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Moyen-orient

Carcasses de voitures et graffitis, les stigmates des rues du Caire

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 29/01/2011

D'après notre envoyé spécial, l'armée est toujours déployée dans les artères principales de la capitale, où des flammes s'échappaient encore samedi matin de l'immeuble du PND, le parti au pouvoir.

Carcasses de voitures brûlées, restes de barricades, graffitis anti-Moubarak, ce samedi matin, Le Caire porte encore les stigmates des manifestations de la veille. Dans les rues de la capitale égyptienne, alors que la vie quotidienne semble avoir repris ses habitudes, les Cairotes constatent les dégâts.

L'armée est toujours déployée dans certaines artères de la ville. Dans le centre, sur les rives du Nil, le siège du parti au pouvoir, le PND, est toujours fumant. Des fenêtres de l'imposant immeuble, des flammes s'échappent encore. Tout un symbole. La veille, les manifestants avaient mis le feu au bâtiment, sans que les pompiers puissent intervenir. À ses pieds, une trentaine de carcasses de véhicules témoignent de la véhémence des flammes.

Pour Mohammed, un Cairote âgé de 18 ans, venu prendre quelques photos, c'est le régime de Moubarak qui est responsable des événements de vendredi. "On veut du changement, on n'en peut plus de cette vie qui mène à rien. Moubarak ne comprendra jamais la jeunesse égyptienne, il faut qu'il s'en aille", dit-il.

Un autre jeune, Hassan, affirme ne pas savoir si les manifestations vont reprendre ce soir. Les autorités ont reconduit le couvre-feu ce samedi à partir de 18 heures. Et déjà, quelques groupes de jeunes manifestants se forment avec pour seul slogan, "Moubarak dégage".

Crédits photos : Marc Daou, envoyé spécial de FRANCE 24 au Caire (Égypte).

Première publication : 29/01/2011

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