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Asie - pacifique

Climat tendu à Lahore à l'heure des funérailles de Salman Taseer

©

Vidéo par Karim YAHIAOUI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/01/2011

Les funérailles du gouverneur de la région du Pendjab assassiné mardi doivent avoir lieu ce mercredi à Lahore. La ville a été placée sous haute surveillance par les autorités. Un deuil national de trois jours a été décrété.

AFP - Le Pakistan était en deuil et en alerte mercredi avant les funérailles du gouverneur du Pendjab, assassiné la veille en raison de son opposition à la loi sur le blasphème, un meurtre qui souligne selon les experts la progression des idées islamistes dans la société.
              
Salman Taseer, 66 ans, figure du parti du peuple pakistanais (PPP) au pouvoir qui n'hésitait pas à critiquer ouvertement l'islamisme, a été abattu par un de ses gardes qui a vidé son chargeur d'arme automatique sur lui et l'a criblé de 29 balles dans un quartier cossu de la capitale Islamabad.

Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national à la suite de ce crime politique, le plus important au Pakistan depuis la mort fin 2007 de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto dans un attentat suicide.
              
L'assassinat de M. Taseer a notamment été condamné par les Etats-Unis, allié d'Islamabad à qui il réclame d'en faire plus contre les rebelles islamistes sur son sol, et par l'ONU et l'Union européenne.
              
La dépouille de M. Taseer a été transportée mardi soir à Lahore, capitale de la province du Pendjab et siège de son gouvernement, où les funérailles nationales ordonnées par le Premier ministre Yousuf Raza Gilani devaient débuter vers 13H00 (08H00 GMT) selon les autorités.
              
La ville était sous haute surveillance avant cette cérémonie où de nombreux responsables politiques étaient attendus, et sous tension après les manifestations mardi de dizaines de partisans du PPP dénonçant l'assassinat.
              


"Lahore et tout le Pendjab sont en alerte. Nous avons assez de forces déployées en réserve", a précisé le chef de l'administration de la ville, Khusro Pervez.
              
M. Gilani, confronté ces jours-ci à une grave crise politique qui menace son gouvernement, a appelé mardi au calme pour éviter de violentes manifestations, comme le pays en a connu dans le passé après des assassinats politiques.
              
Les enquêteurs devaient de leur côté déterminer si le garde de M. Taseer, Malik Mumtaz Hussain Qadri, a agi seul ou s'il s'agissait d'un complot plus large. Selon les autorités, il s'est immédiatement rendu et a avoué avoir tué le gouverneur en raison de son opposition à la loi sur le blasphème.
              
Homme d'affaires à succès, Salman Taseer était un des rares responsables pakistanais qui n'hésitait pas à critiquer à haute voix les islamistes.
              
Libéraux et conservateurs au Pakistan s'opposent régulièrement au sujet de la loi controversée sur le blasphème, revenue sur le devant de la scène en novembre dernier avec la condamnation à mort d'Asia Bibi, une paysanne mère de famille, accusée d'avoir blasphémé contre le prophète Mahomet.
              
"Taseer était un des rares hommes politiques prêt à risquer sa vie en s'affichant sans ambiguïté contre les discriminations et abus", note Ali Dayan Hasan, chercheur pour l'ONG Human Rights Watch dans la région.
              
Son assassinat et les menaces proférées contre d'autres personnalités libérales soulignent selon plusieurs analystes locaux la profonde progression de l'extrémisme religieux dans la société, quelques jours après une grève générale à l'appel des conservateurs contre toute modification de la loi sur le blasphème qui a fait fermer de nombreux commerces dans le pays.
              
La mort de Salman Taseer intervient alors que le gouvernement, minoritaire au parlement après la défection dimanche d'un de ses principaux alliés au sein de la coalition au pouvoir, est désormais à la merci de l'opposition, qui peut le faire tomber si elle s'unit pour déposer une motion de censure.
              
Son chef Nawaz Sharif a lancé mardi un ultimatum à M. Gilani, lui donnant trois jours à partir de la fin du deuil national pour annoncer des réformes.


Première publication : 05/01/2011

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