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Asie - pacifique

Le Premier ministre tente de désamorcer la crise politique

Vidéo par Achren VERDIAN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/01/2011

Privé de majorité au Parlement depuis le départ de l'un des principaux partis de sa coalition gouvernementale, Yusuf Raza Gilani doit rencontrer les leaders de l'opposition pakistanaise pour tenter de désamorcer la crise politique, ce lundi.

REUTERS - Le Premier ministre pakistanais Yusuf Raza Gilani va rencontrer lundi les principaux représentants de l'opposition pour tenter de désamorcer la crise politique après la rupture avec la deuxième composante de sa coalition.

Invoquant la hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement, le Mouvement Qaumi Muttahida (MQM), qui représente notamment les "mohajir", musulmans pakistanais chassés d'Inde après la partition de 1947 et leurs descendants, a annoncé dimanche son passage dans l'opposition.
 
Le départ du MQM, par ailleurs principale force politique à Karachi, la capitale

économique, a privé le gouvernement soutenu par les Etats-Unis de sa majorité à l'Assemblée nationale.
 
Si elle fait corps, l'opposition est désormais en mesure de faire tomber l'équipe de Gilani.
 
Le chef du gouvernement doit rencontrer dans la journée le président de la principale composante de la Ligue musulmane (PML-N), première formation de cette opposition.
 
"Le Premier ministre évoquera la situation politique et les moyens de résoudre cette crise avec Shahbaz Sharif", a déclaré un membre de ses services interrogé par Reuters.
 
Il doit en outre s'entretenir avec Chaudhry Shujaat, chef de file de la PML-Q, l'autre aile de la Ligue musulmane.
 
Quelques jours avant la rupture avec le MQM, la coalition gouvernementale avait subi la défection de la Jamiat-e-Ulema-e-Islam (JUI), formation plus modeste favorable aux taliban.
 
"Le gouvernement ne tombera pas. Je ne vois pas la crise venir", a assuré dimanche le premier ministre.     
 
Pour la plupart des observateurs, en revanche, Gilani n'ira pas au bout de son mandat, qui expire en 2013, mais les chancesde voir l'opposition serrer les rangs pour former un nouveau gouvernement paraissent minces. La PML-N, fidèle à Nawaz Sharif,
entretient des relations difficiles avec les autres formations. L'hypothèse la plus probable serait donc celle d'élections anticipées. 
 

Première publication : 03/01/2011

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