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Afrique

À Abidjan, le médiateur Raila Odinga privilégie la voie du dialogue

Vidéo par Carlotta RANIERI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/01/2011

Médiateur dépêché par l'Union africaine (UA) pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise ivoirienne, le Premier ministre kényan s'est félicité des discussions "très fructueuses" qu'il a engagées avec Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

AFP - Le médiateur de l'Union africaine (UA) dans la crise ivoirienne, le Premier ministre kényan Raila Odinga, a fait état lundi à Abidjan de "progrès" après des discussions "très utiles" avec le président sortant Laurent Gbagbo, avant de rencontrer son rival Alassane Ouattara.

Un pays, deux présidents

"Nous avons eu des discussions très utiles avec le président Gbagbo. Nous avons évoqué des points que nous avions évoqués la dernière fois que nous étions ici et nous avons fait des progrès dans les discussions", a déclaré à la presse M. Odinga à l'issue d'un entretien d'environ deux heures et demi avec M. Gbagbo au palais présidentiel.

"Nous allons maintenant avoir des discussions avec le président Ouattara et lui soumettre ce sur quoi nous sommes tombés d'accord avec l'autre partie", a poursuivi le médiateur, qui est arrivé vers 21H30 (locales et GMT) au Golf Hôtel d'Abidjan, le QG de M. Ouattara, l'autre président proclamé qui revendique comme son rival la victoire de la présidentielle du 28 novembre.

Arrivé dans l'après-midi à Abidjan en provenance du Nigeria, M. Odinga s'était dit porteur "d'une nouvelle offre de paix" à M. Gbagbo, lequel l'a accueilli en plaisantant au palais en lui lançant: "Il faut apprendre l'anglais !"

Le président sortant est sous pression internationale pour céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, retranché au Golf Hôtel où il est soumis à un blocus des forces armées loyales à son adversaire depuis les premiers jours de la crise fin novembre.

Après une visite infructueuse début janvier, la mission d'Odinga paraît en l'état quasi impossible pour trouver une issue pacifique à la crise. Les violences postélectorales ont fait 247 morts depuis la mi-décembre selon l'Onu.

Signe de la tension à Abidjan, peu après l'arrivée d'Odinga, des Casques bleus de la force onusienne (Onuci), ont dû tirer en l'air pour se dégager d'une "foule" de jeunes qui encerclaient leurs véhicules, selon des témoins. L'incident s'est produit près de l'hôtel où doit loger le médiateur de l'UA, dans un quartier réputé favorable à Gbagbo.

Les rapports sont tendus entre l'Onuci et le camp Gbagbo, qui a demandé plusieurs fois son départ. La mission onusienne a accusé récemment les forces de sécurité du chef de l'Etat sortant d'être à l'origine d'incidents contre ses patrouilles.

La médiation se déroule aussi alors que les pro-Ouattara ont appelé à une opération "pays mort" à compter de mardi et jusqu'au départ du pouvoir de Gbagbo. Fin décembre, ils avaient déjà lancé un appel "à la désobéissance", puis à la grève, qui avaient été peu suivis.

"Ma mission est un nouveau test pour voir si nous pouvons résoudre pacifiquement la crise", a déclaré M. Odinga à l'AFP avant son départ du Nigeria. La durée de son séjour ivoirien n'a pas été précisée.

Le médiateur de l'UA a eu un entretien dimanche à Abuja avec le chef d'Etat nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui appelle, comme l'Onu, l'UE et les Etats-Unis, M. Gbagbo à se retirer.

M. Ouattara a été proclamé vainqueur de l'élection par la commission électorale et est considéré à l'étranger comme étant le seul président légitime. Le Conseil constitutionnel, acquis à Gbagbo, a lui, déclaré vainqueur le sortant.

A plusieurs reprises, M. Ouattara a appelé à déloger par la force son rival, menacé d'une opération militaire de la Cédéao, actuellement en préparation, s'il continue de refuser de céder le pouvoir.

Pour M. Odinga, il s'agit d'une solution de "dernier recours", mais les chefs d'état-major de la Cédéao se réunissent mardi à Bamako à ce sujet.

Mardi à Paris, le président Nicolas Sarkozy recevra son homologue burkinabé Blaise Compaoré, médiateur avant l'élection ivoirienne. Une délégation de la Cédéao l'accompagne pour discuter de la situation en Côte d'Ivoire.

Première publication : 17/01/2011

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