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FRANCE

Manifestation anti-Moubarak devant l'ambassade d'Égypte à Paris

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/01/2011

Un rassemblement de soutien au mouvement de protestation égyptien a eu lieu samedi dans l'après-midi à Paris, non loin de l'ambassade d'Égypte. Plusieurs centaines de personnes ont bruyamment réclamé le départ d'Hosni Moubarak.

AFP - Plusieurs centaines de personnes, environ 700 selon la police, ont bruyamment manifesté samedi après-midi devant l'ambassade d'Egypte à Paris pour réclamer l'instauration de la démocratie dans ce pays et le départ du président Hosni Moubarak, a constaté un journaliste de l'AFP.

A l'issue de ce rassemblement, vers 17H40, près de 120 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre pour vérification d'identité, alors qu'elles se rendaient sur les Champs-Elysées et place des Ternes pour une manifestation improvisée, a-t-on appris auprès de la Préfecture de police de Paris qui ne dénombrait pas de blessés.

Une militante du NPA, Sarah Benichou, qui s'était jointe aux manifestants, a contacté l'AFP, affirmant "avoir vu trois personnes à terre sans connaissance après avoir reçu des coups de bâton des forces de l'ordre".

"Egypte, Egypte, vive l'Egypte!", "Moubarak assassin!" ou encore "Moubarak dégage", scandait en arabe ou en français la foule, contenue par des gendarmes mobiles à moins d'une centaine de mètres de l'ambassade égyptienne, située avenue d'Iéna (XVIe arrondissement).

Des manifestants d'origine algérienne, tunisienne, marocaine

Appelés à ce rassemblement par des messages de plusieurs associations diffusés notamment par Facebook, les manifestants, parfois accompagnés d'enfants, agitaient des drapeaux égyptiens et des pancartes hostiles au régime Moubarak.

"Il faut que Moubarak parte. Il n'a rien fait pour le pays", explique à l'AFP Djamal El Saïd, 52 ans, dénonçant "la corruption" du régime et "les milliardaires" du gouvernement.

Et pour cet Egyptien installé en France, peu importe qui prendra le pouvoir en Egypte, "pourvu que le futur gouvernement soit juste".

"Ca suffit que le peuple soit réprimé à chaque fois qu'il s'exprime pacifiquement dans la rue", s'enflamme Sabreen, 40 ans, à propos des heurts entre policiers et manifestants en Egypte, où un bilan fait déjà état de près de 50 morts.

D'origine égyptienne et yéménite, cette femme est convaincue qu'une "révolution arabe" est en marche et entraînera la chute d'autres régimes, notamment au Yémen, en Libye ou en Syrie.

De nombreuses personnes d'origine tunisienne, algérienne ou marocaine, sont d'ailleurs venues apporter leur soutien aux Egyptiens en colère à Paris.

"Ici en France, les Egyptiens sont pas trop nombreux alors on vient leur apporter notre voix", plaisante Karim, 26 ans, drapeau tunisien sur les épaules.

Zeineb, une étudiante algérienne de 21 ans, veut "montrer que tous les Arabes sont unis dans le combat pour la liberté et la démocratie".

Première publication : 29/01/2011

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