- Haïti - Musique - Séisme en Haïti
L'orchestre du père David César, un instant de grâce dans le chaos haïtien
Après l'effondrement, il y a un an, de l'église de la Sainte-Trinité qui se dressait en plein cœur de Port-au-Prince, les répétitions de l'école de musique de l'épiscopat ont repris en plein air. Instants magiques.
Courir les rues de Port-au-Prince par une moite après-midi de janvier, s'imprégner du bruit, de la chaleur, de la pollution et de la foule, puis rejoindre l'église de la Sainte-Trinité, s'asseoir sous le préau et attendre que la magie opère. C'est dans cette enceinte que répète l'école de musique de l’épiscopat. Dès les premières notes, le spectateur oublie tout. Les ruines, la ville, les soucis. Le magicien ? Le père David César, maître des lieux. L’homme manie l'humour comme sa baguette de chef d'orchestre, avec légèreté et désinvolture. Il rit à gorge déployée, d'un rire sonore qui résonne sur le carrelage.
Son orchestre est à son image : un peu bordélique, sans fioritures mais d'un charme fou. Les musiciens répètent le deuxième mouvement de la 7e symphonie de Beethoven. La mélodie prend aux tripes malgré les quelques fausses notes. Elle se mélange à la rumeur de la ville qui entoure l'épiscopat. Depuis plusieurs jours, les répétitions vont bon train : l'orchestre doit jouer en public le 12 janvier, jour anniversaire du séisme.
Répétitions en plein air
L'épiscopat a subi de lourdes pertes matérielles pendant le tremblement de terre qui a secoué Haïti l’an dernier. De l'église, il ne reste plus que quatre murs effrités. Onze cloches intactes ont été récupérées et entreposées derrière ce qu'il reste du bâtiment. Dès que l’épiscopat aura récolté suffisamment d’argent pour reconstruire l’édifice, elles seront remontées à leur place, dans le clocher.
Le bâtiment de quatre étages qui s'élevait à l'endroit même où l'orchestre répète aujourd'hui, s'est aussi écroulé. Il abritait un auditorium ainsi que les salles de classe de l'école primaire et de l'école de musique. Le père David César était à l'intérieur, avec une quarantaine d'élèves. Quand ils sont sortis, il en manquait deux. "On est retournés les chercher à l'intérieur. Ils étaient vivants, mais coincés sous les décombres", se rappelle l'ecclésiastique.
Ariane, 24 ans, est l'une de ces deux rescapés. Un an plus tard, sous le préau construit à l'endroit même où les murs ont bien failli l'écraser, elle se tient droite et concentrée sur sa partition. Dans l'orchestre, elle est contrebassiste. "La musique, c'est une sorte d'anti-stress, de thérapie pour moi. Je me sens bien quand je joue. La musique, c'est ma vie", déclare la jeune femme, tout sourire.
Un concert pour les rescapés
Elle faisait aussi partie des quelques musiciens qui, deux semaines après le séisme, sont allés jouer sur le Champ-de-Mars de Port-au-Prince. Une idée du père David César destinée à "remonter le moral des gens qui étaient sous les tentes". Au départ, la jeune femme n'était pas vraiment emballée. "Je n’avais pas bien envie d'y aller, je trouvais ça un peu déplacé, se souvient-elle. Mais, finalement, les gens étaient hyper contents. Ils dansaient avec la musique."
Dans les décombres du bâtiment, élèves et professeurs ont pu sauver quelques instruments, récupérer quelques partitions. Dès le mois de mars dernier, les cours ont pu progressivement reprendre. L'épiscopat a reçu du matériel et des instruments venant des quatre coins du monde. Et les musiciens étrangers, invités tous les étés à se rendre à la Sainte-Trinité, n'ont pas cessé leurs visites.
Les élèves, en revanche, sont bien moins nombreux. "Avant le tremblement, 1 500 jeunes fréquentaient les écoles de l'épiscopat [une annexe se trouve à Pétionville, un quartier de Port-au-Prince]. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 800", assure le prêtre, soudain grave. "Il y a eu un tel exode : les enfants sont partis en province", assure-t-il, évoquant avec pudeur ses élèves disparus.
Son orchestre est son plus beau pied de nez à la catastrophe et au chaos qui a suivi. Un orchestre, se plait-il à dire, "est un exemple d'harmonie, de discipline et de tolérance : on ne joue pas la même chose, on ne joue pas le même instrument et pourtant, on réussit à produire quelque chose de beau."

































