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EUROPE

Les chefs scandinaves raflent la mise à l'occasion du Bocuse d'or

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/01/2011

Mercredi, le Danois Rasmus Kofoed a décroché le Bocuse d'or, qui récompense le meilleur chef en lice dans le concours présidé par le "pape de la cuisine", Paul Bocuse (photo). Un chef suédois et un autre norvégien complètent le podium.

AFP - Les pays nordiques ont fait le grand chelem, mercredi soir à Eurexpo Lyon, où le Danemark a décroché sans surprise le Bocuse d'or, devant la Suède (Bocuse d'argent) et la Norvège (Bocuse de bronze) au cours d'une cérémonie à grand spectacle présidée par le "pape de la cuisine".

Donné favori, le Danois Rasmus Kofoed, 36 ans, a reçu le précieux trophée des mains de Paul Bocuse, et un chèque de 20.000 euros, sous une pluie de confettis dorés et les acclamations d'un millier de spectateurs.

Le Suédois Tommy Myllymäki, 32 ans, et le Norvégien Gunnar Hvarnes, 33 ans, ont remporté respectivement le Bocuse d'argent et de bronze.

Ambiance de stade dans les tribunes, fébrilité ou zen attitude pour les candidats: les 24 chefs du monde entier ont fait une course contre la montre pour tenter de décrocher ce trophée, qui boostera leur carrière.

Ils se sont affrontés mardi et mercredi, durant 05H30, sur le thème de la lotte et de l'agneau d'Ecosse. Bruyamment encouragés par leurs supporteurs sur les gradins du nouveau Hall Paul Bocuse, en hommage au célèbre chef lyonnais, qui a lancé ce concours en 1987, dans le cadre du Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation (Sirha).

Déjà Bocuse d'argent 2007, Bocuse de bronze 2005 et Bocuse d'or Europe 2010, Rasmus Kofoed s'entraîne depuis six ans pour cette compétition.

Au fond de son box, aidé de son commis, il prépare sa lotte aux légumes croustillants dans la plus grande concentration.

A la différence des autres concurrents, il travaille à l'écart de l'agitation ambiante "pour mieux se concentrer" et "mettre toutes les chances de son côté", explique à l'AFP son coach et associé au restaurant Geranium, à Kovenhavn.

"C'est une machine de guerre, c'est un Viking, rien ne l'arrête", dit de lui Jérôme Bocuse, futur président du Sirha.

Plus fébrile, mais parfaitement organisé, le Lyonnais d'adoption Jérôme Jaegle, 31 ans, se "bat contre le temps" pour réaliser sa "selle d'agneau, parmentier d'épaule au citron de Menton, harmonie de salsifis et coing", ainsi qu'une "lotte paysanne, queues de langoustines en nougatine d'ail et zéphyr de tourteau au caviar".

"Lâchez rien, dites-vous bien que vous n'êtes pas les seuls", encourage le coach Eric Pras (Lameloise à Chagny), qui, à l'aide des ses fiches, surveille le déroulement des opérations à la minute.

Sérénité affichée en revanche dans le box du Japonais Tatsuo Nakasu, 34 ans, à l'image de son plat "Jardin Zen, Karé-San-Sui" pour l'agneau. Mais qui contraste avec le déchaînement des supporteurs japonais, tous drapeaux dehors. Son interprétation de la lotte s'inspire, elle, du tableau de Claude Monet "Le Bassin aux Nympheas".

Une fois le jury installé, l'entrée en scène en musique de Paul Bocuse, encadré de son fils Jérôme - à la tête de ses restaurants américains - et de son petit-fils, "petit Paul", 3 ans, donne le coup d'envoi de la fête sous les acclamations du public.

"Ce concours c'est la Coupe du monde de cuisine, les meilleurs cuisiniers de la planète sont là et c'est une responsabilité de représenter son pays", souligne Yannick Alleno, président d'honneur, au côté du chef norvégien Geir Skeie, Bocuse d'or 2009.

"En 1999, mon Bocuse d'argent a été un booster de ma carrière", ajoute le chef triplement étoilé du restaurant de l'Hôtel Meurice à Paris.
 

Première publication : 27/01/2011

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