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- François Fillon - Nicolas Sarkozy - Parti socialiste - UMP
Christian Jacob, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
Roselyne Febvre reçoit Christian Jacob, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
Regardez la seconde partie de Politique.
Lire l'intégralité de l'interview :
Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans « Politique » avec notre premier invité. Christian Jacob, bonjour.
Christian JACOB.- Bonjour.
Roselyne FEBVRE.- Vous êtes président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Vous avez succédé à l'indomptable Jean-François Copé, devenu secrétaire général de l'UMP dont vous êtes un fidèle. Donc c'est deux styles différents. Vous le rappelez vous-même. Quand vous étiez jeunes, Jean-François Copé faisait l'ENA et vous faisiez brûler des pneus devant les préfectures. Vous êtes un élu de terrain chiraquien, ancien agriculteur et, comme dirait Jacques Chirac, pour tâter le cul des vaches, vous n'avez pas votre pareil. On dit de vous que vous avez une bonne connaissance du terrain. Vous êtes fidèle, franc, courageux. Vous avez d'ailleurs refusé à Nicolas Sarkozy un ministère - des ministères - en 2008.
En revanche vous n'êtes pas dans les petits papiers du Premier ministre, François Fillon, qui vous appelle Rantanplan. Pas très flatteur puisque c'est le chien de la bande dessinée « Lucky Luke », un chien pas bien malin. Autant dire que la comparaison vous a piqué au vif. Vous avez réagi très violemment en lisant cela dans « Le Canard Enchaîné ». Depuis, vos rapports avec François Fillon se sont-ils arrangés ?
Christian JACOB.- Oui, tout simplement parce que François Fillon m'a assuré qu'il n'avait jamais tenu ce type de propos.
Roselyne FEBVRE.- Vous le croyez ?
Christian JACOB.- Oui parce que je n'ai pas de raison de ne pas croire le Premier ministre. Ecoutez, entre « Le Canard Enchaîné » et le Premier ministre, je fais confiance au Premier ministre.
Roselyne FEBVRE.- Sous la pression de l'affaire Woerth, Nicolas Sarkozy avait demandé à une commission de plancher sur les conflits d'intérêts. Le rapport a été rendu. Il préconise une loi assez stricte. Reconnaissez-vous qu'il faut moraliser la vie politique après les nombreuses affaires et en particulier l'affaire Woerth/Bettencourt ?
Christian JACOB.- Je pense que ce qui est intéressant dans ce rapport, c'est d'abord que c'est la première fois qu'on a une approche assez large des choses sur ces notions de conflits d'intérêts puisqu'on parle des dirigeants d'entreprises publiques, d'établissements publics, des directeurs de la haute administration. C'est plutôt intéressant.
Roselyne FEBVRE.- Il y a beaucoup d'exemples : Veolia - Proglio.
Christian JACOB.- Il y a beaucoup d'exemples. Et puis il y a besoin de définir ce que peut être le conflit d'intérêts. En même temps il ne faut pas tomber dans des mesures caricaturales mais, à mon avis, c'est plutôt une bonne chose que l'on puisse bien encadrer et savoir de quoi on parle exactement.
Roselyne FEBVRE.- Faut-il une loi ?
Christian JACOB.- Oui, je pense qu'il faudrait un cadre législatif d'une manière ou d'une autre. J'ai, vu par exemple, une mesure où l'on fait référence, pour les directeurs d'administration, d'entreprise ou autre, à la situation de leurs ascendants, leurs descendants, leur conjoint, leur concubin. Je pense que là, il faut aussi relativiser.
Roselyne FEBVRE.- En gros, vous dites : « Il ne faut pas aller trop loin. »
Christian JACOB.- Non parce que sur ces...
Roselyne FEBVRE.- Un truc pour la galerie, quoi ?
Christian JACOB.- ... sur ces histoires de conflits d'intérêts, on pourrait aussi aller sur les associations d'anciens élèves. Il peut parfois y avoir plus de conflits d'intérêts quand les anciens de HEC se retrouvent ensemble que, pour quelqu'un qui dirige une entreprise, la situation familiale de ses parents, de ses enfants ou de son concubin. Bref, encadrons tout cela.
Roselyne FEBVRE.- Ça va trop loin ?
Christian JACOB.- Non, je pense que le problème est bien posé. Je note d'ailleurs qu'une disposition que j'avais prise et qui avait fait beaucoup réagir - lorsque j'avais dit que, sur une erreur de déclaration, il ne fallait pas aller jusqu'à condamner quelqu'un à de la prison pour une mauvaise estimation de ses biens, Dieu sait qu'on m'en a fait le reproche en disant que je voulais protéger les élus etc. - est reprise par le vice-président du Conseil d'Etat, qui reprend ma proposition à la lettre.
