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FRANCE

Juppé défend Alliot-Marie auditionnée sur la question tunisienne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/01/2011

Alain Juppé, le ministre de la Défense, soutient la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, auditionnée par l'Assemblée pour avoir proposé le "savoir-faire" français en matière de maintien de l'ordre au régime de Ben Ali.

AFP - Le ministre de la Défense, Alain Juppé, a estimé mardi qu'"il n'y a pas eu de défaillance du gouvernement" face aux événements en Tunisie et que la France n'a "pas plus que d'autres" à faire d'autocritique pour la façon dont elle a réagi.            

"Je crois qu'il n'y a pas eu de défaillance du gouvernement", a déclaré Alain Juppé sur RTL. "Un gouvernement ne réagit pas en allant manifester dans la rue, il réfléchit, il réagit avec sang-froid et très rapidement, le gouvernement français a pris une position, il appartient au peuple tunisien de décider de son destin dans le cadre d'élections libres et démocratiques", a-t-il poursuivi.
              
"Nous avons pris également la décision de ne pas accueillir sur le sol national Ben Ali et de bloquer ses avoirs financiers. Je crois qu'il y a là une réaction parfaitement claire", a souligné le numéro 2 du gouvernement.
              
Selon M. Juppé, "on attend beaucoup de la France". "J'aimerais qu'on me cite un seul grand gouvernement européen ou américain qui, avant les événements de Tunisie, avait souhaité le départ de Ben Ali", a-t-il déclaré.
              
"Nous avons, c'est vrai, tous sous-estimé - je l'ai dit - le degré d'exaspération et de révolte du peuple tunisien face à un régime qui était un régime policier", a poursuivi M. Juppé.
              
A propos des déclarations de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, qui avait proposé une coopération sécuritaire au régime du président Ben Ali après le déclenchement des émeutes en Tunisie, il a déclaré : "J'ai observé que Michèle Alliot-Marie, hier soir, sur l'attitude de la France à propos de la Tunisie, a dit les mêmes choses que ce que je dis ce matin".
              
M. Juppé a considéré que la France n'a "pas plus que d'autres" à faire d'autocritique dans cette affaire.

Première publication : 18/01/2011

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