Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La CAN fait sa révolution

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump : 6 mois à la Maison Blanche

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"Le budget de l'armée a connu une érosion constante"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les expositions incontournables de l'été 2017

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le premier grand test pour Macron vient de sa propre armée"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Emmanuel Macron, "l'adjudant de la République"

En savoir plus

FOCUS

Afrique du Sud : les abandons de bébés en hausse, les adoptions en baisse

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Face à Macron, le général de Villiers rend les armes

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Remaniement ministériel en Côte d'Ivoire

En savoir plus

Moyen-orient

Les pro-Moubarak ont raté leur coup, pour l'instant

Texte par Jean Bernard CADIER

Dernière modification : 03/02/2011

Pour l'instant, le vent semble souffler en faveur des opposants de Moubarak. L'armée égyptienne aura attendu vingt heures pour faire son travail d'interposition car elle attendait de voir dans quel sens l'Histoire allait basculer.

Pour l'heure, L'Histoire paraît basculer en faveur des manifestants de la place Tahrir.

La contre-attaque des pro-Moubarak avec leurs pierres, leurs bâtons, leurs chevaux et leurs dromadaires a fait long feu et ressemble pour le moment à un baroud d'honneur. La contre-manifestation était, au moins partiellement, organisée par des membres les plus jusqu’au-boutistes des services de sécurité. Leur tactique peut se résumer en deux points :

1 - tenter de rallier une partie de la population exaspérée pour prouver que le "peuple d'Égypte" n'est pas d'un seul côté.

2 - entretenir une atmosphère de guerre civile sous l'œil des caméras pour préparer une éventuelle reprise en main.

La population du Caire ne les ayant pas (suffisamment) soutenus et la résistance (courageuse) des opposants de la place Tahrir les ayant finalement obligés à refluer, il est apparu clairement que les ultra ont raté leur coup.

Pour l'instant.

Car si le vice-président Omar Souleimane a promis qu'une enquête serait ouverte et des sanctions prises contre "ceux qui ont conduit ces jeunes manifestants à se diriger vers la place Tahrir". Il a aussi revendiqué le droit de manifester "son soutien et son amour" au président Moubarak. Ce qui veut dire que ces manifestants sont susceptibles de revenir, en force.

L'interview d'Omar Souleimane ce jeudi soir montre surtout que les pro-Moubarak ont l'intention de résister, sinon de contre-attaquer. À ceux qui demandent le départ de Moubarak, il répond qu'on ne peut pas être "vraiment égyptien" et demander une chose pareille dans un pays où "l'on respecte le père et le leader". De même que sont "anti-égyptiens" certains journalistes étrangers qui "enflamment les manifestants contre leur pays".

Les opposants résistent. Le pouvoir résiste. Tout est en place pour la grande confrontation de ce vendredi. Qui cédera le premier ?

Première publication : 03/02/2011

COMMENTAIRE(S)