Roselyne FEBVRE.- Vous pensez que la classe politique est mûre pour accepter cette loi et, surtout, s'y conformer ? On a l'impression qu'il y a un clivage.
Christian JACOB.- Beaucoup est déjà fait pour les parlementaires. On a les déclarations de patrimoine. On vient de réformer le système il y a quinze jours. On a également les déclarations d'incompatibilité. Tout cela existe. En revanche, dans la haute administration, ça n'existait pas. Dans les établissements publics, ça n'existait pas de cette manière. Donc il est sans doute intéressant, je pense, d'encadrer.
Roselyne FEBVRE.- Vous êtes celui qui jetez le pavé dans la mare ces derniers temps. Après la polémique sur les 35 heures, vous avez remis en cause l'emploi à vie des fonctionnaires, ce qui n'avait pas plu à François Fillon. Aujourd'hui, « Capital » fait sa une sur les fonctionnaires - à quand les vraies réformes ? Il est question du coût extravagant des 35 heures et de l'absentéisme record dans certaines administrations. Cette enquête vous donne un peu raison, notamment sur l'absentéisme.
Christian JACOB.- Je voudrais rétablir deux choses. Au sujet de l'absentéisme, il ne faut pas caricaturer la fonction publique. Nous avons des fonctionnaires qui, au quotidien, sont au service de l'intérêt général, donc évitons de les caricaturer. La proposition que j'ai faite est simple. C'est de dire : il y a le statut, les règles du concours etc. qui existent, on n'y touche pas. En revanche, parallèlement à cela, essayons d'imaginer d'autres systèmes. Je pense que l'on gagnerait à avoir plus de fluidité entre les fonctions publiques, c'est-à-dire passer de la fonction publique d'Etat à la territoriale à l'hospitalière. Prenons un exemple concret. Un directeur des services techniques qui est dans une mairie aujourd'hui, qu'il puisse demain devenir directeur des services techniques dans l'hôpital ou encore aller dans une entreprise privée. Et, lorsqu'il revient dans son administration, qu'on prenne en compte son parcours et qu'on le valorise pour permettre ainsi une meilleure rémunération. Et puis qu'on donne un peu de respiration. C'est ça, l'idée que je défends.
Roselyne FEBVRE.- Donc c'est une vraie réforme mais vous avez été ministre de la Fonction publique avec Jacques Chirac.
Christian JACOB.- Oui.
Roselyne FEBVRE.- Pourquoi vous ne l'avez pas faite ?
Christian JACOB.- Nous avons fait beaucoup de réformes en deux ans. Vous savez, il y a plus de 600 corps dans la fonction publique. Les corps, c'est le corps de métier, c'est-à-dire ce qui empêche cette fluidité, ce passage d'un métier à l'autre. Ces 600 corps, en deux ans j'en ai supprimé la moitié, ce qui n'est pas mal. On a également mis en place le système de rémunération au mérité pour les cadres supérieurs dans la fonction publique. Maintenant, 20 % de leur salaire est lié à des primes, donc à des contrats d'objectifs, de performance. Et c'est cela que nous établissons, encore une fois de manière contractuelle.
J'ai également bloqué le nombre de CDD. Certains ministères dérivaient complètement. On instaurait une certaine forme de précarité en multipliant les CDD. Là, j'ai obligé à passer en CDI.
Roselyne FEBVRE.- Donc vous considérez que vous n'êtes pas écouté aujourd'hui ?
Christian JACOB.- Non, je pense que mes propositions sont très écoutées et très reprises. Une proposition de loi vient d'être déposée par un de nos collègues UMP justement sur ces sujets de la fonction publique : 165 signatures. Vous savez, quand vous avez 165 députés qui spontanément signent une proposition de loi, c'est qu'on n'est pas totalement à côté de la plaque.
Roselyne FEBVRE.- Lancer des débats sensibles - les 35 heures, les fonctionnaires - à 15 mois de la présidentielle, est-ce le meilleur moyen d'aider Nicolas Sarkozy ?
Christian JACOB.- C'est le meilleur moyen d'aider Nicolas Sarkozy et notre majorité. On arrive dans le dernier tiers du quinquennat, donc il convient d'utiliser chaque jour utile pour continuer les réformes engagées - la fiscalité, la dépendance, les jurys populaires - et, parallèlement à cela, préparer un projet à présenter aux Français pour les cinq ans à venir. Pour cela, il faut mener les débats, ouvrir tous les sujets et ensuite, bien entendu, les traduire en propositions concrètes. Ce sera pour la fin de l'année.
Roselyne FEBVRE.- Vous avez fait une déclaration il y a quelque temps. Vous avez dit : « On n'est pas des godillots. » Donc vous reprenez un peu le style de Jean-François Copé.
Christian JACOB.- Avec un tempérament un peu différent.
