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Les Égyptiens contournent les mesures de censure du web mises en place dans le pays
Les Égyptiens contournent les mesures de censure du web mises en place dans le pays. Les femmes tunisiennes veulent elles aussi profiter de la révolution. Et l’armée américaine publie un guide du bon usage des réseaux sociaux pour ses soldats
L’Égypte toujours sous tension
La situation est toujours aussi tendue en Egypte où la mobilisation des contestataires du régime en place ne semble pas faiblir malgré une censure du web de plus en plus importante de la part des autorités. Une censure que les citoyens égyptiens apprennent à contourner.
Plusieurs internautes affirment ainsi qu’après Twitter, c’est désormais Facebook qui est inaccessible dans le pays. Une situation qui a poussé de nombreux citoyens à utiliser des serveurs proxy pour pouvoir se connecter sur ces réseaux sociaux et continuer à commenter les événements en Egypte malgré la censure. Et les plus technophiles sont également invités à envoyer des SMS à leur entourage pour leur expliquer comment passer outre ces mesures de blocage du net.
Des SMS qui servent désormais de relais à la colère de la population et qui sont largement utilisés pour mobiliser les protestataires. Cet internaute rappelle d’ailleurs qu’en Tunisie, les rassemblements ont principalement été organisés via ces messages envoyés par téléphone et moins par Facebook. Pour lui, bloquer le réseau social n’empêchera donc pas les citoyens égyptiens de contester le pouvoir en place.
Des citoyens qui pour certains n’hésitent pas à braver l’interdiction de manifester décrétée par le gouvernement. Ainsi, comme le montrent ces images tournées mercredi 26 janvier dans le métro du Caire, des centaines de protestataires se sont réunis pour réclamer plus de liberté et de justice et ont même réussi à bloquer la circulation des transports en commun.
De leur côté, les Anonymous ont réitéré leur soutien à la population et diffuse depuis mercredi cette vidéo qui s’apparente à une véritable déclaration de guerre aux autorités égyptiennes. Un message dans lequel ces cyberactivistes anonymes promettent de soutenir les contestataires tant que la censure du web et des autres médias ne sera pas levée dans le pays.
Enfin, l’ambassade américaine au Caire a elle aussi décidée de monter au créneau. Sur son site, l’ambassadrice Margaret Scobey appelle, dans un texte rédigé en arabe et en anglais, les autorités égyptiennes à laisser le peuple manifester pacifiquement.
Les femmes et la révolution tunisienne
« Il est indispensable que les réformes garantissent les droits dont jouissent les femmes tunisiennes ». C’est la principale revendication des signataires de cette pétition lancée en ligne cette semaine. Des artistes, des fonctionnaires ou encore des étudiantes interpellent ainsi les autorités tunisiennes et leur demandent d’inscrire dans la constitution un principe qu’elles jugent fondamental : l’égalité des droits entre les hommes et les femmes dans tous les domaines. Une revendication qui permettra, selon elles, à la révolution d’être pleinement réussie.
Une pétition qui intervient alors que le contexte politique actuel risque de fragiliser la condition des femmes dans le pays estime Jacques Benillouche sur slate.fr. Ce journaliste indépendant explique en effet que les islamistes pourraient tenter de profiter de la situation pour imposer des lois rétrogrades. Des extrémistes religieux qui n’hésiteraient pas à présenter l’émancipation de la femme comme un héritage du régime de Ben Ali pour convaincre les citoyens de remettre en cause cette avancée.
Face à cette menace, certaines ont donc décidé de se mobiliser pour défendre leurs droits. Une mobilisation qui comme pour la révolution passe par les réseaux sociaux et plus particulièrement Facebook où plusieurs groupes comme ceux-ci ont été créés pour que les femmes tunisiennes puissent continuer à vivre en liberté.
Une liberté que souhaite également conserver Samira Kessis qui s’exprime sur nawaat.org, un blog collectif indépendant très actif pendant la révolution. Mais pour elle, le danger le plus immédiat pour la condition féminine en Tunisie n’est pas l’islamisme mais plutôt le machisme ambiant. Une attitude qui met quotidiennement à mal l’égalité entre les hommes et les femmes dans le pays et qui doit évoluer selon la blogueuse.
L’armée américaine et les réseaux sociaux
Un guide du bon usage des réseaux sociaux à destination des soldats américains. Ce document mis en ligne par l’armée des Etats-Unis, le 20 janvier, incite les militaires à la prudence face à Facebook, Twitter ou YouTube. Un manuel qui invite notamment les soldats en opération à ne diffuser que des informations vagues en ligne et ne pas mentionner leur grade ou les détails de l'équipement utilisé. L’armée est également attentive aux fonctions de géolocalisation et demande aux troupes de désactiver le GPS des smartphones. Des informations que les ennemis des Etats-Unis pourraient utiliser pour attaquer les soldats américains en Irak ou en Afghanistan.
Les murs de la honte
Dans le documentaire « les murs de la honte » diffusé sur la toile, le français Thierry Denis se penche sur la construction de nombreux murs à travers le monde. Des murs qui selon le réalisateur n'ont plus pour objectif d'empêcher les gens de sortir comme à Berlin, mais de leur interdire d'entrer dans tel ou tel pays. Un documentaire qui emmène les internautes au Mexique, en Israël ou en Europe et qui propose de rencontrer ceux qui vivent à proximité de ces murs, qu’ils en soient les victimes ou les promoteurs.
Vidéo du jour
Composer un morceau de musique en utilisant uniquement des objets du quotidien comme instruments. C’est l’idée qu’a eu Mateusz Zdziebko qui propose de découvrir son travail dans cette vidéo baptisée « Sampled Room ». L’artiste s’est ainsi servi, entre autres, de papier adhésif, d’un appareil photo ou encore d’un sèche-cheveux pour créer une mélodie originale au final plutôt réussie.

























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