d'autre part les non signataires de cette convention dans lesquels les adoptions doivent être combattues, a fait beaucoup plus de mal que de bien. Car cette vision condamne à "l'inadoptabilité" tous les enfants dont les dirigeants du pays n'ont pas signé cette convention de la Haye. En d'autres termes, selon les critères de Monsieur Bernard Kouchner, aujourd'hui mon fils devrait encore vivre dans son orphelinat ... C'est une chose que je n'oublierai et que je ne pardonnerai jamais.

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