Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Cinéma : "Félicité", portrait d'une guerrière du quotidien à Kinshasa

En savoir plus

FACE À FACE

Valls votera Macron : le ralliement de trop pour "En Marche" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Trump contre la planète"

En savoir plus

FOCUS

Italie : la maire populiste de Rome, Virginia Raggi, à l'épreuve du pouvoir

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Amis Britanniques, vous nous manquez déjà. Ou pas"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Daily Mail traite le Brexit par-dessus la jambe

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Richard Ferrand : "Les amours tardives sont rarement désintéressées"

En savoir plus

LE DÉBAT

Conférence annuelle de l'AIPAC : quel avenir pour les relations israélo-américaines ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Louis Aliot : "Macron enfile des perles depuis le début de la campagne"

En savoir plus

FRANCE

Pour Alain Richard, la vente de sous-marins à l'Inde n'est pas à l'origine de l'attentat

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/01/2011

Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002, estime, dans Libération, que la vente de sous-marins à l'Inde en 2001 n'est pas à l'origine de l'attentat de Karachi orchestré par les services secrets pakistanais pour sanctionner ce contrat.

AFP - La décision de vendre des sous-marins à l'Inde en juin 2001 a suscité un "débat" avec les autorités pakistanaises de l'époque mais aucun conflit politique, a assuré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002, dans un entretien à paraître lundi dans Libération.

L'une des hypothèses envisagées pour expliquer l'attentat ayant tué 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 à Karachi est celle d'une action perpétrée par un groupuscule avec l'aval de certains responsables des services secrets pakistanais (ISI) pour sanctionner la vente de sous-marins français à l'Inde.

"Quand s'est ouverte la perspective d'un marché de sous-marins avec l'Inde, les assurances normales en pareil cas ont été données au partenaire pakistanais que les équipements éventuellement livrés à son voisin ne provoqueraient pas de déséquilibre militaire", a dit M. Richard.

"Cela a été un sujet de débat avec eux mais dans mon souvenir aucun signe de conflit politique n'a été donné", a-t-il ajouté.

"Les désaccords politiques éventuellement liés à un contrat d'armement avec l'Inde n'ont pas été retenus comme un risque de sécurité pour les personnels DCN", a encore dit l'ancien ministre.

De son côté, l'ancien directeur du renseignement de la DGSE, Alain Juillet, interrogé par Libération, estime que "l'hypothèse d'un attentat commis (à la) demande de l'ISI doit être retenue" avec comme élément déclencheur le choix de la France de vendre des sous-marins à l'Inde. M. Juillet a été en poste d'octobre 2002 à décembre 2003.

Le quotidien évoque également un officier pakistanais ayant cotoyé les salariés de la DCN au Pakistan et pour qui l'attentat a été commis par un groupuscule contrôlé par les services pakistanais.

La piste d'un attentat commis avec l'aval de militaires pakistanais dissidents, par conviction islamiste ou opposés à la vente d'armement français à l'Inde, ne peut complètement être écartée mais est fragile, selon le rapport de la mission d'information parlementaire publié en mai.

L'armée se considère comme le pilier de la nation pakistanaise, son rempart face à l'Inde, rappelle le rapport.


 

Première publication : 03/01/2011

  • FRANCE

    Un témoin affirme que l'Élysée serait intervenu dans l'affaire Karachi

    En savoir plus

  • FRANCE

    Renaud Donnedieu de Vabres mis en cause dans l'affaire Karachi

    En savoir plus

  • « Karachigate » une affaire d’état

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)