Dernière modification : 29/01/2011 

- Égypte - Hosni Moubarak - Manifestations - Mohamed El-Baradei


Obama appelle Moubarak à tenir ses promessses

Le président des États-Unis Barack Obama exhorte Hosni Moubarak à tenir ses promesses et à entreprendre des réformes politiques. De son côté, l'Union européenne appelle le président égyptien à préserver les libertés du peuple.

Par Aurore DUPUIS / Yuka ROYER (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les Etats-Unis ont choisi vendredi de faire pression sur leur allié égyptien Hosni Moubarak, le président Barack Obama prenant même la parole pour réclamer des réformes politiques "concrètes" et l'arrêt des violences.

"Je veux appeler très clairement les autorités égyptiennes à s'abstenir d'utiliser la violence contre les manifestants pacifiques", a déclaré M. Obama, peu de temps après s'être entretenu par téléphone avec M. Moubarak pendant 30 minutes.

Obama presse Moubarak d'agir "concrètement"

"Le peuple égyptien a des droits qui sont universels. Cela inclut le droit de se réunir pacifiquement, le droit à la liberté d'expression et à la possibilité de choisir son propre destin, cela relève des droits de l'homme", a-t-il insisté.

M. Obama a indiqué avoir demandé au président égyptien de tenir les promesses qu'il a faites dans une déclaration à ses concitoyens vendredi.

M. Moubarak est intervenu en pleine nuit à la télévision égyptienne pour annoncer des réformes démocratiques, la démission de son gouvernement et la formation dès samedi d'un nouveau cabinet.

"Je lui ai dit qu'il avait pour responsabilité de donner un sens à ces mots. Je lui ai dit de prendre des mesures concrètes pour tenir ses promesses", a assuré M. Obama.

Plus tôt dans la journée, son porte-parole Robert Gibbs avait laissé

Par Ygal SAADOUN, correspondant au Caire

entendre que l'aide américaine à l'Egypte pourrait être remise en cause.

"Nous réexaminerons notre assistance (à l'Egypte) en fonction des événements qui auront lieu dans les prochains jours", a-t-il dit.

Le président Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, est le plus proche allié arabe des Etats-Unis. L'armée égyptienne a bénéficié l'an dernier de subventions américaines à hauteur d'1,3 milliard de dollars.

Hasard du calendrier, le chef d'état-major égyptien, Sami Anan, conduisait une délégation militaire pour des entretiens au Pentagone prévus jusqu'à mercredi. Il a écourté son séjour et devait retourner en Egypte vendredi.

La chef de la diplomatie Hillary Clinton avait auparavant appelé le gouvernement égyptien à "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre".

Elle s'exprimait après quatre jours de manifestations toujours plus violentes et imprévisibles. L'armée a été appelée par Hosni Moubarak à prêter main forte à la police.

Les protestations, selon Mme Clinton, "montrent les doléances profondes dans la société égyptienne, et le gouvernement égyptien doit comprendre que cette violence ne fera pas disparaître les doléances".

Mme Clinton a aussi demandé aux autorités de "mettre fin aux mesures sans précédent prises pour bloquer les communications", une référence à la coupure d'internet.

Pour le régime, "ce moment doit être saisi et nous espérons qu'il le sera", a-t-elle ajouté, comme pour souligner le sentiment d'urgence ressenti par l'allié américain.

Ces réactions sont les plus vives venant des Etats-Unis depuis le début des manifestations réclamant le départ du président égyptien.

Après une hésitation initiale mardi -quand Mme Clinton avait qualifié le régime Moubarak de "stable"-, l'administration Obama a mis l'accent avec constance sur le respect du droit de manifester et le besoin de réformes.

Mais le changement de ton vendredi signale que Washington juge désormais la situation très grave et évolutive.

Toujours vendredi, le journal norvégien Aftenposten a publié des notes obtenues par WikiLeaks, selon lesquelles les Etats-Unis ont financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars des organisations de promotion de la démocratie en Egypte, au grand dam du président Moubarak.
 

Commentaires (2)

OBAMA

MR OBAMA DEMANDE A MR MOUBARAK,de la retenue,certes et je vais dire mieux il en a,mais je m'aperçois que les états unis ,européens jettent de l'huile sur le feux,ont ce sert de la TUNISIE pour faire flambé tous les pays du moyen orient,en plus les EGYPTIENS EGYPTIENNESne démontrent rien a part de la casse dévaster leurs pays,et pire sont manipuler par de islamistes et groupes révolutionnaires,en plus je pense qu'ont peux demander a tous les chefs d'états du monde de démissioner ,vous vous apercevrez que la majoritée seras non ,par la force des peuples,ou alors a quoi sert un président chefs des amées et du pays qu'il gouverne,je suis FRANCAIS ,ce n'est pas pour donner raison a mr MOBARAK, mais il a raison a son sujet il n'as pas a laisser son pay manipuler par d'autres parce que sa les arrangent,il a fait un gros pas démission de son gouvernement ,a voir la suite QUAND a son armée pareil elle n'as pas a ce laisser manipuler par son peuple ,tant que le président tiens les pouvoirs et fait des concessions ,sa s'apelle de la démocratie ,s'il y a des morts ,c'est les provocateurs ,et groupes intérieurs qui les provoquent ,les EGYPTIENS ,doivent savoir que ils peuvent ce morde la queue eux mêmes ,car ils savent qui ils veulent éjecter ,mais ne savent pas qui ils vont prendre ,car je ne sui pas sur que mr EL BARADEI,soyes aussi clin qui le prétends ,je le mets aux même niveaux que son président ,

La révolution du peuple :

Barack appelle Barack :
Yes we can !

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