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Afrique

Soro : "Après cette mission de la Cédéao, il ne restera que l'option militaire"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/01/2011

Dans une interview à FRANCE 24, le Premier ministre d'Alassane Ouattara estime que la diplomatie joue sa dernière carte avec la visite, ce lundi, de trois émissaires de l'organisation ouest-africaine à Abidjan.

FRANCE 24 a décidé de fermer provisoirement les commentaires de cette page en raison de la violence et/ou du caractère injurieux de certains propos postés.

 

Le Premier ministre d'Alassane Ouattara et leader des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro, est formel : la nouvelle tentative de médiation, menée ce lundi par trois émissaires de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et un représentant de l'Union africaine (UA) auprès de Laurent Gbagbo, est la dernière.

Un pays, deux présidents

"Le président de la République Alassane Ouattara a privilégié la diplomatie, a affirmé à la mi-journée Guillaume Soro à FRANCE 24. On y est. Après cette dernière mission de la Cédéao, l'option militaire devra être envisagée."

"Notre position est claire, a-t-il ajouté. Nous sommes convaincus que l'on ne négocie pas avec un dictateur. Il faut qu'il parte. Si Laurent Gbagbo ne donne pas son accord pour partir pacifiquement aujourd'hui, il ne reste à la Cédéao que l'option militaire. Mon gouvernement s'associera à toute initiative de recours à la force légitime pour instaurer la démocratie en Côte d'Ivoire."

"Tueries, assassinats et charniers"

Le 28 décembre, un mois après le second tour de la présidentielle, l'organisation ouest-africaine a en effet menacé de recourir à la force "pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien".

L'Ecomog, bras armé de la Cédéao

L'Ecomog a été créée par la communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en 1990 pour intervenir au Liberia, alors en proie à une guerre civile. Conçue au départ comme une solution temporaire, la Cédéao en fait une force permanente en 1999.

Outre le Liberia, l'Ecomog est intervenue en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et en Côte d'Ivoire.

Depuis, la Cédéao a enjoint le président sortant Laurent Gbagbo de céder son poste et lui a fait des propositions en ce sens. "S'il quitte pacifiquement le pouvoir, il pourrait bénéficier des avantages d'ancien chef d'État", a précisé Guillaume Soro à FRANCE 24.

Mais Laurent Gbagbo n'a cessé de répéter qu'il n'avait nullement l'intention de partir. Il a proposé en revanche de procéder à un recomptage des voix. Une option qualifiée de "totalement inacceptable" par Guillaume Soro, qui juge qu'il ne faut pas "que la crise perdure".

Depuis plus d'un mois, son camp est retranché à l'hôtel du Golf, à Abidjan, sous la protection des casques bleus. "Nous sommes à l'hôtel du Golf sous blocus, ce qui est inacceptable, a déclaré Guillaume Soro. Mais il y a plus grave que l'hôtel du Golf : il y a les populations qui continuent à être l'objet d'exactions. Ce sont ces femmes qui sont violées dans les quartiers, ce sont ces jeunes Ivoiriens aux mains nues qui sont extraits de leurs maisons et exécutés. Ce que je dis est étayé par les Nations unies qui confirment qu'il y a bien des tueries, des assassinats et même des charniers à Abidjan."

Le 23 décembre, Alassane Ouattara a demandé une enquête "rapide" à la Cour pénale internationale (CPI) sur des atteintes aux droits de l'Homme. Jeudi, à Genève, la Haute commissaire adjointe aux droits de l'Homme de l'ONU, Kyung-Wha Kang, s'est dite "alarmée par les violences occasionnées par l'élection présidentielle". Elle a fait état de 173 meurtres, 90 cas de tortures et mauvais traitements, 471 arrestations et 24 cas de disparitions forcées ou involontaires entre les 16 et 21 décembre.

"La Côte d'Ivoire est en guerre"

En revanche, les Nations unies n'ont pu jusqu'à présent confirmer l'existence de charniers. À Abidjan, l'Onuci a été empêchée à plusieurs reprises de se rendre sur différents sites. "Notre équipe a essayé d'enquêter à la suite d'informations concernant des charniers en plusieurs endroits, notamment à Anyama", dans la banlieue d'Abidjan, a déclaré, jeudi, le porte-parole des soldats de la paix de l'ONU, Nick Birnback. "Jusqu'à présent, ses efforts ont été entravés par les fidèles de l'ancien président."

Guillaume Soro accuse, lui, "les mercenaires libériens, qui ont été loués et payés par l'argent du contribuable ivoirien, et la Garde républicaine de Laurent Gbagbo", d'être responsables de ces violences.

"La Côte d'Ivoire est en situation de guerre. Quand il y a plus de 200 morts dans un pays, quand il y a plus de 20 000 réfugiés, c'est un état de guerre", dénonce-t-il.

Mais "cette crise est artificielle et imposée, poursuit-il. Le président élu par le peuple ivoirien a la légitimité pour mener la vraie réconciliation entre les fils et les filles de Côte d'Ivoire. Je n'ai aucun doute : le jour où Laurent Gbagbo quittera le pouvoir, ce sera une liesse, bien au-delà de nos frontières."

 

 

Première publication : 03/01/2011

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