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Amériques

Le pays commémore le premier anniversaire du séisme

Vidéo par Antoine CORMERY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/01/2011

Le 12 janvier 2010, un séisme d'une violence effroyable frappait Port-au-Prince et sa région, faisant plus de 200 000 morts, 300 000 blessés et un million et demi de sans-abri. Un an plus tard, la reconstruction tarde à se mettre en œuvre.

Retrouvez ce soir entre 22 h et minuit l'émission spéciale que FRANCE 24 consacre au premier anniversaire du séisme meurtrier qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010.

AFP - Ce devait être l'occasion de repartir à zéro. "Une chance" pour conjurer la malédiction haïtienne, disaient même des sinistrés. Mais un an après le terrible séisme du 12 janvier, la reconstruction se fait attendre et le choléra, ajouté à des élections ratées, n'a fait qu'enfoncer le pays.



Il était 16h53. Les écoliers quittaient leurs établissements, les marchandes levaient peu à peu leurs étals, les taps-taps dévalaient la capitale, chargés d'Haïtiens rentrant chez eux. Quand tout-à-coup, le chaos.

Une longue et effroyable secousse de magnitude 7: la pire catastrophe naturelle des 30 dernières années à la surface du globe vient de frapper le pays le plus pauvre des Amériques.

Plus de 220.000 morts, 300.000 blessés, dont des milliers d'amputés. Un million et demi de sans-abri. Un Etat anéanti. 120% du PIB national parti en fumée. Le siège de la mission de l'ONU disparu. "Goudou goudou", comme les Haïtiens surnommèrent plus tard le séisme, tel un monstre divin, venait de mettre un pays à genoux.

Les événements commémoratifs en Haïti (en heure locale)

8h : Lancement national d’un registre d’inscription des personnes décédées et disparues lors du séisme. Tout Haïtien ayant perdu un proche à cette date est appelé à en faire la déclaration dans la mairie de sa commune.

9h : Une messe en plein air est célébrée sur l’esplanade de la cathédrale de Port-au-Prince

10h : Une cérémonie célébrant la pose de la première pierre du futur monument du souvenir se tient sur le site de la Direction générale des Impôts, totalement détruit par le séisme

11h : Lancement du projet de construction de logements sociaux dans le quartier de Fort National, à Port-au-Prince

14h : Les Églises évangélistes organisent une cérémonie religieuse à la mémoire des victimes, sur le Champ de Mars, à Port-au-Prince

15h30 : Le Conseil exécutif de l'université d'État d'Haïti (CE/UEH) organise une cérémonie d'hommages aux victimes pour honorer la mémoire des membres de la communauté universitaire disparus lors du séisme

16h : Marjorie Michel, ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes rend hommage aux femmes victimes du séisme devant son Ministère, à Port-au-Prince

16h53 : Une minute de silence est observée sur l'ensemble du territoire. C'est à cette heure précise que le séisme a frappé Haïti. Elle sera suivie d'une sonnerie aux morts et d’un lâcher de ballons blancs, dans les différentes zones qui ont été affectées par le séisme.

18h : Des "soirées de célébration de la vie" se tiendront dans les différentes communes frappées par le séisme.

Du 15 au 30 janvier, une vaste campagne nationale de sensibilisation aux catastrophes naturelles sera lancée sur tout le territoire haïtien.

En quelques jours, des centaines de secouristes de toute la planète affluent, suivis d'une armée de journalistes. Le grand frère américain dépêche jusqu'à 20.000 GI's pour orchestrer l'aide et éviter que le pays francophone, situé à moins de 1.000 km de ses côtes, ne sombre dans l'anarchie.

Des montants sans précédent sont promis. A New York, en mars, une conférence internationale lève 10 milliards de dollars, avec la promesse de bâtir un pays modèle.

Mais sur le terrain, la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), chargée de gérer ces fonds, tarde à se mettre à l'oeuvre et les camps de tentes et de toiles se pérennisent.

Port-au-Prince a toujours l'allure d'un gigantesque camp de réfugiés où, s'alarme Amnesty International, les gens vivent dans des conditions "épouvantables" et les Haïtiennes font face à un risque élevé de viol.

Un an après le séisme, "seuls 5% des décombres ont été dégagés", déplore Oxfam. Citant l'ONU, l'organisation humanitaire rappelle que seulement 42% des 2,1 milliards de dollars promis pour 2010 ont été donnés.

Car avec plus d'un millier d'associations sur place, une certaine cacophonie paralyse les projets. "Haïti est une république d'ONG", ne cesse de répéter le chef de la mission de l'ONU, Edmond Mulet. A cela, s'ajoutent les problèmes structurels antérieurs au séisme: l'absence de cadastre ralentit grandement la construction des 150.000 abris temporaires promis.

Relativement épargné par la saison des ouragans, Haïti pensait pouvoir se jeter sereinement dans la course à la succession du président René Préval, lorsqu'une nouvelle catastrophe s'est abattue sur le pays: le choléra.

Eradiquée depuis plus d'un siècle dans l'île, cette maladie de pauvres part en octobre du centre du pays et gagne rapidement la capitale surpeuplée. A ce jour, plus de 3.300 personnes en sont mortes.

Malgré les violences visant les Casques bleus -- accusés d'avoir importé la maladie du Népal, ce que confirme une enquête internationale --, les élections sont maintenues au 28 novembre.

Mais malgré l'attention accrue de la communauté internationale, des fraudes sont dénoncées dès le jour du vote. Et Haïti s'embrase à nouveau.

En cause: l'éviction du deuxième tour du chanteur populaire Michel Martelly qui, avec 21% des suffrages, arrive quelques milliers de voix derrière le candidat du pouvoir, Jude Célestin, au grand dam de ses partisans qui manifestent parfois violemment.

La divulgation des résultats définitifs est finalement reportée à une date inconnue et personne ne sait désormais quand le deuxième tour, initialement prévu le 16 janvier, pourra avoir lieu.


 

Première publication : 12/01/2011

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