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Asie - pacifique

Le dissident chinois Hu Jia a été libéré après trois ans de prison

©

Vidéo par Nicholas RUSHWORTH , Constance de BONNAVENTURE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/06/2011

Cinq jours après la libération de l'artiste et défenseur des droits de l'Homme Ai Weiwei, le dissident Hu Jia est sorti de prison. Il avait été condamné en 2008 à trois ans et demi de prison pour "tentative de subversion".

AFP - Un des dissidents chinois les plus connus, Hu Jia, a été libéré dimanche après trois ans de prison, quelques jours après un autre célèbre défenseur des droits de l'Homme, l'artiste Ai Weiwei, mais tous deux ne s'exprimeront probablement pas, sous la pression des autorités.

"Après une nuit sans sommeil, Hu Jia est arrivé chez lui à 02H30 du matin. Tranquille, très heureux. Il a besoin de se reposer. Merci à tous", a écrit sa femme, Zeng Jinyan, également militante des droits de l'Homme, sur son compte Twitter.

"Ces libérations servent l'image de la Chine"

Hu Jia, 37 ans, avait été condamné en avril 2008, quelques mois avant les jeux Olympiques, à trois ans et demi de prison, pour tentative de subversion en raison de ses propos publiés sur internet et ses entretiens accordés à la presse étrangère. Il a purgé la quasi-totalité de sa peine de prison.

Il s'était heurté au pouvoir communiste pour avoir défendu les malades du sida, l'environnement et le mouvement pour la démocratie de la place Tienanmen.

Il est le deuxième dissident célèbre -- Hu Jia a souvent été cité pour le prix Nobel de la paix depuis sa condamnation-- à être libéré par les autorités chinoises en quelques jours.

Mercredi soir, l'artiste Ai Weiwei avait été relâché sous caution, après près de trois mois de mise au secret, et quelques jours avant la visite du Premier ministre Wen Jiabao en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Son arrestation, au printemps, s'était produite au milieu de la pire vague de répression de la dissidence depuis les années post-Tienanmen, sur fond d'appels lancés sur internet pour des "rassemblements du jasmin" dans les principales villes chinoises inspirées par les récents soulèvements dans plusieurs pays arabes.

Comme Ai Weiwei, et d'autres dissidents libérés récemment, Hu Jia devrait voir sa liberté de parole et d'agissements strictement limitée, comme condition de sa sortie de prison.

Hu Jia "sera privé de ses droits politiques pendant un an et ne pourra pas rencontrer les médias", avait prévenu sa femme la semaine dernière sur son compte Twitter. "Pendant cette période, il devra soigner sa cirrhose et prendre soin de sa famille", avait-elle ajouté.

Le dissident souffre d'une cirrhose du foie qui a empiré en prison.

Pendant toute l'incarcération de son mari, Zeng Jinyan avait vivement critiqué sur son blog les traitements médicaux inadéquats, mais ses commentaires s'étaient adoucis ces derniers mois, signe de pressions exercées sur la jeune femme.

Le couple a une fillette de trois ans.

Les restrictions imposées à Hu Jia n'étaient pas encore connues dans le détail dimanche. Lui comme sa femme étaient injoignables par téléphone et la police interdisait aux journalistes d'approcher l'immeuble où le couple habite, dans la banlieue de Pékin.

Hu s'est d'abord battu contre les discriminations dont souffrent malades du SIDA et séropositifs en Chine, et contre les dégradations de l'environnement. Il est ensuite devenu le porte-parole de plusieurs groupes de victimes d'abus de pouvoir des autorités.

Lui et sa femme ont été fréquemment arrêtés ou assignés à domicile pendant de longues périodes, de manière arbitraire selon eux.

Le couple a tiré un court documentaire, disponible sur internet, d'une de leur période de détention en 2006/07, intitulé "Prisoners of Freedom city" ("Prisonniers de la ville de la liberté").

Hu Jia a été souvent cité pour le prix Nobel de la paix et a été distingué plusieurs fois, avec par exemple en 2008 le prix Sakharov "pour la liberté de pensée" décerné par le Parlement européen.

"La Chine a été une dictature pendant toute son histoire", avait déclaré le dissident à l'AFP en 2007. "Maintenant, je crois que nous avons une chance d'amener la démocratie à ce pays pour la première fois en 5.000 ans".
 

Première publication : 26/06/2011

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