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Moyen-orient

De retour d'exil, Sadr appelle à la "résistance" contre l'armée américaine

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/01/2011

Pour sa première apparition publique depuis son retour d'exil, le leader chiite a appelé ces concitoyens à l'unité, avant d'accuser, devant 20 000 partisans, les États-Unis et Israël d'être les ennemis de l'Irak.

AFP - Le chef radical chiite Moqtada Sadr a appelé samedi ses partisans à "résister par tous les moyens" aux forces américaines, dans son premier discours à Najaf depuis son retour en Irak d'un exil volontaire de quatre ans, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"Nous résistons toujours à l'occupant, par la résistance militaire et par tous les moyens", a déclaré Moqtada Sadr devant 20.000 de ses partisans rassemblés dans le quartier d'Al-Hannana, dans le centre de cette ville sainte à 150 km au sud de Bagdad.

Mais il a également exhorté ses fidèles à ne pas s'en prendre aux Irakiens et appelé à l'unité.

"Notre bras ne touchera aucun Irakien. Nous viserons seulement l'occupation, par tous les moyens de résistance. Nous sommes un peuple, et nous ne sommes pas d'accord avec les groupes responsables de meurtres", a-t-il ajouté.

Moqtada Sadr, qui jouit toujours d'une immense popularité chez les chiites défavorisés, a en outre affirmé qu'il se tenait à l'écart de la politique.

S'il a mis un terme en 2008 aux activités militaires de sa milice, l'Armée du Mahdi, il demeure à la tête d'un puissant courant politique qui a joué un rôle crucial dans le processus de formation du nouveau gouvernement d'union nationale.

Les sadristes comptent 39 députés (sur 352) et ont obtenu un des deux postes de vice-président du Parlement. Six membres de ce courant siègent en outre au sein du gouvernement.

"L'Irak a traversé des périodes difficiles, qui ont fait pleurer tout le monde à l'exception de nos ennemis, l'Amérique, Israël et la Grande Bretagne", a lancé Moqtada Sadr.

"Alors répétez après moi: +Non, non, à l'Amérique!+".

La réponse de la foule n'étant pas suffisamment forte à son goût, il a enchaîné: "Avez-vous peur de l'Amérique? Dites :+Non, non à l'Amérique!+, "Non, non à Israël!". Des slogans repris dans un grondement par ses partisans rassemblés au milieu d'un étroit dispositif de sécurité.

"Tourner la page"

Il a également appelé à l'union des Irakiens, lors du discours prononcé devant un portrait géant de son père, Mohammed Sadek Sadr, assassiné par les forces de l'ex-président Saddam Hussein en 1999.

"Il faut tourner pour toujours la page du conflit entre les frères, et vivre dans la paix et la sécurité", a-t-il dit, faisant reprendre à la foule les slogans "Oui, oui à l'Irak", "Oui, oui à la paix", "Oui, oui à l'harmonie".

Moqtada Sadr a également affirmé qu'il se tenait à l'écart de la politique.

"Le gouvernement irakien a été formé avec ses ministres. S'il est au service du peuple et lui apporte la sécurité, nous sommes avec lui", a-t-il dit.

Mais il a demandé aux autorités de relâcher les membres de son courant toujours emprisonnés.

Moqtada Sadr avait créé en 2003 l'Armée du Mahdi, qui a plusieurs fois affronté l'armée américaine lors de sanglantes révoltes.

En août 2008, il a décrété un arrêt définitif des opérations de sa milice, après une année d'une trêve unilatérale respectée à l'exception de combats à Bagdad au printemps 2008 contre les forces irakiennes et américaines.

Première publication : 08/01/2011

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