Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Israël-Gaza : l'application mobile Yo a peut-être enfin trouvé son utilité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 1)

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

  • Vidéo : à Casablanca, trois immeubles s'effondrent sur leurs habitants

    En savoir plus

  • Brésil – Pays-Bas : la Seleçao veut sauver son honneur

    En savoir plus

  • Vidéo : les habitants de Rafah pris au piège des raids israéliens

    En savoir plus

  • L'armée ukrainienne essuie de lourdes pertes, Donetsk devient ville fantôme

    En savoir plus

  • Décès de Tommy Ramone, le dernier survivant des Ramones

    En savoir plus

  • En mal de soutien, Vladimir Poutine rencontre Fidel Castro à Cuba

    En savoir plus

  • Brève alerte au tsunami après un fort séisme au Japon

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • Netanyahou déterminé à "frapper les terroristes" à Gaza

    En savoir plus

  • "Fais tes prières, je vais te tuer" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

  • Cynk, l’entreprise fantôme qui valait quatre milliards

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Vidéo : le sélectionneur du Niger Gernot Rohr livre sa vision du Mondial

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Nemmouche accepte d'être extradé vers la Belgique

    En savoir plus

Amériques

"Baby Doc" inculpé pour vol et corruption à Port-au-Prince

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 19/01/2011

La justice haïtienne a inculpé l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, dit "Baby Doc", d’association de malfaiteurs, de détournements de fonds et de corruption en Haïti. Il était rentré au pays, dimanche, après 25 ans d’exil en France.

Deux jours après son retour en Haïti, Jean-Claude Duvalier a été inculpé mardi d’association de malfaiteurs, de détournements de fonds et de corruption en administration publique pendant ses années au pouvoir (1971-1986).

L’ex-dictateur, surnommé "Baby Doc", a quitté mardi en fin de journée le palais de justice de Port-au-Prince, où il a été entendu par un procureur. "Il est libre mais reste à la disposition de la justice" a précisé l'un de ses avocats.

Plus tôt dans la journée, le juge Gabriel Ambroise et le procureur Aristidas Auguste, accompagnés d’une dizaine de policiers, étaient allés interroger Jean-Claude Duvalier dans l’hôtel où l’ex-dictateur s'est installé depuis son retour surprise au pays dimanche, après 25 ans d’exil en France. Celui-ci avait ensuite été conduit, sous escorte policière, au palais de justice.

À l'extérieur de l'hôtel, puis du palais, des dizaines de ses partisans s'étaient rassemblés, pour réclamer la libération de l'ex-président "à vie". "Quelques centaines de manifestants pro-Duvalier chantent des chansons à sa gloire et scandent des slogans anti René Préval [l'actuel chef d'État haïtien, ndlr], a précisé Alexandra Renard, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Port-au-Prince. Il y a eu des pneus brûlés et des jets de pierre.

La mission des Nations unies en Haïti (Minustah) protège l'entrée avec des tanks."

Dans le collimateur des défenseurs des droits de l’Homme

Le fils de François "Papa Doc" Duvalier, qui lui avait transmis le pouvoir en 1971 alors qu'il n'était âgé que de 19 ans, incarne pourtant, comme son père, l’une des pages les plus noires de l’Histoire haïtienne, marquée par la torture et le meurtre d’opposants commis par la police secrète, les "Tontons macoutes". Mais aujourd’hui, "Baby Doc" jouit néanmoins du soutien d’une partie des Haïtiens. Quant aux jeunes, qui composent la majorité de la population, ils n’ont pas connu les heures sombres de sa présidence.

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme, comme Human Rights Watch et Amnesty International, réclament d’ailleurs l’arrestation et le jugement de l’ancien dictateur pour des crimes contre l'humanité commis sous sa présidence (1971-1986).

Focus : Le retour de "Bébé Doc" en Haïti

L’ex-dictateur n’a toujours pas expliqué les raison de son retour au pays. Selon sa compagne de longue date, Véronique Roy, il n’a prévu d'y rester que trois jours. Sa réapparition en Haïti fait néanmoins resurgir "toutes les questions le concernant" ainsi que "l'impunité et la responsabilité autour de lui", a expliqué lundi le porte-parole du Haut commissariat aux droits de l'Homme basé à Genève, Rupert Colville, lors d'un point de presse.

Des experts des droits de l'Homme de l'ONU examinent, quant à eux, actuellement, les possibilités qui s'offrent aux autorités haïtiennes pour le poursuivre en justice. "Il n'est pas encore clair qu'Haïti soit en position d'arrêter et de poursuivre Jean-Claude Duvalier pour quoi que ce soit à l'heure actuelle", a ajouté Rupert Colville, soulignant qu'on ne savait pas encore s'il existait ou non des mandats d'arrestation de Jean-Claude Duvalier en cours en Haïti.

 

 

Photo : Amélie Baron / correspondante de RFI à Port-au-Prince (Haïti)

 

 

Première publication : 18/01/2011

  • SUR LES OBSERVATEURS

    Retour de "Bébé Doc" en Haïti : "Qu’il soit jugé pour ses crimes, ensuite on verra"

    En savoir plus

  • HAÏTI

    "Bébé Doc", dictateur sur le retour ?

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE HAÏTIENNE

    Le second tour de l'élection, initialement prévu ce dimanche, est sans cesse repoussé

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)