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- Culture - Gastronomie
Lyon a accueilli le Las Vegas de la gastronomie
Deux jours de cuisine, 24 équipes venues du monde entier sélectionnées sur chaque continent : le Bocuse d'or a réuni les 25 et 26 janvier derniers les plus grands chefs pour une joute à base de lotte et d'agneau d'Écosse. Reportage.
"Bonsoir le monde, bonsoir Lyon !" Quand résonne la grosse voix du présentateur ventripotent dans le hall Paul Bocuse du centre des expositions de Chassieu, dans la banlieue de Lyon, à quelques minutes de la remise des prix du Bocuse d’or 2011, c’est un tintamarre du tonnerre qui lui répond. Tambours, sifflets et clameurs d'impatience montent de l'assistance, après deux jours de joutes culinaires organisées en marge d’un salon international de la restauration réunissant 2000 exposants et 160 000 visiteurs.
Le Bocuse d’or, c’est une très grosse machine créée en 1987 qui revient tous les deux ans. À mi-chemin entre le Las Vegas de la gastronomie et les Jeux olympiques de la cuisine. 24 équipes de haut rang conduites par de grands chefs sélectionnés au terme de compétitions organisées en Europe, en Asie, ou encore sur le continent américain sont venues à Lyon défendre les couleurs de leur pays et de leurs traditions culinaires devant un jury réunissant les plus grands noms de la gastronomie.
"Quand le vieux lion est dans l’arène, on se range sur le côté de la route", lance encore le présentateur qui n’en finit pas de jouer les chauffeurs de salle. Un accent de vérité, pourtant, s’y trouve bien : quand Paul Bocuse arrive sur le coup de onze heures, la salle se livre à une chaleureuse ovation. Le public est aussi là pour lui, pour ça : la gastronomie a trouvé son chef. Confirmation de Sheila Egglestone, une journaliste britannique envoyée par le magazine spécialisé "Eat out" : "Nous avons beaucoup de respect pour Paul Bocuse. Et cet endroit, c’est plus grand encore que ce que je pouvais imaginer."



























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