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Trois dirigeants khmers rouges demandent leur libération
Poursuivis pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide sous le régime de Pol Pot, trois principaux chefs du régime khmer rouge ont demandé lundi leur sortie de prison. Leur procès doit débuter cette année.
AFP - Trois des principaux leaders du régime khmer rouge ont comparu lundi devant le tribunal international de Phnom Penh pour demander leur sortie de prison où ils attendent leur procès pour génocide, prévu pour débuter cette année.
Nuon Chea, l'idéologue du régime khmer rouge, Ieng Thirith, ancienne ministre des Affaires sociales et Khieu Samphan, le président du "Kampuchéa démocratique", sont poursuivis pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.
Les deux premiers ont semblé affaiblis et fatigués, ravivant la crainte que les accusés, âgés de 78 à 85 ans, ne soient plus tous en vie au moment du verdict.
L'ex-ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, absent, ne s'était pas joint à cette requête. Son avocat a récemment demandé des audiences d'une demi-journée au procès, arguant que son client n'aurait pas la force de tenir plus longtemps.
Les quatre seront jugés pour leur implication dans la famine, les travaux forcés, les tortures et les massacres qui ont décimé quelque 2 millions de personnes entre 1975 et 1979, au nom de l'utopie marxiste délirante de Pol Pot, aujourd'hui décédé.
Les avocats des trois détenus ont argué que leur maintien en détention était illégal, les accusés n'ayant pas été traduits devant le tribunal quatre mois après l'émission de leur acte d'accusation.
"Il n'y a aucune raison concevable pour que Nuon Chea soit gardé en détention", a affirmé un de ses avocats, Jasper Pauw, à l'instar de la défense des autres accusés.
Les coprocureurs ont rejeté ces arguments, s'appuyant sur une autre interprétation des textes et ajoutant que les accusés devaient rester en prison pour empêcher toute pression sur les témoins.
Les quatre sont détenus depuis leur arrestation en 2007. Une décision est attendue dans les semaines à venir.
Ce procès sera le deuxième organisé par le tribunal, structure hybride mélangeant droits cambodgien et international, empêtrée dans des conflits, des soupçons de corruption et des accusations d'ingérence du gouvernement.
En juillet, Kaing Guek Eav, alias "Douch", patron de la prison de Tuol Sleng, où quelque 15.000 personnes avaient été torturées avant d'être exécutées, a été condamné à 30 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.


























Commentaires (1)
Ces monstres auraient dû être
Ces monstres auraient dû être jugés et condamnés depuis belle lurette. La communauté internationale a attendu trop longtemps (30 ans) pour mettre en place ce tribunal. Les criminels sont certes âgés, mais pour moi il ne devrait exister aucun état d'âme quant à leur grand âge et leur état de santé, la justice doit faire son travail jusqu'au bout. Lorsqu'ils voulaient éliminer toute une couche de la population, tenaient-ils compte de l'âge ou de la santé de leurs victimes? pour eux nous étions tous des ennemis à écraser sans pitié. Si aujourd'hui ce tribunal prenait la décision de les libérer, pour moi cela signifie que tous les travaux menés à ce jour ne sont qu'une mascarade de plus pour faire croire au monde entier que la justice fait son travail. Or, il n'y a pas de justice... Les avocats de ces criminels qui ont demandé leur libération ont-ils eux-mêmes souffert du régime? ou ont-ils eu un membre de leur famille massacré, torturé ou mort de faim et d'épuisement durant cette période? Quand on n'a pas souffert dans sa chair on ne peut pas comprendre....
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