Commentaires (10)
sympatique gaëlle le roux
mais chère madame vous auriez pu éviter d'écrire le mot "bordelique" complêtement déplacé,le mot cahin-caha aurait dû être préferé..! !cependant, il est intéressant de vous lire;
merçi .
Consolation et Renouvellement d'Espoir dans la Musique
Que c'est beau à voir... Un peu de réconfort pour nos âmes meurtries. Merci.
haiti
16/ ce poème est dédié aux épuisés de HAITI, attendant la solidarité, les sauveteurs d’une vie finie
HORREUR A HAITI
Loin
Très loin même... de mon pays
La Tunisie
A Haïti
Dans cette cité des perdus
Sur les rives des agonies
J’entends des cris
Un hurlement triste
Et un chant pis ... les contrits des méries
D’une vie finie
Des épuisés de Haïti
D’une humanité vie en souci
Sans abris ... Sans habits...
Pleurant la vie ... pourri
Une nature n’est pas ravie
Conséquence de la faiblesse d’esprits
D’une création égarées de l’idéal régie
Le créateur puissant à l’infini...
Généreux comme jadis...
Vigoureux lorsqu’il puni
Allah souvent averti
La terre tremble
Voila un devis...
A celui qui n’obéit
Des larmes coulent
A fort débit...
Des constructions détruits...
Des humains rejetés sans vie
Dans les rues
Ou en plis
Dessous les débris
Les sources d’eaux stériles à HAITI
Sont transformés en rivières de sang
De ceux qui ont quittés la vie
Des vieillards et des petits...
Et d’autres qui sont entre la mort et la vie
Quelle tristesse quelle honte personne n’a réagis
Quelle horreur a HAITI
Personne n’entend les supplies
Personne ne répond aux cries
Personne n’est capable revenez-y la vie
A ce peuple adiré de HAITI
Noyé dans la pire des nuits
Levant les bras est prie
Au bon dieu meilleur appui
La bénignité au peuple de HAITI
Je suis poète de la Tunisie
Pour les malheureux je prie
Pour les fatals pour les sinistrés
Je chante de mes poésies...
Poète kharroubi lotfi ben ajmi-tunisie
orchestre philharmonique sainte trinité
Cet orchestre existe depuis les années 1960 et est l'initiative de sister Ann Marie de Boston avec des gens comme Ferrère Laguerre Hector Lominy Micheline Dalencour Lina Mathon et beaucoup d'autres personnes et d'institutions d'Haiti et des USA;cet orchestre à joué avec les plus grand orchestres des USA et sous la direction de grands chef d'orchestre. Il a un niveau universitaire donc si vous avez entendu des fausses notes et qu'il est est bordelique ,permettez-moi de douter de votre témoignage.
A la cathédrale Sainte Trinité il y avait non seulement des cloches mais des grandes orgues et surtout des fresques. L'orchestre à perdu un piano à queue de très grande valeur.
école de musique d'Haiti
Bravo pour leur courage et leur persévérance, c'est un pied de nez à leurs dures éppreuves.
Haiti, Un an après
Le courage du Peuple Haitien est avant tout admirable et surprenant. On se demande parfois d'où ce peuple peut-il puiser autant de résistance.
C'est sûr qu'il lui en faut un peu de discipline pour pouvoir enfin démarrer.
ORCHESTRE DU PERE CESAR DAVID
DIEU EXISTE, C'EST LUI QUI CONSTRUIT EN TROIS JOURS LORSQUE L'ON DÉTRUIT. C'EST POUR MONTRER SA PUISSANCE QUE TOUTES CES CHOSES SONT ARRIVÉES, MAIS TOUT SE RÉPARERA PAR SA MAIN PUISSANTE MAIN. BÉNI SOIS DIEU
Haiti
ADMIRONS LES !
Mais où sont passés les "dons"....
Que fait Bill Clinton ? entr'autre.
ORCHESTRE
Bravo a cette belle esperance et ce courage
nous vous aimons fort fort
Espoir
Malgré l'horeur subi il y a un an, L' Espoir renaît,
Haïti est en vie, belle preuve d'humanisme.
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