Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Nuits de violences à Ferguson et 15e sommet de la Francophonie à Dakar

En savoir plus

DÉBAT

Débat en France sur un État palestinien et l'accord sur le nucléaire iranien

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La francophonie, belle et bien vivante !

En savoir plus

#ActuElles

Quarante ans d'IVG : un droit fondamental à défendre

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - Google : le géant du Net bientôt scindé en deux ?

En savoir plus

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

Afrique

Les Tunisiens rendent un hommage national aux victimes de la révolution

Vidéo par Jonathan WALSH

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/01/2011

Le gouvernement tunisien de transition a décrété un deuil national de trois jours en mémoire à la centaine de victimes tuées pendant les quatre semaines ayant entraîné la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali.

Reuters - La Tunisie observe à partir de vendredi trois jours de deuil en hommage aux dizaines d'émeutiers tués durant le mois de manifestations ayant provoqué la chute du régime de Ben Ali.
 

Le dernier bilan, annoncé lundi, est de 78 morts au moins, la plupart tués par des balles policières. Selon le haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, les émeutes ont fait une centaine de morts. Après cette période de deuil national, annoncée jeudi par la télévision publique à l'issue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, les Tunisiens vont progressivement retrouver une vie normale : les écoles et les universités, fermées le 10 janvier, quatre jours avant le départ du président Zine Ben Ali, doivent rouvrir lundi.


 
Les évènements sportifs, tous annulés depuis la semaine dernière, pourront "très bientôt" avoir lieu, a dit à la presse Mohamed Aloulou, nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports.
 
Le gouvernement d'union nationale a décidé de reconnaître l'ensemble des mouvements politiques interdits et de décréter une amnistie pour tous les prisonniers politiques.

Les manifestations continuent néanmoins pour exiger la fin de l'emprise du RCD, l'ancien parti au pouvoir, sur la vie politique. Les protestataires réclament que les ministres ayant
officié sous Ben Ali quittent le gouvernement transitoire.
 
Face à la pression de la rue, les autorités ont annoncé jeudi la dissolution du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique et un ministre lié à l'ancien pouvoir a présenté sa démission.
 
Selon la télévision, les ministres RCD vont rester au gouvernement mais ont tous renoncé à leurs fonction au sein du parti, comme l'avaient déjà fait le président par intérim, Fouad
Mebazaa, et le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi.
 
Les violences et pillages ont diminué depuis les jours de chaos qui ont succédé au départ précipité de Ben Ali.
 
La police ayant perdu tout crédit dans l'opinion pour avoir réprimé sévèrement les manifestations avant la fuite du président, le gouvernement s'appuie désormais sur l'armée pour maintenir l'ordre.



 

Première publication : 21/01/2011

  • TUNISIE

    La jeunesse tunisienne peine à se repérer dans le nouveau paysage politique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)