Roselyne FEBVRE.- Des tempéraments différents mais on n'a pas le petit doigt sur la couture du pantalon. Nicolas Sarkozy s'était ému - on le comprend - de la disparition de cette jeune fille, Laëtitia, à Saint-Nazaire. Elle aurait été tuée, même si on n'a pas retrouvé le corps, par un récidiviste en fuite. Du coup, Nicolas Sarkozy a demandé une loi et vous freinez des quatre fers. Pourquoi ?
Christian JACOB.- Non, nous ne freinons pas du tout des quatre fers. Je pense d'ailleurs que vraisemblablement nous passerons par un texte législatif. Simplement - et nous sommes complètement en phase avec le président de la République sur ce sujet - on ne peut pas tourner pudiquement la tête quand se passent des drames de cette nature. Cela doit nous obliger, c'est notre responsabilité.
Roselyne FEBVRE.- Mais il y a déjà cinq lois !
Christian JACOB.- Bien sûr qu'il y a cinq lois. Peut-être en faudra-t-il encore cinq autres. La loi évolue et c'est normal. Quand il se passe des drames de cette nature, on doit regarder pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation...
Roselyne FEBVRE.- Donc il faut du temps.
Christian JACOB.- ... et donc regarder si notre système législatif est adapté, si notre système réglementaire est adapté, s'il y a eu un dysfonctionnement et, à partir de là, il faut le corriger. C'est notre responsabilité. Nous serions des irresponsables si nous ne regardions pas les situations comme celle-là et nous ne voyions pas comment les éviter.
Roselyne FEBVRE.- Alors que faut-il faire ?
Christian JACOB.- Ce que nous sommes en train de faire. Je viens de mettre un groupe de travail en place. Il a une durée très courte : trois mois. Nous aurons un dispositif législatif, c'est-à-dire un projet de loi qui va arriver avec les jurys populaire.
Roselyne FEBVRE.- Il faut le mettre dedans ?
Christian JACOB.- En trois mois, nous allons regarder s'il faut améliorer, renforcer notre dispositif législatif ou, au contraire, si cela a relevé de dysfonctionnements, s'il faut prévoir de simples modifications réglementaires.
Roselyne FEBVRE.- C'est une question de moyens de la justice, de budget de la justice ?
Christian JACOB.- Une question de moyens. Des places de prison. Exactement. Tous ces sujets doivent être évoqués. Encore une fois nous serions irresponsables de ne pas réagir, de ne pas nous interroger sur ces sujets. C'est ce que nous faisons.
Roselyne FEBVRE.- Lundi, le président de la République s'est éloigné des préoccupations intérieures françaises. Il a consacré sa conférence de presse à la politique étrangère, notamment à la présidence du G 8 et du G 20. Nicolas Sarkozy veut aider un nouvel ordre mondial international. A votre avis, la France pèse suffisamment pour être entendue ?
Christian JACOB.- Moi, je crois beaucoup à cela, notamment à la régulation sur les matières premières. On voit les drames que cela occasionne dans le secteur agricole. Les producteurs de porc manifestaient hier devant l'Assemblée nationale. Quand vous avez de telles fluctuations sur le cours des céréales, trouvons des systèmes de régulation.
Roselyne FEBVRE.- Il y a une financiarisation ?
Christian JACOB.- Bien sûr. Il y a de la spéculation.
Roselyne FEBVRE.- Pourtant, un rapport de la Commission dit le contraire. Enfin, dit que ce n'est pas prouvé.
Christian JACOB.- Vous avez aujourd'hui des silos de céréales - stockées en Ukraine ou ailleurs - qui sont vendus dix fois dans la journée à Chicago sur papier - sur des spéculations. Donc réfléchissons à un système de régulation. Ce système ne peut pas être imaginé par la France seule. Il ne peut pas être dans le cadre européen uniquement - cela n'aurait pas de sens.
Roselyne FEBVRE.- Justement, ne faut-il pas commencer par l'Europe ?
Christian JACOB.- Mais non parce que, si l'Europe est isolée sur ce sujet et que les Etats-Unis ne la suivent pas, ça n'a aucun sens. D'où le cadre du G 20. Il faut se mettre d'accord sur des règles dans un cadre international pour éviter ces fluctuations qui détruisent notre économie, qui détruisent l'emploi.
Roselyne FEBVRE.- Et c'est très compliqué ? Comment on fait concrètement ?
Christian JACOB.- Il y a un certain nombre de propositions. Si on veut rentrer dans le cœur du débat sur les produits agricoles, par exemple quand vous découpez le monde en une dizaine de grandes régions, vous vous apercevez que 90 % de la consommation se font sur une seule zone géographique et que vous allez chercher 10 % de la production de biens alimentaires sur le marché international. Les dérégulations sur ces 10 % font ainsi bouger les prix. Donc réguler l'ensemble du marché n'est pas possible parce que le coût de revient en Europe n'a rien à voir avec le coût de revient en Amérique latine ou en Chine.
