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Asie - pacifique

Des milliers de manifestants à Karachi pour défendre la loi anti-blasphème

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/01/2011

Plus de 40 000 Pakistanais ont défilé à Karachi pour s'opposer à un éventuel amendement de la loi punissant le blasphème de la peine de mort. Les manifestants défendent également l'assassin (photo) du gouverneur Taseer, abattu mardi à Islamabad.

AFP - Plus de 40.000 personnes manifestaient dimanche selon la police à Karachi, dans le sud du Pakistan, contre toute révision de la loi prévoyant la peine de mort en cas de blasphème contre l'islam et en soutien à un policier ayant tué un gouverneur qui souhaitait qu'elle soit amendée.

Mardi à Islamabad, un policier d'élite qui assurait sa protection avait criblé de 29 balles de fusil d'assaut Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab, la plus riche et la plus peuplée. C'était une figure libérale et opposée aux fondamentalistes musulmans, membre du Parti du peuple Pakistanais (PPP) au pouvoir.

Le policier l'a tué au cri d'"Allah est grand" et, selon le gouvernement, parce que M. Taseer voulait amender cette loi contestée par une frange minoritaire de la société civile après la récente condamnation à mort d'une chrétienne accusée par des femmes musulmanes de son village d'avoir blasphémé contre le prophète Mahomet.

Mumtaz Qadri, un héros pour les manifestants

La manifestation de Karachi, capitale économique du Pakistan (quelque 18 millions d'habitants), était organisée par des partis fondamentalistes musulmans. "Il y a plus de 40.000 manifestants", a déclaré à l'AFP un officier de police de la ville. Le chiffre a été confirmé par un de ses pairs.

Le gouvernement pakistanais a pourtant répété ces dernières semaines qu'il n'était pas question pour lui d'amender la loi sur le blasphème.

"Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour la dignité du prophète Mahomet", lisait-on sur une banderole brandie par des manifestants, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Nombre de manifestants arboraient la photo du policier qui a tué M. Taseer, Malik Mumtaz Hussain Qadri, arrêté après le meurtre et qui jouit, depuis, d'un soutien croissant dans toutes les couches de la société pakistanaise et dans certains médias. Son cas déclenche chaque jour des manifestations de soutien.

"Mumtaz Qadri n'est pas un meurtrier, c'est un héros", scandaient les manifestants, dont certains appelaient au jihad, la "guerre sainte".

Selon un journaliste de l'AFP, il s'agissait d'une des plus importantes manifestations organisées par des partis religieux ces dernières années.

Le blasphème au "pays des purs"

La quasi-totalité des quelque 170 millions d'habitants de la république Islamique du Pakistan sont musulmans et les chrétiens en composent une toute petite minorité.

Le pays est le théâtre d'une montée en puissance des partis religieux mais, surtout, d'une campagne extrêmement sanglante d'attentats perpétrés essentiellement par des kamikazes des talibans alliés à Al-Qaïda, qui a fait plus de 4.000 morts en trois ans et demi.

Les talibans, à l'unission d'Oussama ben Laden en personne, avaient décrété à l'été 2007 le jihad au gouvernement d'Islamabad pour son soutien à la "guerre contre le terrorisme" de Washington depuis fin 2001.

Le Pakistan est la seule puissance militaire nucléaire connue du monde musulman.

Les zones tribales du nord-ouest, bastion des talibans, sont devenues le quartier général d'Al-Qaïda et le principal sanctuaire de ses combattants, de même qu'une base arrière important des talibans de l'Afghanistan voisin.

M. Taseer a eu droit à des funérailles nationales mais il n'y a guère que les élites qui se sont dites horrifiées par le crime. Jeudi, à son arrivée au tribunal, son meurtrier présumé a été couvert de pétales de rose.

Salman Taseer avait publiquement soutenu et rendu visite en prison à Asia Bibi, une mère de famille chrétienne condamnée à mort après avoir été accusée d'avoir blasphémé contre le prophète Mahomet. Son sort dépend d'un appel auprès d'une cour de Lahore (est).

Aucune peine capitale pour blasphème n'a été exécutée ces dernières décennies au Pakistan. Les cours d'appel les commuaient jusqu'alors systématiquement en peines de prisons quand elle n'annulaient pas les condamnations de première instance.

Première publication : 09/01/2011

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