Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Ahmed Abba condamné à 10 ans de prison

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Présidentielle 2017 : le soutien à Emmanuel Macron divise

En savoir plus

FOCUS

Kenya : quand la sécheresse entraîne la violence

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Un an après, A'salfo rend hommage à Papa Wemba

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Battre le FN ne suffit pas"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le Pen - Macron : deux programmes économiques que tout oppose

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Présidentielle : le choc de deux France"

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Un an après les attentats, une Belgique meurtrie

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

La Belgique, au cœur de l’Europe sans états d’âme?

En savoir plus

Afrique

Le médiateur nigérian Obasanjo invite Gbagbo à quitter le pouvoir

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/01/2011

L'ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo a effectué une visite surprise ce week-end à Abidjan. Il a rencontré Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, invitant le premier à l'alternance et rappelant au second le soutien de la Cédéao.

AFP - L'ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo a rencontré dimanche à Abidjan successivement Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara, une médiation pour tenter de résoudre la grave crise politique en Côte d'Ivoire, a-t-on appris auprès des deux camps.

Après de premiers tête-à-tête dans la foulée de son arrivée samedi, M. Obasanjo s'est entretenu de nouveau dimanche avec les deux hommes. Sa visite n'avait pas été annoncée, pas plus que le cadre dans lequel il l'effectue.

L'Ecomog, bras armé de la Cédéao

L'Ecomog a été créée par la communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en 1990 pour intervenir au Liberia, alors en proie à une guerre civile. Conçue au départ comme une solution temporaire, la Cédéao en fait une force permanente en 1999.

Outre le Liberia, l'Ecomog est intervenue en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et en Côte d'Ivoire.

Le président sortant Laurent Gbagbo est sous la menace d'une opération militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'il ne cède pas le pouvoir à M. Ouattara, reconnu chef d'Etat par la communauté internationale.

Selon une source diplomatique africaine, M. Obasanjo a été envoyé en mission par le président en exercice de la Cédéao, le chef d'Etat nigérian Goodluck Jonathan.

L'ex-dirigeant du Nigeria a expliqué à M. Gbagbo "le caractère inéluctable de l'alternance" au sommet de l'Etat ivoirien, et fait part de "la détermination de l'Afrique à atteindre cet objectif", selon cette source.

Il a exprimé à M. Ouattara "le soutien fort de la communauté internationale" et son attachement au "respect des résultats" de la présidentielle du 28 novembre "tels que proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI)", a indiqué ce diplomate.

Un pays, deux présidents
La CEI avait déclaré vainqueur M. Ouattara, mais le Conseil constitutionnel avait invalidé ces résultats et proclamé élu M. Gbagbo.

Le ministre des Affaires étrangères de M. Gbagbo, Alcide Djédjé, qui a également rencontré M. Obasanjo, a affirmé au contraire que ce dernier effectuait une "mission de prospection", "non officielle" même s'il en "a informé certains chefs d'Etat de la région".

"Il n'a aucune solution et il est venu, en ami de la Côte d'Ivoire, pour qu'on recherche ensemble des solutions", a assuré à l'AFP ce proche de M. Gbagbo.

L'ex-numéro un nigérian devrait quitter la Côte d'Ivoire lundi, a-t-il précisé.

Une nouvelle mission de la Cédéao, accompagnée par l'Union africaine, a échoué le 4 janvier à Abidjan à trouver une issue à la crise, qui a fait autour de 200 morts selon l'ONU depuis mi-décembre.

Première publication : 10/01/2011

  • CÔTE D'IVOIRE

    La Cédéao va-t-elle intervenir militairement en Côte d’Ivoire ?

    En savoir plus

  • AFRIQUE

    L'Ecomog, bras armé de la Cédéao

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Ouattara promet le départ de Gbagbo "avant la fin du mois de janvier"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)