Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

EXPRESS ORIENT

Le nouveau canal de Suez : un espoir pour l'économie égyptienne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Polémique autour du lycée squatté par des migrants à Paris

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Birmanie : la junte appelle à l'aide

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

L'Espagne retrouve un peu de sa santé économique

En savoir plus

DÉBAT

Changement climatique : le pari ambitieux de Barack Obama

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mexique: le cimetière des journalistes

En savoir plus

DÉBAT

John Kerry au Moyen-Orient : comment rassurer les pays du Golfe ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Plan climat : Barack Obama va au charbon

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Gabon : turbulences avec Paris

En savoir plus

FRANCE

Pour Alain Richard, la vente de sous-marins à l'Inde n'est pas à l'origine de l'attentat

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/01/2011

Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002, estime, dans Libération, que la vente de sous-marins à l'Inde en 2001 n'est pas à l'origine de l'attentat de Karachi orchestré par les services secrets pakistanais pour sanctionner ce contrat.

AFP - La décision de vendre des sous-marins à l'Inde en juin 2001 a suscité un "débat" avec les autorités pakistanaises de l'époque mais aucun conflit politique, a assuré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002, dans un entretien à paraître lundi dans Libération.

L'une des hypothèses envisagées pour expliquer l'attentat ayant tué 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 à Karachi est celle d'une action perpétrée par un groupuscule avec l'aval de certains responsables des services secrets pakistanais (ISI) pour sanctionner la vente de sous-marins français à l'Inde.

"Quand s'est ouverte la perspective d'un marché de sous-marins avec l'Inde, les assurances normales en pareil cas ont été données au partenaire pakistanais que les équipements éventuellement livrés à son voisin ne provoqueraient pas de déséquilibre militaire", a dit M. Richard.

"Cela a été un sujet de débat avec eux mais dans mon souvenir aucun signe de conflit politique n'a été donné", a-t-il ajouté.

"Les désaccords politiques éventuellement liés à un contrat d'armement avec l'Inde n'ont pas été retenus comme un risque de sécurité pour les personnels DCN", a encore dit l'ancien ministre.

De son côté, l'ancien directeur du renseignement de la DGSE, Alain Juillet, interrogé par Libération, estime que "l'hypothèse d'un attentat commis (à la) demande de l'ISI doit être retenue" avec comme élément déclencheur le choix de la France de vendre des sous-marins à l'Inde. M. Juillet a été en poste d'octobre 2002 à décembre 2003.

Le quotidien évoque également un officier pakistanais ayant cotoyé les salariés de la DCN au Pakistan et pour qui l'attentat a été commis par un groupuscule contrôlé par les services pakistanais.

La piste d'un attentat commis avec l'aval de militaires pakistanais dissidents, par conviction islamiste ou opposés à la vente d'armement français à l'Inde, ne peut complètement être écartée mais est fragile, selon le rapport de la mission d'information parlementaire publié en mai.

L'armée se considère comme le pilier de la nation pakistanaise, son rempart face à l'Inde, rappelle le rapport.


 

Première publication : 03/01/2011

  • FRANCE

    Un témoin affirme que l'Élysée serait intervenu dans l'affaire Karachi

    En savoir plus

  • FRANCE

    Renaud Donnedieu de Vabres mis en cause dans l'affaire Karachi

    En savoir plus

  • « Karachigate » une affaire d’état

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)