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Economie

L'avenir de la télévision passe par Internet

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 06/01/2011

Le CES 2011 marque le sacre des téléviseurs connectés à l’Internet. Les constructeurs, échaudés par l’échec de la 3D, misent beaucoup sur cette nouvelle tendance. Seule inconnue : le consommateur va-t-il suivre le mouvement ?

Je zappe donc je surfe. Les constructeurs ont cogité sec cette année au Consumer electronic show (CES) de Las Vegas pour tenter de mettre sur orbite leur nouvelle coqueluche : la télévision connectée à l’Internet. Les constructeurs LG, Samsung et autres Sony ont tous présenté, lors de ce salon mondial des nouvelles technologies, des télés permettant d’avoir accès à du contenu en ligne.


Le principe est simple : grâce à une connexion wi-fi intégrée à l’écran, le téléspectateur peut non seulement regarder les chaînes de télévision classiques, mais également zapper sur YouTube, se connecter à Facebook ou  accéder à d'autres services en ligne.


Une telle offre ne date pas de 2011. En 2010 déjà, la télé connectée avait commencé à pointer le bout de son nez. Mais le choix des services était limité du fait essentiellement de la difficulté pour les constructeurs à signer des accords avec des grands studios pour offrir des services attrayants. Les choses se sont accélérées en fin d’année et tout le monde semble s’être pris au jeu. Du moins aux Etats-Unis où des chaînes comme CBS ou ESPN (chaîne de référence pour le sport, NDLR) vont davantage donner accès à leur contenu en ligne. D’autres acteurs, comme la radio Internet Pandora, où le site de recommandations de sorties Yelp ont également pris le train en marche.

L'Internet s'envole, la 3D bat de l’aile

Le coup d’accélérateur en direction de l'Internet peut donc sembler naturel. Sony espère d'ailleurs vendre plus de 65 millions de téléviseurs connectés à Internet rien qu’aux Etats-Unis en 2011. Pour bien enfoncer le clou de la connexion omniprésente, les constructeurs présents au CES ont étendu cette tendance à d’autres machines. LG veut ainsi mettre du wi-fi dans des frigos ou des fours. Ces objets pourraient alors avertir automatiquement si des produits sont périmés ou si le rôti est trop cuit. D’autres, comme Sony, intègrent cet accès au web aussi à des lecteurs blu-ray. Pioneer, quant à lui, a conçu des autoradios qui prennent les autoroutes de l’information pour se connecter à Facebook ou Twitter.


Cette omniprésence du "tout connecté" s’explique également par le flou qui règne autour de la 3D. La grande tendance 2010 bat quelque peu de l’aile et les constructeurs cherchent à voir si l’herbe est plus verte sur Internet. Certes, certains comme Samsung ou Sony, s’y accrochent, mais les ventes sont décevantes. En 2010, la 3D n’a représenté que 3% des ventes de téléviseurs haute définition selon le Financial Times du 16 décembre. Le prix d’un tel écran, plus de 3000 euros en moyenne, semble d’autant plus élevé qu’il n’y a que très peu de contenus disponibles en trois dimensions.


L’autre avantage de la télé connectée est qu’elle peut représenter une source de revenus supplémentaires. Si pour l’instant l’accès aux services en ligne est globalement gratuit, rien n’empêche les constructeurs de se mettre à proposer, à l'avenir, davantage d’options payantes.

HIGH-TECH

Première publication : 06/01/2011

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