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Obama veut apaiser le débat politique après la tuerie de Tucson

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/01/2011

Devant 27 000 personnes à Tucson, lieu d'une fusillade mortelle samedi, Barack Obama a rendu hommage aux victimes et appelé à un débat public "plus mesuré". La rhétorique souvent guerrière des Tea Parties avait été dénoncée, peu après l'attaque.

AFP - Le président américain Barack Obama a rendu mercredi un poignant hommage aux victimes de la fusillade en Arizona, notamment à la fillette de 9 ans fauchée par le drame, érigée en exemple d'une Amérique qu'il veut plus unie et où le débat public devrait être "plus mesuré".

Devant 27.000 personnes réunies dans l'antenne de l'université de l'Arizona à Tucson et dans un stade voisin, M. Obama a tenté d'apaiser la polémique sur la violence du débat politique au Etats-Unis, qui fait rage depuis le drame.

"Seul un discours public plus mesuré et honnête peut nous aider à faire face à nos difficultés, en tant que pays, d'une façon qui rendra (les victimes) fières", a-t-il déclaré, "le coeur brisé" par le sort des six morts et des quatorze blessés de la fusillade de samedi à Tucson.

"Nous sommes tous Américains, et (...) nous pouvons débattre des idées des autres sans mettre en question leur amour du pays", a lancé M. Obama.

Visiblement ému, il a régulièrement cité comme exemple la petite Christina-Taylor Green, décédée à 9 ans sous les balles du tireur, affirmant qu'elle devait être un modèle pour l'Amérique.

"En Christine, nous voyons tous nos enfants. Si curieux, si pleins de confiance, si énergiques et si pleins de magie", a-t-il déclaré, appelant également ses compatriotes à se garder d'"explications simples".

"Car la vérité est que personne ne peut savoir exactement ce qui a provoqué ce terrible attentat. Personne ne peut savoir exactement ce qui aurait pu empêcher ces tirs, ou quelles pensées se tapissaient dans les recoins de l'âme d'un homme violent", a poursuivi le président.

L'émotion fut vive également lorsque M. Obama a annoncé à la salle que Gabrielle Giffords, l'élue démocrate gravement blessée à la tête dans la fusillade, avait "ouvert les yeux pour la première fois" mercredi.

Le président Obama a été précédé sur scène par Daniel Hernandez, le jeune stagiaire qui s'était précipité sur l'élue après la fusillade pour lui prodiguer les premiers soins.

Il a reçu plusieurs ovations debout du public, et le président Obama lui-même lui a reconnu le statut de héros. "Vous pouvez toujours le nier, mais nous avons décidé que vous étiez un héros", lui a-t-il lancé.

M. Obama était accompagné de son épouse Michelle, très émue pendant la cérémonie, et de deux de ses ministres. Après son arrivée dans l'après-midi, il s'était brièvement rendu au chevet de Gabrielle Giffords.

Le tireur, Jared Loughner, 22 ans, est inculpé de meurtres et tentatives de meurtres par la justice fédérale. Les mobiles de son geste restent inconnus. Les autorités ont révélé mercredi qu'il avait été arrêté pour avoir brûlé un feu rouge, puis relâché, moins de trois heures avant la fusillade qui a notamment coûté la vie à un juge fédéral.

La totalité des juges fédéraux de l'Arizona se sont récusés pour éviter tout doute sur leur impartialité. Un magistrat d'un autre Etat doit désormais prendre en charge le dossier.

Egalement mercredi, la Chambre des représentants, où Mme Giffords a entamé la semaine dernière un troisième mandat de deux ans, a rendu hommage aux victimes en votant une résolution. Le nouveau président de l'assemblée, le républicain John Boehner, a participé à une prière collective.

Plusieurs voix à gauche se sont emparées de l'attentat pour dénoncer l'usage d'images et de métaphores sur les armes dans le discours politique, en particulier chez les ultraconservateurs de la mouvance du "tea party".

Mais la figure de l'aile droite du parti républicain, l'ancienne candidate à la vice-présidence Sarah Palin, s'est insurgée contre un tel amalgame.

"Les journalistes et les experts, particulièrement dans les heures qui suivent une tragédie, devraient s'abstenir de lancer une chasse aux sorcières qui ne sert qu'à inciter à la haine et à la violence qu'ils prétendent condamner", a-t-elle dit.

Première publication : 13/01/2011

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