Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Gaza : pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

Economie

Comment Ben Ali tentait d'identifier les utilisateurs de Facebook

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 24/01/2011

Pour la première fois, Facebook détaille comment, au plus fort de la contestation qui a conduit à la chute du régime de Ben Ali, celui-ci a essayé de mettre la main sur les identifiants des utilisateurs tunisiens du célèbre réseau social.

"Nous n’avions jamais rencontré de problème de sécurité de l’ampleur de celui qui a eu lieu en Tunisie." Facebook a détaillé, ce week-end, la bataille qu'il a menée pour contrer les tentatives du régime de Zine El-Abidine Ben Ali de récupérer les identifiants des utilisateurs tunisiens du célèbre réseau social durant l'agitation qui a conduit à la fuite de l'ancien président. Une opération de communication qui confère, certes, le beau rôle à la star du Web 2.0, mais jette aussi une lumière crue sur la façon dont le pouvoir tentait de contrôler l’accès au Net.

Dans un entretien accordé, ce lundi, au mensuel culturel américain "The Atlantic", Joe Sullivan, le responsable de la sécurité au sein de Facebook, revient sur l'incident. Tout a commencé pendant les fêtes de fin d’année, explique-t-il. Plusieurs utilisateurs tunisiens se plaignent alors d’avoir vu leur compte Facebook effacé.

Les internautes tunisiens, en ébullition à la suite de l'immolation du jeune Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid, le 17 décembre, craignent une censure. Dans un premier temps, Facebook n’arrive pas à identifier le problème.

Posture apolitique

Au final, il faudra une dizaine de jours à l’équipe de Joe Sullivan pour comprendre ce qui se trame dans le pays. "Le principal fournisseur d’accès à Internet (FAI) [tunisien] avait mis en place un système sans précédent pour récupérer les identifiants et les mots de passe des Tunisiens inscrits sur Facebook", explique celui-ci. Le réseau social accuse, sans la nommer, l’Agence tunisienne d’Internet (ATI) de s’être adonnée au plaisir du piratage informatique.

L'organisme, qui dépend du ministère des Télécommunications, a injecté sur la page de connexion à Facebook un mouchard permettant d’enregistrer l'adresse électronique et le mot de passe que les utilisateurs écrivaient en se connectant.

Codes malicieux en ligne

Pour contourner le problème, Facebook a mis en place une page de connexion sécurisée (une adresse "https" au lieu de "http") pour tous les Tunisiens. L’internaute qui voulait accéder à son compte devait en outre confirmer son identité en répondant à une question de sécurité. Deux mesures qui, d’après Joe Sullivan, ont suffi à éviter que le régime de Ben Ali puisse effacer ou modifier leurs comptes Facebook.

La firme de Mark Zuckerberg s’est donc vue entraînée dans un événement politique majeur. "Nous avons décidé de traiter cela comme un simple problème technique et de garder une posture apolitique", explique cependant Ted Sullivan. C’est pourquoi le groupe américain a attendu que l’ex-président Ben Ali quitte le pouvoir pour révéler l’histoire.

Cet épisode confirme, quoi qu'il en soit, le contrôle étroit sur le Net tunisien dénoncé depuis plusieurs mois aussi bien par les Tunisiens que par des organisations internationales de défense de la liberté d'expression. En juillet 2010, le réseau internet Global Voices s’était ainsi ému d’une tentative des autorités de récupérer les identifiants des abonnés à Gmail, la messagerie électronique de Google.

Le 3 janvier, les codes malicieux censés permettre au pouvoir tunisien de contrôler l’accès à Gmail, Yahoo Mail et Facebook ont même été publiés sur Internet.

Première publication : 24/01/2011

COMMENTAIRE(S)