En revanche, ces 10 % de production qui sont sur le marché mondial dérégulent et déstabilisent tous les marchés. C'est là-dessus qu'il faut travailler à partir d'un cadre qui pourrait être géré par l'ONU ou par une autre organisation internationale en s'appuyant sur l'expertise de la FAO. Ces sujets ne peuvent être vus que dans le cadre mondial parce que, encore une fois, si un bloc isolé de pays le fait, ça ne sert à rien.
Et c'est une belle initiative prise par la France.
Roselyne FEBVRE.- Nicolas Sarkozy a trois priorités. D'abord le système monétaire mais les Etats-Unis ont décidé de ne pas bouger et la Chine refuse de dévaluer. Même chose pour la gouvernance mondiale : difficile de peser. Les matières premières sont-elles le seul volet où la France peut être entendue ? Nous, on n'a pas de pétrole mais on a des idées ?
Christian JACOB.- Nous avons des matières premières agricoles. Mais, au-delà de cela, c'est peut-être le sujet le plus crucial mais les autres ont aussi toute leur importance. Le fait que Nicolas Sarkozy se fasse le porteur de ces projets est, je pense, plutôt bien ressenti par l'opinion publique internationale. En outre, nous sommes dans des vrais sujets de G 20.
Roselyne FEBVRE.- Cette stratégie internationale peut-elle le porter pour 2012 ?
Christian JACOB.- Je pense que ça peut y contribuer parce que les Français sont attentifs à avoir un président de la République qui pèse sur la situation internationale. Les Français ont toujours reconnu en Jacques Chirac cette qualité : d'avoir une vision du monde et de peser sur les grands enjeux internationaux. Nicolas Sarkozy de la même façon.
Roselyne FEBVRE.- Il a une vision, lui ?
Christian JACOB.- Oui. Le projet qu'il fait sur le G 20 est une vraie vision internationale.
Roselyne FEBVRE.- En revanche, il l'a dit lui-même, il a fait un début de mea culpa sur la gestion de la politique extérieure de la France, en particulier sur le dossier tunisien. Il y a eu un retard à l'allumage, des maladresses commises. La France est apparue en décalage. Le regrettez-vous ? Y a-t-il eu un couac diplomatique ?
Christian JACOB.- Non, je ne pense pas. Enfin, moi, je ne parle pas de couac diplomatique. Je crois que c'est Jean-François Copé qui avait eu cette expression avec des journalistes : « On ne fait pas... »
Roselyne FEBVRE.- Il avait dit : « Pas de langue de bois. » Tiens !
Christian JACOB.- Oui. Tout à fait. Je ne pense pas avoir beaucoup de langue de bois. Je ne pense pas que l'on puisse me faire ce reproche-là. Il avait dit : « On ne fait pas le même métier. » C'est-à-dire qu'on demande à la presse, aux journalistes de réagir dans l'immédiat et de nous pousser à la réaction, de montrer ce qu'il se passe. Vous ne pouvez pas demander à la diplomatie d'être dans l'immédiateté.
Roselyne FEBVRE.- Pourtant il recevait des télex. C'est ce qu'a dit l'ambassadeur là-bas.
Christian JACOB.- On est obligatoirement dans le moyen terme parce qu'on est tenus par la non-ingérence. Tout le monde se réjouit de l'accès à la démocratie mais ce n'est pas la France qui va décider du mode de gouvernance en Tunisie, en Egypte ou ailleurs.
Roselyne FEBVRE.- Alors pourquoi a-t-il donné il y a quelques mois un ultimatum à Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire ?
Christian JACOB.- L'ultimatum, on le donne en s'appuyant à la fois sur la CEDEAO, c'est-à-dire sur une position des Etats africains, et sur une position de la communauté internationale. La France agit dans ce cadre-là. Elle n'intervient pas seule. Elle intervient parce que les Etats africains ont posé un diagnostic et parce que la communauté internationale l'a fait.
Roselyne FEBVRE.- Avez-vous été choqué par les propos de Michèle Alliot-Marie qui proposait son aide ?
Christian JACOB.- Ecoutez, je crois qu'on a voulu lui faire une mauvaise polémique en sortant assez largement ses propos du contexte dans lequel elle les avait prononcés. On gagne à réécouter l'ensemble de son intervention et on voit qu'il n'y a vraiment pas lieu de lui faire cette mauvaise polémique.
Roselyne FEBVRE.- C'est dur, la politique !
Christian JACOB.- Oui, c'est la vie politique. Voilà.
Roselyne FEBVRE.- Merci, Christian Jacob, d'être passé sur le plateau de France 24.
Christian JACOB.- Merci à vous de m'inviter.
Roselyne FEBVRE.- On se retrouve très vite avec nos invités.


























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