Dernière modification : 06/01/2011 

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La FAO s'alarme des niveaux records atteints par les prix alimentaires

Selon les derniers chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix alimentaires dépassent les records qui, en 2008, avaient provoqué des "émeutes de la faim" aux quatre coins du globe.

Par Julien FANCIULLI (vidéo)
Dépêche (texte)
 

REUTERS - Les prix alimentaires mondiaux ont atteint un nouveau record en décembre et les récents évènements climatiques sont en partie responsables, a déclaré mercredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice mensuel de la FAO, qui mesure les variations de prix d'un panier de produits incluant céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre, s'est établi à 214,7 points
le mois dernier, contre 206,0 en novembre.

Ce niveau, alimenté par la hausse des prix du sucre et la pression sur les céréales et les oléagineux, dépasse le record de 213,5 points atteint en juin 2008, qui avait provoqué des émeutes, dites de "la faim", dans plusieurs pays.

L'économiste de la FAO Abdolreza Abbassian a déclaré à Reuters que l'Organisation était inquiète de l'imprévisibilité de l'activité météorologique actuelle.

"Les prix peuvent encore beaucoup augmenter pour plusieurs raisons: si le temps sec en Argentine se transforme en sécheresse comme cela semble être le cas, si nous commençons à rencontrer des problèmes avec les dégâts hivernaux pour la récolte du blé dans l'hémisphère Nord", a -t-souligné.

Les facteurs de la crise de 2008 ne sont pas réunis

Les dégâts hivernaux apparaissent lorsque le froid attaque la levée des graines, généralement en automne, endommageant la récolte de l'année suivante.

Abdolreza Abbassian a ajouté que malgré des prix élevés, certains des facteurs qui avaient provoqué les émeutes parfois mortelles de 2008, n'étaient pas d'actualité, réduisant le risque de voir des troubles réapparaître.

La conjonction des prix élevés du pétrole et des carburants, du recours grandissant aux biocarburants, du mauvais temps et de la montée en flèche des marchés à terme avait fait exploser les prix alimentaires en 2007/2008. Elle avait provoqué de violentes
protestations dans plusieurs pays, notamment en Egypte, au Cameroun et en Haïti.

En septembre dernier, 13 personnes ont été tués au Mozambique au cours d'émeutes qui s'étaient produites après une augmentation de 30% des prix du blé, elle-même provoquée par un bond des prix mondiaux. (voir [ID;nLDE6861RP])

Les cours des céréales se sont envolés en 2010, ceux du blé ayant été exacerbés par une série d'évènements climatiques, notamment par la sécheresse en Russie et dans les pays limitrophes de la Mer Noire. Le prix du blé européen a doublé et, aux Etats-Unis, le maïs a augmenté de plus de 50% tandis que les graines de soja ont fait un bond de 34%.

Stocks très bas

La faiblesse des stocks de céréales américains risque de devenir critique pour les marchés. La Chine se montre en particulier très gourmande en maïs et tient absolument à se procurer des stocks de réserves suffisants.

"Les fondamentaux du marché du maïs sont clairement les plus tendus", a déclaré l'analyste de la Société Générale Emmanuel Jayet.

"C'est la céréale pour laquelle les stocks sont déjà très bas, et où il est question que les stocks se réduisent davantage, à des niveaux historiquements bas", a précisé Emmanuel Jayet, ajoutant qu'il s'attendait également à une hausse des prix du soja et du blé.

Les cours du pétrole brut ont également grimpé à un plus haut en raison de la reprise de la demande mondiale, qui a relancé les inquiétudes sur le double fardeau que va constituer des prix alimentaires et énergétiques élevés pour les pays en dévelopement qui ne sont pas autosuffisants, a dit Abdolreza Abbassian.

"Ce sera notamment le cas pour les pays qui rencontrent des tensions inflationistes. Les pays qui se développent rapidement sont plus vulnérables," a-t-il ajouté, évoquant l'Inde et la Chine.

Il n'a cependant pas jugé que les prix du pétrole allaient affecter les marchés des céréales et des oléagineux dans la même proportion qu'en 2007/2008, parce qu'une poussée aussi importante et soudaine n'a pas été constatée et que l'industrie des biocarburants ne grandit plus aussi rapidement qu'à cette période.

L'indice des prix du sucre s'est envolé à 398,4 points en décembre contre 373,4 points le mois précédent.

Celui des céréales est passé à 237,6 points, son plus haut niveau depuis août 2008, contre 223,3 en novembre.

Celui des oléagineux a grimpé à 263,0 points contre 243,3.

Commentaires (3)

repas éco tous les jours

pour payer les merdes Françaises et les grèves et les paies des ministres en cours de pieds au cul.

n'importe quoi

Faire moins d'enfant ne fera pas baisser les prix. La pollution existe certes, mais il est bien trop facile de tous lui mettre sur le dos.
Notre planète a ses humeurs et son propre rythme de vie et nous sommes impuissants devant ses catastrophes. Si un jour une météore frappe la terre, vous mettrez aussi la pollution en cause.....

Hausse des prix des denrées alimentaires

Etant donné le nombre d'inondations et de canicules qu'a connu la planète cette année-ci, il n'est pas étonnant que les récoltes aient été mauvaises et que les prix des denrées alimentaires s'en ressentent. Je pense que la tendance va continuer à s'accentuer. Il faudrait vraiment que nous commencions à polluer moins. Et ceci ne sera vrai que si nous faisons de gros efforts dans ce sens et si nous sommes moins nombreux. Il faut absolument réguler le nombre de naissance sur la planète. Un enfant par couple, c'est plus qu'assez. Bonne journée, Viviane Tits.

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