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Quand les Dieux se penchent sur l'épiscopat de la Sainte-Trinité
Port-au-Prince cache bien ses merveilles. Il suffit parfois d'un coup de chance ou d'une rencontre fortuite pour qu'un coin de paradis s'offre au visiteur. Petit détour par la cour de l'épiscopat de la Sainte-Trinité.
En arrivant à Port-au-Prince, sur le tarmac de l'aéroport, j'avais échangé quelques mots avec un homme dont le sac contenait un violon. Un musicien français de l'orchestre de Stuttgart qui venait dispenser, une semaine durant, des cours de violoncelle à de jeunes Haïtiens. Quelques jours plus tard, je me suis vaguement rappelé de l'adresse qu'il m'avait alors indiquée : le quartier de l'Église de la Sainte-Trinité. J'y ai traîné mes chaussures poussiéreuses samedi après-midi, un peu par hasard, un peu par curiosité.
J'y ai vécu un moment de grâce. J'aurais pu jurer que toute la sérénité, toute l'harmonie et toute la paix du monde s'étaient donné rendez-vous dans la cour de l'épiscopat de la Sainte-Trinité, où une trentaine de jeunes musiciens ont joué la 7e symphonie de Beethoven, sous la direction du père David César. Un havre de paix en plein cœur de la chaotique capitale haïtienne.
Les instruments n'étaient pas tout à fait accordés, une fausse note fusait de temps en temps et l'ensemble, parfois, s'interrompait après une mesure ratée, mais, qu'importe, la magie opérait. Pendant deux heures, cette cour est devenue un coin de paradis, un endroit élu par les Dieux. Deux petites heures divines volées au tumulte de la ville, loin de la poussière et de la misère.
Malheureusement, les Dieux haïtiens ont le sens de l'équité. Pour un petit coin de paradis, un moment d'enfer. La grâce n'a malheureusement pas touché la discothèque qui jouxte l'hôtel où nous logeons. La nuit, les baffles y crachent du kompas agressif et des reprises douteuses de morceaux déjà peu gracieux dans leur version originale. Les boules Quiès n'y font rien. Je passe donc de Beethoven à "Barbie Girl" remixé façon haïtienne. C'est dur. Il est 2 heures 30 à Port-au-Prince, 8 heures 30 à Paris. La nuit va être longue.
























Commentaires (6)
au peuple haïtien tout entier,
nous pensons à vous,nous vous comprenons mieux car nous parlons la même langue.je pense que notre foi chrétienne qui est aussi la votre ne peut qu'adouçir votre immense peine, pour ceux qui ont besoin d'un soutient moral,levez les yeux et essayez de voir et de prendre cette main qui se tend vers vous,VOUS TOUS NE SEREZ pas oubliés....
les Dieux Haitiens
Le bonheur et l'amour se cachent souvent dans des lieux incongrus. Cette magie devrait être plus souvent partagée, cela nous changerait de rites télévisuels souvent médiocres (je suis sympa). Je pense néanmoins que la journaliste est un peu dur dans sa critique musicales, la 7ème de Bethov n'étant pas à la portée de tout un chacun...
quand les Dieux se penchent sur l'épiscopat de la Sainte Trinité
magnifique reportage de Gisèle LE ROUX, de part les sentiments qu'elle n'hésite pas à nous faire partager, sa rédaction sobre, humaine et gardant, soulignant, le positif d'un instant vécu, voulu par quelques uns - ceci par rapport au pays bouleversé - je ne me rappelle pas avoir lu ou entendu un(e) journaliste mettant en avant des faits comme celui-ci, tout en restant modeste - j'espère que Gisèle LE ROUX restera dans cette voie et qu'elle sera appréciée selon ses qualités d'une vraie journaliste qui ne fait pas dans le sensationnel purement médiatique !
Un Pays malchanceux
Cet article me plonge dans la confusion. Definitivement on raconte rien de bon au sujet d'Haiti. Y'a t'il un "mauvais zouk" haitien? nous n'avaons pas de Zouk en haiti, mais le compas...il faudrait bien que l'auteur de cet article se rensegne davantage sur le pays. on fait semblant de dire des choses bonnes mais en realite, c'est le contraire! Que Dieu vienne en aide a ce journaliste indelicat.
c'est super de voir ça en
c'est super de voir ça en Haïti; comme pour dire qu'il y a de très belles choses et de l'espoir pour ce pays.
tiens, enfin les journalistes
tiens, enfin les journalistes de france 24 ont vu quelque chose de bien en afrique cool.
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