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FRANCE

Deux anciens conseillers de Xavier Bertrand étaient payés par le laboratoire Servier

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/01/2011

"Le Canard enchaîné" daté du 12 janvier révèle qu’en 2006, deux médecins chargés de conseiller le ministre de la Santé étaient également rémunérés par le laboratoire Servier. Des informations plus qu'embarrassantes pour Xavier Bertrand.

"Je souhaite qu’il y ait maintenant des déclarations d’intérêts pour les membres des cabinets ministériels. Que ce soit pour ceux qui suivent la politique du médicament ou pour ceux qui ne la suivent pas", déclarait Xavier Bertrand, mardi, devant l’Assemblée nationale. Le ministre de la Santé détaillait alors la façon dont il entendait renforcer les lois existantes en matière de transparence de la vie politique française. 

Mais ce mercredi, ce discours pavé de bonnes intentions pourrait bien se retourner contre lui. Selon "Le Canard enchaîné", deux médecins auraient en effet travaillé pour le laboratoire Servier, fabricant du Mediator, en 2006 - date à laquelle Xavier Bertrand était déjà en poste à la Santé -, alors qu’ils étaient ses conseillers.

Des conseillers à la fois juges et parties

Le Professeur Gérard Bréart travaillait au cabinet en tant que "chargé de la recherche" tandis que le second conseiller visé par ses révélations, le Professeur Françoise Forette - par ailleurs élue UMP - y officiait pour ses compétences en gériatrie. Dans le même temps, les deux médecins percevaient une rémunération de la part de Servier notamment parce qu’ils publiaient des études pour le compte du laboratoire.

Servier est au cœur d’un scandale de santé publique pour avoir commercialisé le Mediatior, un médicament antidiabétique susceptible, selon des études de santé publique parues en 1999, de provoquer des problèmes cardiaques chez certains patients. Prescrit comme coupe-faim à défaut d'être considéré comme thérapeutiquement efficace, il serait à l’origine de près de 500 décès en France, d’après les chiffres des organismes publics. 116 plaintes pour homicides et blessures involontaires de victimes présumées ont été déposées cette semaine au Tribunal de grande instance de Paris.

Une prorogation suspecte en 2006

Problème supplémentaire qui vient renforcer les soupçons de conflit d’intérêt : en mars 2006, le ministre de l'époque, Xavier Bertrand, avait décidé de maintenir le remboursement par la Sécurité sociale de ce médicament. Pourtant, la Haute autorité de santé, instance d'expertise sollicitée pour se prononcer sur l'efficacité du Mediator, avait conclu que le Mediator du laboratoire Servier ne présentait "aucun intérêt de santé publique".

Pour ce qui est de ses deux anciens conseillers, le ministre a expliqué dans un communiqué envoyé ce mercredi aux rédactions qu’il n’était pas au courant de ces liens et que les médecins n'étaient pas chargés de la politique du médicament mais des personnes âgées et de la recherche.

Ces révélations viennent néanmoins alourdir le volet politique de l’affaire. En décembre, le quotidien "Libération" détaillait la proximité du président Nicolas Sarkozy avec le patron du laboratoire, Jacques Servier, membre du Premier Cercle de donateurs de l'UMP. Aujourd’hui, le parti présidentiel risque d’avoir du mal à avaler cette nouvelle pilule.

Première publication : 12/01/2011

  • FRANCE

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