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Amériques

"Baby Doc" inculpé pour vol et corruption à Port-au-Prince

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 19/01/2011

La justice haïtienne a inculpé l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, dit "Baby Doc", d’association de malfaiteurs, de détournements de fonds et de corruption en Haïti. Il était rentré au pays, dimanche, après 25 ans d’exil en France.

Deux jours après son retour en Haïti, Jean-Claude Duvalier a été inculpé mardi d’association de malfaiteurs, de détournements de fonds et de corruption en administration publique pendant ses années au pouvoir (1971-1986).

L’ex-dictateur, surnommé "Baby Doc", a quitté mardi en fin de journée le palais de justice de Port-au-Prince, où il a été entendu par un procureur. "Il est libre mais reste à la disposition de la justice" a précisé l'un de ses avocats.

Plus tôt dans la journée, le juge Gabriel Ambroise et le procureur Aristidas Auguste, accompagnés d’une dizaine de policiers, étaient allés interroger Jean-Claude Duvalier dans l’hôtel où l’ex-dictateur s'est installé depuis son retour surprise au pays dimanche, après 25 ans d’exil en France. Celui-ci avait ensuite été conduit, sous escorte policière, au palais de justice.

À l'extérieur de l'hôtel, puis du palais, des dizaines de ses partisans s'étaient rassemblés, pour réclamer la libération de l'ex-président "à vie". "Quelques centaines de manifestants pro-Duvalier chantent des chansons à sa gloire et scandent des slogans anti René Préval [l'actuel chef d'État haïtien, ndlr], a précisé Alexandra Renard, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Port-au-Prince. Il y a eu des pneus brûlés et des jets de pierre.

La mission des Nations unies en Haïti (Minustah) protège l'entrée avec des tanks."

Dans le collimateur des défenseurs des droits de l’Homme

Le fils de François "Papa Doc" Duvalier, qui lui avait transmis le pouvoir en 1971 alors qu'il n'était âgé que de 19 ans, incarne pourtant, comme son père, l’une des pages les plus noires de l’Histoire haïtienne, marquée par la torture et le meurtre d’opposants commis par la police secrète, les "Tontons macoutes". Mais aujourd’hui, "Baby Doc" jouit néanmoins du soutien d’une partie des Haïtiens. Quant aux jeunes, qui composent la majorité de la population, ils n’ont pas connu les heures sombres de sa présidence.

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme, comme Human Rights Watch et Amnesty International, réclament d’ailleurs l’arrestation et le jugement de l’ancien dictateur pour des crimes contre l'humanité commis sous sa présidence (1971-1986).

Focus : Le retour de "Bébé Doc" en Haïti

L’ex-dictateur n’a toujours pas expliqué les raison de son retour au pays. Selon sa compagne de longue date, Véronique Roy, il n’a prévu d'y rester que trois jours. Sa réapparition en Haïti fait néanmoins resurgir "toutes les questions le concernant" ainsi que "l'impunité et la responsabilité autour de lui", a expliqué lundi le porte-parole du Haut commissariat aux droits de l'Homme basé à Genève, Rupert Colville, lors d'un point de presse.

Des experts des droits de l'Homme de l'ONU examinent, quant à eux, actuellement, les possibilités qui s'offrent aux autorités haïtiennes pour le poursuivre en justice. "Il n'est pas encore clair qu'Haïti soit en position d'arrêter et de poursuivre Jean-Claude Duvalier pour quoi que ce soit à l'heure actuelle", a ajouté Rupert Colville, soulignant qu'on ne savait pas encore s'il existait ou non des mandats d'arrestation de Jean-Claude Duvalier en cours en Haïti.

 

 

Photo : Amélie Baron / correspondante de RFI à Port-au-Prince (Haïti)

 

 

Première publication : 18/01/2011

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